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vendredi 30 janvier 2026

Le Nouvel Ordre Jedi : quelques questions à la fin de la guerre

La République, les Vestiges de l’Empire, les Chiss, les Mandaloriens et tant d’autres ont plus ou moins fait équipe pour lutter contre les Yuuzhan Vong. Cette étrange coalition est passé proche de la défaite : il a fallu l’intervention d’une planète vivante (Zonama Sekot) pour leur permettre de gagner. La plupart des grands leaders des Yuuzhan Vong sont décédés : de Tsavong Lah à Shimmra en passant par Onimi. Les batailles ont été féroces, des planètes ont été détruites… il n’est donc pas étonnant d’avoir un nombre de morts astronomique : « le total des victimes tombées depuis le début de la guerre était incalculable, mais on avançait le nombre de trois cent soixante-cinq milliards ». C’est un décompte qui dépasse toute imagination.

Les Yuuzhan Vong sont aussi morts par millions. Certains sont morts au combat, d’autres ont subi  des crimes de guerre (Kyp Durron a par exemple bombardé un vaisseau de non-combattants). Ils ont également échappé à un génocide puisque le virus n’a pas été utilisée à son plein potentiel (« Omas avait assuré à Luke que toutes les souches de l’arme bactériologique avaient été détruites ainsi que la formule génétique elle-même. Car certains personne considéraient encore que l’Alliance s’était montrée trop clémente vis à vis de l’ennemi »). Autrement dit, la haine et la colère ont tant pris les combattants républicains qu’ils étaient prêts à commettre les pires atrocités afin de gagner la guerre. Peut-on leur en vouloir quand on voit les méfaits commis par les Yuuzhan Vong ?


Durant une bonne partie de la guerre, le pouvoir politique a été absent. Ayant d’abord refusé de croire à la réalité de l’invasion, ils ont ensuite refusé d’accorder les moyens nécessaires aux militaires et aux Jedi. Ce sont finalement ces deux groupes qui ont pris les choses en main. Il n’est donc pas étonnant de les voir à l’œuvre alors que s’ouvre une nouvelle phase : penser à reconstruire. L’Amiral Kre’fey mesure l’ampleur de ce qui l’attend sur la planète capitale Coruscant : « il fallait procéder à la défoliation intégrale de la planète. D’autres insistaient qu’il fallait conserver sa nouvelle apparence à Coruscant (…) souhaitaient que l’ancienne capitale galactique soit transformée en une sorte de mémorial ». Le sort de Coruscant divise donc les gens. La perte de la planète a été une immense tragédie. Y retourner et la voir à ce point changée en a traumatisé plus d’un. Kre’fey est donc vindicatif quand il demande au Maître de Guerre Nas Choka sa coopération (« nous exigeons que vos modeleurs nous assistent dans la reconstruction de Coruscant en persuadant le Cerveau-Monde de retourner la transformation qu’il y a opérée »). Un autre acteur va entrer en scène : Jacen Solo. Durant sa captivé, il a noué un lien étroit avec le Cerveau-Monde ; il peut donc aider (« grâce à l’intervention de Jacen, il avait fini par accepter que l’Alliance procède aux excavations de quartier sacré dans le but d’exhumer et de restaurer les structures républicains qui avaient survécu »). Jacen et le Cerveau-Monde s’entendent donc bien… Jacen s’en servira dans la saga de l’Héritage de la Force pour espionner ses opposants.


Une autre question importante est celle des Yuuzhan Vong encore en vie. Il est hors de question de tous les tuer, il est hors de question de leur permettre de vivre sur une planète : aucun peuple ne voudrait d’eux comme voisins. La question hante Kre’fey (« que faire des hérétiques et des Humiliés ? Des civils et des enfants ? Du Cerveau-Monde ? Des bêtes de sommes et autres créatures ? ») C’est Zonama Sekot qui propose une solution que Luke relaie à Nas Choka : « Zonama Sekot veut retourner dans les Régions Inconnues. Elle y connait un système stellaire qui, avec le temps, pourrait être colonisé par les Yuuzhan Vong. A condition que les Yuuzhan Vong et Zonama Sekot apprennent à vivre ensemble ». La chose est loin d’être évidente car Zonama Sekot est un fragment de la planète d’origine des Yuuzhan Vong, Yuuzhan’tar, que les Yuuzhan Vong ont détruit lors d’une immense guerre civile…


Enfin, la guerre a aussi changé les Jedi, notamment les enfants Solo encore en vie. Anakin Solo est mort, se sacrifiant pour permettre aux Jedi de mener à bien une mission. Cela, avec d’autres événements, a laissé un immense vide en Jaina et Jacen : « Jacen lui semblait plus… vieux. Le matin même, Luke avait entendu des conversations à voix basse à propos de la gravité soudaine et si peu habituelle de Jaina ». 

Et si plus tard Jacen se tournera vers les Sith et leurs enseignements, Jaina, elle, restera dans la lumière. Jaina est ambitieuse et veut faire carrière dans l’Ordre Jedi. Elle dit à son amoureux Jag qui désire l’épouser que ce n’est pas le bon moment. Elle argumente en disant que « j’aimerais bien siéger au Haut Conseil avec Luke, Kyp, Clighal et les autres. Peut-être qu’alors nous pourrons évoquer une relation plus durable »… Cela n’arrivera pas avant le Destin des Jedi…

lundi 29 novembre 2021

L'attitude des politiciens au début de la guerre contre les Yuuzhan Vong

Dans les premiers temps de la guerre contre les Yuuzhan Vong, les Jedi sont en première ligne. Ce sont eux qui font face à ces créatures inconnues et invisibles dans la Force. Ce sont eux qui voient les premières planètes décimées, les premiers milliers de morts. Ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes et le bon vouloir des forces militaires, car le pouvoir politique a décidé de ne pas croire les Jedi. Entre ceux qui les accusent d’avoir provoqué leurs opposants et ceux qui ont peur pour leur place, la situation est compliquée pour l’Ordre Jedi de Luke Skywalker.

