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Que lire dans l'univers légendes ?

Dans l'univers Star Wars Légendes, tous les romans ne sont pas de la même qualité, du même intérêt.  Je conseillerais donc de lire : le ...

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samedi 7 février 2026

Qui est Naga Sadow ?

L’histoire galactique regorge de Sith qui ont voulu conquérir la galaxie et imposer leurs volontés. Certains ont oeuvré patiemment, d’autres ont pris d’énormes risques, quelques uns n’ont laissé aucune trace dans l’histoire alors que d’autres sont encore évoqués des milliers d’années après. Naga Sadow, lui, semble avoir marqué son époque et plus globalement l’histoire en bien et en mal.


Grâce à la trilogie Dark Bane, on apprend que Naga Sadow ne se contentait pas d’être puissant dans la Force, d’être un bon duelliste et un leader ; il avait d’autres centres d’intérêt (« la veille, il avait enfin achevé un traité, plutôt long et détaillé, sur l’utilisation de l’alchimie et des poisons d’un ancien Seigneur Sith nommé Naga Sadow »). En fouillant dans le passé des anciens Sith, Bane fournit des indications sur la vie de Naga Sadow. Grâce à lui, on sait qui a été son apprenti et qu’il a vécu longtemps : « Freedon Nadd était un Jedi qui s’était tourné vers le Côté Obscur et était devenu le disciple de Naga Sadow, le premier dirigeant de l’ancien Empire Sith. Le pouvoir de Sadow avait été si grand qu’il lui avait permis de vivre pendant six cent ans ». Autrement dit, il est possible de considérer Naga Sadow comme un Empereur. 

Naga Sadow n’a pas gagné le pouvoir pacifiquement. Il lui a fallu s’imposer, d’autant plus qu’en ces temps-là nombreux étaient les Sith puissants. Dans le roman Revan, on se rend compte que le terrifiant Tenebrae a décidé de ne pas prendre part à l’affrontement (« lorsque Naga Sadow et Ludo Kressh se sont affrontés pour s’approprier la gouvernance des Sith, il n’a pris le parti d’aucun des deux »). Naga Sadow a donc dû mériter sa place et imposé ses idées.

Mais, comme tant d’autres Sith, Naga Sadow a été trahi par une personne proche de lui, son apprenti : « Nadd avait recueilli tout son savoir et ses enseignements, qu’il avait transféré dans l’holocron, avant d’assassiner Sadow et de prendre sa place ».


Naga Sadow voulait conquérir la galaxie. Il désirait agrandir les territoires contrôlés par les Sith. Il avait une politique d’expansion que certains ne cautionnaient pas. Venant juste de découvrir que d’autres puissances existaient, notamment la République, Naga Sadow voulut les défier, les affronter. Ce fut une décision regrettable et une magistrale erreur : « la Grande Guerre de l’Hyperespace avait été une des périodes les plus sombres dans l’histoire des Sith. Sous le leadership de Naga Sadow, ils avaient envahi la République, nouvellement découverte (…) les Sith n’avaient pas tardé à perdre du terrain. La République ne s’était pas contentée de vaincre six flottes, elles les avait anéanties ». Ce qui aurait pu être une magnifique conquête s’est vite transformée en raclée : les Jedi ont failli réduire les Sith à rien du tout, ont failli les anéantir totalement. Naga Sadow reste dans l’histoire comme celui qui a failli détruire les Sith.

On peut se demander ce qui a conduit Naga Sadow à prendre une telle décision. Il voulait sans doute venger les anciens Sith (Jedi noirs), exilés par les Jedi, et a profité de Gav et Jori Daragon pour récolter des informations. Scourge, lui, a une autre opinion : il pense que « Naga Sadow a eu des visions des Sith écrasant la République ». 


