Rey, Caedus, Tahiri Veila, Abeloth, Tsavong Lah, Sidious, Marchion Ro, Luke Skywalker, Saba Sebatyne et les autres.
Article épinglé
Que lire dans l'univers légendes ?
Dans l'univers Star Wars Légendes, tous les romans ne sont pas de la même qualité, du même intérêt. Je conseillerais donc de lire : le ...
samedi 2 août 2025
lundi 6 mars 2023
Dark Maul
Dans la Menace fantôme, on découvre un nouveau Sith appelé Dark Maul. Apprenti de Dark Sidious, il semble être une arme dont se sert Sidious pour arriver à ses fins. Il faut dire que son apparence ne dégage pas le calme. Au contraire, la première impression est celle d'un individu violent, qui aime le combat. Gunray a ce genre de réaction quand il le voit ; il remarque que « ce nouveau Sith était réellement terrifiant à contempler. Son visage n'était qu'un masque de traits déchiquetés rouges et noirs imprimés dans la peau ». Ce jugement de bestialité est partagé par le maître de Maul. Quand il pense à Maul, Palpatine conclut que « Maul était un animal. Un animal doué, mais un animal tout de même ». Car, Maul n'a pas encore assimilé tout ce qui fait un bon Sith selon Sidious. Ce dernier est habitué à travailler dans l'ombre, il est le porteur vivant de la règle des deux, cette règle qui pousse les Sith à attendre le bon moment pour sortir de l'obscurité et prendre le contrôle de la galaxie en renversant les Jedi. Sidious pointe donc un défaut de Maul, et ce qui est aussi un axe d'amélioration : « l'impatience gagnait Dark Maul. Le jeune Sith n'avait pas encore appris l’impassibilité de son Maître ; elle ne lui viendrait qu'à force de temps et d'efforts. C'est la patience qui avait sauvé ce qui restait de l'ordre Sith ».
Cette volonté d'en découdre se manifeste quand Sidious l'envoie défier les Jedi sur Naboo. Maul est convaincu de ses forces, presque même un peu trop. Ses propos trahissent un excès de confiance. Il fanfaronne presque en parlant à Nute Gunray (« j'ai attendu ce moment si longtemps. Et je me suis entraîné sans relâche pour triompher ! Les Jedi regretteront d'être venus ici (…) je vais au hangar principal pour vous débarrasser à tout jamais des Jedi »).
Mais, il semblerait que Maul puisse se vanter. Il est réellement un combattant de premier plan comme le remarque Qui-Gon Jinn. Qui-Gon Jinn, en l'étudiant, est presque élogieux : « sa concentration avait une qualité que Qui-Gon reconnut au premier coup d’œil. C'était celle d'un Jedi, focalisé sur le moment présent et ses exigences immédiates ». Qui-Gon comprend très vite que l'affrontement sera compliqué et que la défaite le guette. On lit que « le Seigneur des Sith qu'il combattait au côté d'Obi-Wan était plus que son égal en matière d'armes, et il avait l'avantage de la jeunesse ».
lundi 26 décembre 2022
Le Péril de la Reine : de Padmé à Sidious
Le roman Le Péril de la Reine se concentre en grande partie sur Padmé : son élection, ses premiers pas en tant que Reine, la façon dont elle tente de s'approprier le poste et la crise avec la Fédération du Commerce. Si le livre développe le point de vue de Padmé, ce n'est pas le seul. On suit aussi ses proches comme Padmé ou ses parents, et des acteurs importants, mais dans l'ombre de l'époque, Sidious et Maul.