Niuk Niuv, un sénateur de Sullust, pointe la responsabilité des Jedi dans les premières escarmouches et les accuse clairement et publiquement d’être des fauteurs de trouble. Quand Leia vient réclamer de l’aide au nom de l’Ordre Jedi de Luke Skywalker, elle fait face à un mur d’hostilité. Niuk Niuv lui jette à la figure que « vous essayez de nous faire oublier la menace que représentent les Jedi pour la Nouvelle République ! C’est un Jedi qui a envenimé la situation entre les Osariens et leurs adversaires ». Il fait référence à un conflit entre les habitants des planètes Osarian et Rhommamool sans savoir que c’était le Vong Nom Anor qui maintenait l’agitation. Pwoe, un autre sénateur, a peur du retour de Leia dans la politique galactique. Il croit que c’est un stratagème de sa part pour retrouver sa place de Présidente. Les mots de Pwoe ne sont pas qu’accusateurs, ils sont emplis de condescendance : « Leia, je vous en prie, imitez Mon Mothma. Disparaissez sans faire d’histoire ! Le gouvernement nous appartient. Nous voulons nous souvenir de vos avec gratitude, comme d’une humaine ayant dépassé ses faiblesses. »

Ce que reproche le pouvoir politique aux Jedi est, entre autres, leurs liens trop étroits avec les militaires. Le Président de la Nouvelle République Borsk Fey’lya est en quelque sorte jaloux de la relation de confiance et d’estime qui estime entre les deux organisations. Il se sent exclu et tente de réaffirmer son autorité (« Même si ces planètes sont impliquées dans l’invasion Yuuzhan Vong – et vous n’en avez aucune preuve –, la conduite de la guerre est de notre ressort »). Fey’lya va même plus loin. Il accuse Leia d’avoir fomenté une sorte de coup d’État, des paroles qui remettent d’ailleurs en cause tout l’engagement que Leia a pu avoir depuis la Rébellion. Quand Fey’lya se rend compte que les militaires suivent volontairement les Jedi, sa parole est bien plus incisive et mordante : « c’est donc ça, Leia ? Vous détestez tellement ne pas être au pouvoir que vous avez circonvenu l’amiral Kre’fey ? Voulez-vous établir que les Jedi gouvernent la Nouvelle République ? Vos enfants hériteront-ils de votre titre après vous ? » Il continue d’accuser Leia de tout et n’importe quoi en se lançant dans une comparaison hardeuse avec l’Empire de Palpatine (« l’Empire traitait les humains avec autant de désinvolture que les Yuuzhan Vong traitent les humains. Maintenant, vous savez ce que nous avons affronté »). Cette dernière affirmation laisse entendre qu’il a bien peu de considération pour les victimes de la guerre.

Pour autant, tout cela ne pousse pas les Jedi à baisser les bras et abandonner les champs de bataille. Luke Skywalker voit même du positif dans tout cela : les Jedi ne seront pas usés comme de la vulgaire chair à canon ou des outils par le pouvoir politique (« si la Nouvelle République comptait sur nous, elle nous jetterait dans la bataille en espérant nous voir résoudre tous ses problèmes. C’est arrivé plus souvent que j’aurais voulu »). Il précise également aux Jedi qu’il faut distinguer le politique du militaire, que le groupe des forces armées ne tournera pas le dos à l’Ordre Jedi : « les politiciens ne peuvent pas soutenir les Jedi. Cela n’implique pas que nous serons seuls. Les militaires ne pourront pas ouvertement nous aider, mais leurs sympathies nous seront acquises ».

Mais, la situation est tellement grave que la Nouvelle République autorise un émissaire à aller voir les Impériaux. De façon assez perverse, Fey’lya demande à Leia d’y aller. Là-bas, Leia rencontre Pellaeon, le chef des forces militaires de l’Empire. Lui aussi doit faire avec l’hostilité des Gouverneurs ; il fait remarquer à Leia que « les moffs seront aussi opposés à ce que je vous aide à défendre Ithor que vos chefs le seront à voir des Impériaux opérer dans l’espace de la Nouvelle République ». On voit également que les vieilles querelles du passé sont encore présentes, et que personne n’a réellement tourné la page. L’alliance contre les Vong gagne un partisan quand les Chiss d’apporter un soutien, certes minime. Ces gens qui vivent dans les Régions Inconnues de la galaxie ont repéré la menace et veulent autant aider que récolter des donnés. Le leader Chiss est très explicite quant à sa présence et sa façon de fonctionner : « je viens pour me battre, pas jouer à des jeux politiques. Ma mission est de préserver votre liberté, non d’augmenter vos pouvoirs. Ou de vous aider à prendre le pouvoir. »

L’amiral Kre’fey de la Nouvelle République, après la bataille d’Ithor, a des paroles qui annoncent le pire. Il se rend compte que l’attitude des Vong, leur violence, leur puissance, va créer la peur chez certains et les pousser à collaborer. Et même si certains vont se battre pour la survie, il va falloir faire à une nouvelle menace, interne cette fois-ci : « la destruction d’Ithor a fait souffler un vent de terreur dans les rangs du gouvernement. Certains veulent pactiser avec les Yuuzhan Vong, d’autres désirent les combattre ».