Dans la saga de l’Héritage de la Force, le souvenir de Naga Sadow est encore présent. C’est bien la preuve qu’il a traversé les époques. Mais, si Dark Caedus le mentionne, c’est comme un exemple à ne pas suivre : « c’était ce qui causait toujours la chute des Sith. Il avait étudié les vies des anciens - des géants comme Naga Sadow, Freedon Nadd, Exar Kun - et il savait qu’ils faisaient toujours la même erreur, que tôt ou tard ils oubliaient qu’ils existaient pour servir la galaxie et en arrivaient à croire que la galaxie existait pour les servir eux ».

jeudi 15 janvier 2026

Dark Plagueis contre la Force

Qu’ils l’admettent ou non, les Jedi détiennent et exercent le pouvoir. Ils ont l’oreille des différents Chanceliers et c’est vers eux qu’on se tourne pour résoudre les crises. Mieux, ils offrent aux différentes populations un réconfort moral. Mais, les Jedi font preuve d’hypocrisie en refusant d’assumer ouvertement leur position. C’est une différence majeure avec les Sith qui, eux, expriment leur but sans aucune gêne. 

Quand il parle au jeune Palpatine, pas encore formé aux arts Sith, il s’interroge : « qui façonne le plus l’histoire de la galaxie : les bons qui adhèrent à ce qui a été testé et approuvé ou ceux qui cherchent à sortir les êtres de leur stupeur et à les mener vers la gloire ? » La quête du pouvoir, de la récompense pour les plus forts semble un aspect important de la philosophie Sith.


Choisir l’obscurité n’est pas la facilité. C’est oser prendre son destin en main, c’est oser ne pas se tourner vers les Jedi qui forment le groupe dominant de la Force à cette époque. Surtout, le côté obscur vous pousse à changer. Il est le début d’une nouvelle voie comme le dit Plagueis quand il finit par convaincre Palpatine de devenir son apprenti (« vous pensez : je vais mourir. Le Côté Obscur va me tuer. C’est vrai : vous mourrez. Mais seulement pour renaître »). En quelque sorte, se tourner vers l’obscurité ou les Sith est un acte de rébellion contre le bon ordre des choses. Plagueis résume la chose en affirmant que « les actions d’un Sith naissent de son moi intérieur et déferlent vers l’extérieur. Nous traquons la Force comme des chasseurs, nous ne soumettons pas comme des proies à ses caprices énigmatiques ». On note aussi qu’il y a un aspect de domination. Plagueis ne veut pas se laisser imposer des choses, que ce soit par la Force ou les Jedi ; il est là pour écrire le destin, l’histoire.


Plus loin, Plagueis confirme son hypothèse de se dresser face à la Force. Il faut se détacher d’un embrigadement idéologique, d’un lavage de cerveau. Les Sith doivent surtout se libérer de la « théorie du Potentium » qui dit que « le Côté Lumineux et le Côté Obscur dépendent de l’intention de l’utilisateur ». Pour Plagueis, elle ne peut être que fausse, elle est un moyen de garder les aspirants à l’obscurité sous le contrôle (« c’est une perversion de la vérité, causée par ceux qui voudraient nous maintenir enchainés à la Force »). Autrement dit, la pensée dominante a créé une théorie pour piéger les Sith.


Plagueis ne veut donc pas être mené par la Force ou, pire, pris par la main par les Jedi. Il a conscience d’être un être exceptionnel, au-delà de la norme et il a envie d’être un leader, d’être celui qui guide. Ses motivations sont franchement expliquées quand il professe que « la plupart des vies sont sans conséquences. Les Jedi ne l’ont pas compris. Ils sont tellement occupés à sauver des vies et à préserver l’équilibre des pouvoirs au sein de la Force qu’ils ont perdu de vue le fait que la vie intelligente doit évoluer ». La dernière partie de l’affirmation est intéressante : elle montre un aspect important de Plagueis : la recherche et la science, le progrès.


Plagueis a un objectif clair : défier la mort. Il veut vivre éternellement, régner sur la galaxie pour toujours. Il repousse les limites de l’étude des corps. D’une certaine façon, sa passion est venue ou a été revigorée quand il a assisté à la mort de son maître, Dark Tenebrous. Depuis, il n’a cessé de mener des expérimentations qui l’ont conforté dans sa quête : « grâce à la manipulation des midi-chloriens (…) l’écart entre la vie biologique et la Force pouvait être comblé et que la mort pouvait être effacée du continuum ».