L'élection de Padmé n'est pas une surprise. La jeune femme ne visait pas nécessairement ce rôle mais elle a toujours cherché à œuvrer pour réparer des torts, pour le bien commun. Padmé veut être une force de correction de torts ; ses parents s'en sont rapidement rendu compte : « la fillette avait réclamé un potager et assuré le plus gros du travail elle-même, persuadée que la nourriture qu'elle produisait pourrait subvenir aux besoins des nécessiteux ». Élue, Padmé a conscience qu'elle devra faire avec des traditions et des attentes, qu'elle ne pourra pas réussir tout ce qu'elle souhaite. On a presque l'impression que Padmé cherche la difficulté. En tout cas, elle est contente d'occuper une place importante (« le centre principal des conversations de ce soir serait la nouvelle reine de Naboo : à savoir : elle. C'était une incroyable responsabilité. Et Padmé en éprouva une joie intense »). Après avoir choisi ses suivantes et commencé à apprendre les connaître, Padmé s'ouvre à elle. C'est presque une profession de foi, un manifeste, un cri du cœur : « je veux être prête à tout, bien sur, mais je ne veux pas avoir peur de mon ombre au point de renoncer à la partie de moi qui veut rester idéaliste et pleine d'espoir. C'est pour ça que je voulais être reine, en réalité. Pour montrer que Naboo peut être puissante en maintenant ses traditions et en faisant partie de la communauté galactique. »
Ce qui marque est la jeunesse de Padmé et ses suivantes. Padmé est une jeune femme à qui une planète entière a confié sa destinée. Certains qui l'entourent sont des adultes comme Panaka mais celles qui sont le plus proches d'elle sont à peine plus âgées. Si le lecteur peut oublier que ce sont des adolescentes, certains personnages également. Alors qu'il tente d'assurer la sécurité de Padmé et des suivantes, Panaka place un détecteur de sang dans la chambre. Or, comme le souligne sa femme Mariek, il a oublié que les femmes de cet âge ont leurs règles (« tu es un crétin d'avoir mis un capteur sensible au sang dans la chambre d'une adolescente »).
Sabé est mise en avant dans le roman. C'est la suivante qui a les liens les plus forts avec Padmé. Leur relation est si forte et sincère qu'elle peut lui parler franchement, même quand elle estime que Padmé fait des erreurs ou est égoïste. Par exemple, alors que Padmé et Sabé ont échangé leurs places, Padmé se retrouve dans une position inconfortable : une femme cherche à l'embrasser, croyant qu'elle est Sabé. Or, Padmé n'aime pas les femmes, contrairement à Sabé. Sans le vouloir, Padmé crée donc du tort à Sabé. Cette dernière n'est pas contente et elle le lui dit clairement. Cela vexe Padmé qui lui fait comprendre qu'elle aurait dû lui en parler (« j'ai vu qu'elle tr plaisait, et je ne savais pas ce que cela voulait dire (…) je ne pouvais qu'attendre que tu viennes me voir pour me dire ce que j'avais à savoir. Et tu ne l'as pas fait »).
Pour autant, cela n'affecte pas leur relation. Sabé aime Padmé : « je préfère être la seconde après toi que la première devant quiconque ». C'est un moment important dans la vie de Sabé. Elle comprend à ce moment-là que Padmé est plus que la Reine. Ses pensées lui font se dire qu' « avouer ses sentiments était (…) comme se libérer d'un poids qui pesait sur sa poitrine. Il lui avait fallu beaucoup trop de temps pour en prendre conscience ». Cet amour est réel et désintéressé. Elle n'attend pas que Padmé l'aime en retour. D'ailleurs, Padmé est claire (« je ne pourrai jamais te rendre un tel dévouement ») et Sabé le comprend.
Bien loin de ces bons sentiments, les Sith sont présents. Palpatine, aussi connu sous le nom de Dark Sidious, est un sénateur. Il est avant tout un homme qui doit côtoyer des gens indignes de lui, des gens incapables de sentir qui il est réellement (« bientôt, il entrerait dans la lumière et ses collègues verraient le masque tomber, mais il 'agirait encore d'un artifice. Personne ne percevrait jamais son vrai visage, la rage pure qui brillait en lui »). On en apprend plus sur Sidious, la façon dont il voit les choses et compte s'emparer de la galaxie. Il sait que la tâche ne sera pas aisée, surtout qu'il ne peut opérer au grand jour. Le Sith ne peut compter sur des dizaines de gens qui partagent son objectif ; de toute façon, ces individus hypothétiques ne seraient pas dignes de lui. Sidious précise qu' « il trouvait les points faibles, les failles d'où la lumière s'échappait, et y forçait l'obscurité. Il jouait à long terme, et malheureusement, de temps en temps, cela voulait dire avoir affaire à des personnes qui ne comprenaient pas la portée de sa vision ».