Plagueis n’est pas naïf. Il sait qu’il n’atteindra pas facilement son objectif. Il sait aussi que la Force a sa volonté propre et qu’elle entravera ses efforts (« quand nous essayons d’arracher les pouvoirs de la vie et de la mort à la Force, quand nous essayons de faire pencher la balance, la Force résiste à nos efforts »).

Il pense qu’il faut tromper la Force. Il faut la cajoler, dissiper ses craintes. Ses propos ne laissent pas de place au doute puisqu’il dit à Sidious que « la Force doit être conquise, surtout pour un travail qui implique le Côté Obscur. Elle doit être rassurée, elle veut savoir qu’un Sith est capable d’accepter l’autorité ». L’idée de dissimuler les intentions est donc présente.


Et Plagueis parvient à ses fins. Il vainc la mort : « le même jour, ils avaient laissé Venamis mourir (…) Plagueis l’avait ressuscité ». Cette prouesse ravit Plagueis et choque ses collègues : « l’énormité de cet événement avait plongé Sidious dans un silence hébété et avait fait surchauffer les processeurs de 1-1-4D ».

Plagueis ne se contente pas de ça, il désire créer la vie à partir de rien (« le pouvoir de dominer la mort était un pas dans la bonne direction mais ce n’était pas la création pure »). Toutefois, la Force ne se laisse pas faire et lui envoie un avertissement (« la Force se tut, comme si elle le fuyait, et bon nombre des animaux de son laboratoire succombèrent à d’atroces maladies »). Orgueilleux et ambitieux, Plagueis n’écoute pas les avertissements. Il est persuadé d’être sur le bon chemin, de détenir la vérité. Il est tellement obnubilé qu’il ne comprend pas ce qui se passe quand la Force lui montre sa future mort (« tandis que la vie quittait le corps de Veruna, le chemin que Plagueis et lui suivaient s’enfonça plus profondément dans l’obscurité et le vide. Puis Plagueis s’arrêté, soudain gagné par l’impression d’avoir déjà vu et emprunté ce passage »). Plagueis ne voit pas là sa future agonie : ses défenses seront embrumées par l’alcool et les bonnes paroles de Dark Sidious qui en profitera pour le terrasser.


Mais, la plus grande réponse de la Force est de l’avoir empêché de rencontrer le jeune Anakin Skywalker. Quand il apprend qu’Anakin est né sans père, qu’il a un fort niveau de midi-chloriens, Plagueis est tout retourné. Il veut à tout prix rencontrer le jeune garçon, il échoue à chaque fois. Pour la première fois, on perçoit de la peur. Plagueis est sous le choc. Ses questions laissent peu de place au doute : « sommes nous vaincus ? se demanda-t-il. Nous avez-vous vaincus » Plagueis est gagné par le doute.

samedi 15 mars 2025

Kerra Holt, une Jedi chez les Sith

La République et les Jedi n’ont pas toujours contrôlé la galaxie ou apporté la lumière. Il y a même eu des époques où ils ont volontairement reculé, où ils ont laissé la place aux Sith et à leurs Empires. Lors d’une période comprise entre les exploits et massacres de Revan et l’avènement de Dark Bane, on a pu rencontrer des Empires Sith, des domaines Sith et leurs luttes fratricides. Les Jedi ont refusé de s’impliquer, de libérer les populations. Mais, cela ne voulait pas dire qu’ils fermaient les yeux. Ils ont appris après leur échec avec Revan : les Jedi ont toléré des actions contre les Sith tant qu’on ne leur demande pas de la logistique et une intervention à grande échelle.

Le Jedi le plus entreprenant à cette époque est Vannar Treece. Il est celui qui mène les combats, recrute les Jedi, échafaude les plans. Il a conduit des « volontaires dans l’Espace Sith à plusieurs reprises, réalisant à lui seul des missions que l’Ordre Jedi, plus vaste, ne pouvait mener à bien ». On peut aussi penser qu’une force de frappe, plus discrète et plus petite, est plus encline à atteindre ses objectifs ; un conflit global ne serait pas nécessairement plus efficace. C’est là qu’intervient Kerra Holt. La jeune femme a déjà été marquée par une expérience négative avec les Sith puisque son monde natal a été attaqué. Elle a donc envie d’en découdre. Il faut un concours de circonstances pour que Treece le lui permette : « quand Kerra était devenue un Chevalier Jedi à la veille de son dix-huitième anniversaire, Vannar hésitait toujours à l’envoyer au cœur de l’action. Une alerte dans l’Espace Sith avait été décisive (…) Kerra comptait parmi eux et y avait joué un rôle crucial ».

On arrive alors à un tournant dans la vie de Kerra Holt. Les Jedi sont massacrés, dépassés par les Sith. Le plan de Treece est un échec. La chose apparaît clairement quand on lit que « la mission sur Chelloa avait tourné au désastre ». Et pourquoi ? Tout simplement parce que les Sith avaient été plus intelligents que les Jedi (« Vannar comptait sur l’effet de surprise, s’assurant que ses Chevaliers Jedi viennent et repartent en un rien de temps, tous sains et saufs (…) Seule Kerra en avait réchappé, mais sans les armes, les médicaments et les provisions ». Kerra se retrouve donc seule et sans ressources.

La jeune femme doit donc repenser sa stratégie. Isolée, elle ne peut compter que sur elle-même ; elle se forge alors un autre costume : « elle était arrivée sur Darknell comme sur les autres mondes, en se faisant passer pour une travailleuse itinérante ». il faut préciser que Darknell est le monde du Sith Damian, un des nombreux Sith de cette partie de la galaxie (ils font tous plus ou moins partie de la même famille »).

Sur ce monde, Kerra crée nombre dégâts. Elle fait exploser une usine. De toute façon, cela semble être sa marque de fabrique. La subtilité n’est pas son point fort. Dans un moment introspectif, elle se rend compte que « persuader, hypnotiser, détourner l’attention… c’était des compétences bonnes pur un Jedi incapable d’utiliser un sabre laser ou un blaster, pas pour une guerrière accomplie telle que Kerra ».

Durant son périple, Kerra rencontre bon nombre d’habitants du monde Sith. Certains semblent avoir baissé les bras, d’autres font tout pour survire, quitte à être cynique. C’est le cas du capitaine mercenaire Rusher qui se moque de Kerra et de ses objectifs : « un chevalier errant qui parcourt seul l’Espace Sith, c’est ça ? Pour sauver le corps étudiant par monts et par vaux ? » En réalité, Rushner s’attache plus ou moins à Kerra. Il éprouve une certaine forme de sympathie ; il ne voit en elle qu’une « gamine, guère plus vieille que ses réfugiés, et du même âge que bon nombre des recrues de la brigade ».

Il en faut plus pour déstabiliser la Jedi qui se caractérise par une forte volonté : « Kerra songea furtivement à toutes ces fois où elle avait échappé d’un cheveu à la mort, par la seule vertu de son obstination forcenée ». Tout cela fait que Kerra acquiert une certaine réputation, même auprès des Sith. La Sith Arkadia affirme que « partout où vous allez, vous avez tendance à déstabiliser les régimes ».


lundi 6 janvier 2025

Qui est Githany ?

Dans le premier tome de la trilogie de Dark Bane, la Voie de la Destruction, nombreux sont les utilisateurs de la Force, Sith ou Jedi. Si le livre est avant tout focalisé sur Bane, il met en avant d’autres grands noms de cette époque comme Hoth ou Kaan (le Sith le, Jedi ou Sith. Une autre personne se met à l’honneur : Githany, une Jedi devenue Sith.