Maul est un des agents de Sidious. Son aigreur est claire. Il en veut aux Jedi et est reconnaissant à Sidious de l'avoir sorti de sa fange. Il est bien connu que les Jedi arpentent la galaxie à la recherche de jeunes gens particulièrement sensibles à la Force. Personne n'est venu pour lui et cela enrage Maul « : mais plus que tout, il haïssait les Jedi. Ils n'étaient pas venus le chercher. Il ne savait pas s'ils l'avaient senti et jugé indigne ou si, alors qu'il n'avait pas encore reçu de formation, ils avaient estimé qu'il ne serait qu'une perte de temps ».
mardi 23 août 2022
Trois Sith
Les Jedi n'ont pas conscience que trois Sith existent et complotent pour les renverser, eux et la République. Si Sidious est l'apprenti de Plagueis, dans le respect de la règle des deux, Plagueis a permis à Sidious d'avoir un individu sous sa coupe : il a choisi Maul. Maul n'a pas vocation à remplacer Sidious aux yeux de Plagueis et Maul ne cherche pas non plus à renverser Sidious ; il est vu comme une arme, un agent. Il est celui qu'on envoie effectuer des missions ingrates pendant que Sidious, et surtout Plagueis cherchent à renverser la République.
La relation entre Plagueis et Sidious est claire dans le roman Maul : Prisonnier. Plagueis s'est beaucoup investi les premières années. Il a fait en sorte que Sidious adhère à l'objectif des Sith. Sidious, déjà bien ambitieux, est un apprenti consciencieux, il évolue avec beaucoup d'autonomie et peut définir certains de ses propres plans : « Dark Plagueis n'était au courant que des grands lignes du travail actuel de Dark Sidious visant à déstabiliser les planètes de la Bordure Extérieure et à orchestrer une Guerre Civile Galactique. Il posait rarement des questions spécifiques sur la provenance des armes ou sur la manière dont Sidious comptait s'en servir pour mettre à exécution le Grand Plan. » Mais, Sidious a un autre objectif en vue : il veut renverser Plagueis et il se sert de ça pour Maul. Bien entendu, Maul n'est pas au courant de ce qui se déroule, il n'est qu'un pion après tout. Lorsqu'il est envoyé en mission dans une prison et forcé de combattre sans la Force des créatures plus violentes les unes que les autres, c'est uniquement pour servir Sidious. Ce dernier craint trop d'éveiller l'attention de Plagueis, il doit être prudent (« A aucun moment, le Munn ne devait soupçonner que Sidious avait en réalité envoyé Maul sur Engrenage Sept dans le but d'acheter l'arme nucléaire que le Bando Gora utiliserait ensuite pour éliminer Plagueis »).
Plagueis a connaissance de l'existence de Maul. S'il le tolère, il ne faudrait pas cela interfère avec leur objectif. Il n'est pas encore venu le temps pour les Sith de se révéler, ils doivent rester dans l'ombre. Quand Sidious lui rend compte de la mission de Maul sans entrer dans les détails compromettants, Plagueis doute de ses capacités à y arriver : « Il est fier ce Zabrak, non ? Même s'il excelle au combat, ça doit être extrêmement difficile pour lui de s'empêcher de recourir à la Force. » Il prévient qu'il n’hésitera pas à sacrifier Maul s'il le faut (« que se passerait-il si Maul révélait son identité de Seigneur Sith pendant son séjour dans le pénitencier ? Les implications pour notre plan pourraient se révéler... majeures »). Il ajoute et en profite pour adresser une leçon à Sidious que « des individus comme nous, qui avons la perspective de détenir un pouvoir presque illimité, risquent paradoxalement d’oublier que certains éléments échappent à notre contrôle dans la galaxie ».
Plagueis gère donc de loin, il faut dire qu'il est bien occupé par ses propres expériences : « Plagueis se concentra sur la cuve devant lui, où les restes d'un Bith, le Seigneur Sith Dark Venamis, flottaient dans du liquide de conservation translucide. » Sans doute mû par la méfiance et l'imminence d'événements importants, Plagueis décide de reprendre les choses en main. Sidious a fait du bon travail mais il faut le surveiller. A son droïde, 11-4D, il dit que « comme tu le sais, j'ai accordé énormément de latitude au Seigneur Sidious par le passé (…) Maintenant que nous approchons du moment charnière où nous allons hisser Palpatine au rang de chancelier, je n'aime pas trop qu'il s'appuie de plus en plus sur lui-même ».
La relation entre Dark Sidious et Maul
La relation entre un Maître et son apprenti est dynamique et intéressante, encore plus en ce qui concerne les Sith. Ce n'est pas une relation de domination, une relation où l'apprenti est juste là pour obéir. Son maître lui confie des missions, il tente de mesurer sa valeur, et surtout, dans le cadre de la règle des deux, l'apprenti doit se montrer à la hauteur si il ne veut pas perdre sa place, et le maître doit se montrer responsable et sur ses gardes. Dans les romans L'ombre du chasseur et Dark Plagueis, on suit le développement de la relation entre Sidious et Maul, tout en sachant que Plagueis est encore le maître de Sidious.
Mais, la relation entre Sidious et Maul semble bien déséquilibrée. Puisque Sidious et Plagueis sont encore vivants, il y a toujours deux Sith. Or comme, il ne peut pas y avoir plus de deux Sith en même temps, Maul n'est pas réellement traité comme un apprenti, mais plus comme une arme, un individu à qui on donne des tâches à accomplir. Cela ne semble pas déranger Maul plus que ça : il n'a pas d'envie de rébellion, il admet que Sidious le domine : « si Dark Sidious apprenait que son élève émettait des doutes, il le punirait sévèrement. Et Maul ne lui résisterait pas, même s'il était à présent suffisamment fort pour cela. Car Sidious avait tous les droits. » Si il pense comme ça, c'est parce que Maul est redevable. Sans Sidious, il aurait été un être quelconque et perdu dans cette vaste galaxie. En le choisissant, « Dark Sidious l'avait transformé, lui, cet enfant faible et décharné, en un guerrier absolu, il avait forgé son corps et son esprit pour en faire une arme indestructible. » Sidious forme Maul, il lui transmet les objectifs des Sith : dominer la galaxie et faire tomber les Jedi. C'est une obsession pour Maul ; il rêve de tuer des Jedi. C'en est à un point que c'est dangereux pour les objectifs visés par Sidious. Il doit sans cesse rappeler à son disciple de faire preuve de retenue. Il lui dit que « tu es redoutable tu n'es pas une armée à toi seule. Je n'ai pas passé des années à t'entraîner pour que tu te sacrifies (…) ta mission n'est pas de faire tomber l'Ordre malgré la haine que tu lui portes. »
Sidious vise bien plus loin que la fin des Jedi. Il désire que les Sith retrouvent leur place légitime : à la tête de la galaxie. Et c'est lui qui doit être le trône. Il est nécessaire de vaincre les Jedi puisqu'ils sont leur principale opposition. Mais, il ne faudrait pas s'arrêter à ça, perdre tout discernement à cause d'eux. Or, il craint que cela arrive à Maul. Sidious sait que « Maul avait quelques faiblesses et la plus importante, de loin, était un orgueil démesuré. » Sidious s'interroge : à force de mettre Maul en garde vis-à-vis des Jedi, a-t-il créé son comportement ? Dans tous les cas, cela peut mettre en danger les buts des Sith (« Maul semblait avoir une tendance exagérée à se concentrer sur leur destruction au détriment d'une destinée beaucoup plus glorieuse »). Maul se moque de ces Jedi qui n'ont même pas été capables de sentir Maul et Sidious dans la Force alors qu'ils visitaient le Temple Jedi de Coruscant (« Dark Sidious avait alors énuméré les noms de leurs ennemis au fur et à mesure que ceux-ci entraient ou sortaient du Temple »). La réaction de Maul montre bien ce qu'il pense des Jedi : il les méprise, il a hâte de s'en prendre à eux. Il se moque de « ces idiots » qui « seraient incapables ce comprendre ce qui leur arriverait. » Il a hâte de voir « le jour qui sonnerait le déclin de l'Ordre Jedi ». Il faut que ça arrive « vite. Mais pour Dark Maul, ce n'était pas encore assez vite. »
Sidious répète à Maul que, en tant que Sith, il doit être fort. C'est un credo qu'il lui répète sans cesse : « la connaissance de l'ennemi était une puissance (…) et les Sith représentaient la quintessence même de la puissance. » Dans le roman Dark Plagueis, on comprend que tout cela lui est monté à la tête. Maul n'est pas qu'ambitieux, il perd également toute logique, il se sur-estime. Il dit même à Sidious qu'il n'a pas peur des membres du Haut-Conseil Jedi : « en me cachant et en frappant le premier, j'aurais pu en tuer beaucoup. » Afin qu'il garde la tête froide, Sidious lui enseigne une dernière leçon. Il lui rappelle que les Jedi ne sont pas tous mauvais, que d'une certaine façon il faut les respecter et surtout se préparer tout le temps (« quand on affronte quelqu'un qui est puissant dans la Force, il faut rester concentré – même quand on est persuadé que l'opposant n'est plus en mesure de se battre (…) Il faut frapper le coup mortel et en finir »). C'est une leçon qu'il appliquera également à lui-même des années plus tard.