La première apparition de Githany donne tout de suite le ton. Si son apparence est fortement mise en avant, les mots laissent  entrevoir une forte personnalité et une envie de s’en sortir. Alors que Kaan la présente comme une Jedi prête à trahir, tous les yeux sont fixés sur elle ; on apprend ainsi que « son visage et ses traits étaient la féminité incarnée, ses yeux verts, encadrée d’une peau cuivrée, brulaient du feu qui suggérait à la fois un avertissement une invitation ». Tous les Sith présents semblent sous le charme, même les plus expérimentés. Kopecz en fait partie, lui « qui ne parvint pas à la quitter des yeux » car « elle dégageait quelque chose de magnétique, qui transcendait la simple attirance physique ».

Très vite, Githany laisse entendre qu’elle est prête à utiliser tous les moyens à sa disposition pour arriver à ses fins. Elle a même transgressé un interdit Jedi en ayant des liens physiques et amoureux avec un autre Jedi. Désirant rejoindre les Sith, Githany n’a aucun regret à tourner le dos aux Jedi. D’une certaine façon, elle se moque même de leur naïveté et de leur aveuglement : « Kiel et moi étions… proches. Nous avons partagé de nombreuses choses. Il n’aurait jamais pu deviner que je viendrais vous livrer ces informations ».


Githany est envoyée à l’académie Sith de Korriban où elle détonne très vite. Elle, l’ancienne Jedi, trouve vite sa place dans cet endroit où se livre une compétition acharnée. Il faut dire qu’elle semble prédisposée à s’adapter à cet endroit, puisqu’elle « était aussi arrogante et cruelle qu’elle était attirante et la Force paraissait exceptionnellement forte en elle ».

Elle noue vite une relation spéciale avec Bane qu’elle identifie comme une ressource pour son accession vers le pouvoir. Mais, à ce moment, Bane souffre d’un blocage dont il  ne parvient pas à se sortir. C’est Githany qui le mettra sur la bonne voie en employant des terme simples et efficaces. Elle se sert de son expérience de Jedi, d’apprentie Sith et de la vie en général pour lui asséner l’importance de « la colère, la haine, l’amour le désir ». Elle développe en disant que « ces émotions nous rendent forts » et que « la paix est un mensonge » puisque « seule la passion existe ». Bane n’a pas d’autre choix que de trouver en lui les solutions : « ta passion est toujours là, Bane. Cherche-la. Et revendique-la ».

Githany diffère aussi par l’arme qu’elle manie. Elle ne se tourne pas vers le sabre laser comme tant d’autres mais un fouet (« Githany n’utilisait pas d’arme traditionnelle et préférait manier une arme très rare, un fouet énergétique – une particularité supplémentaire qui la distinguait encore des autres apprentis »).

En réalité, c’est Sirak, un zabrak particulièrement doué, qui résume parfaitement la personnalité de Githany. Il l’a étudiée et cernée, et peut donc dire que « elle veut tout ce que les Sith veulent. (…) Le pouvoir. Le triomphe. Elle a su s’allier aux forts ». Autrement dit, Githany a choisi les Sith au détriment des Jedi pour cette raison.


Mais, les chemins de Githany et Bane divergent. Si Githany reste dans les rangs de la Confrérie, Bane recherche et prend son indépendance. Pire, Bane devient une menace. Githany  a même une vision où elle voit que « Bane allait venir sur Ruusan » et qu’« il ne venait pas pour se joindre à la Confrérie » car « il venait pour la détruire ».

Githany fait part de ses doutes à Kaan. Elle lui dit que Bane est un être redoutable. Les deux mettent au point un plan terriblement audacieux : empoisonner Bane. Githany embrasse Bane en sachant qu’il percevra l’odeur du poison sur ses lèvres, ce qui endormira sa méfiance et l’empêchera de détecter le deuxième poison. Le stratagème fonctionne et un Bane affaibli et divaguant doit s’avouer les mérites de Githany : « Githany avait peut-être corrompue par l’influence de la Confrérie, mais elle comprenait encore la puissante nature du côté obscur. Etait-il possible qu’elle devienne sa véritable apprentie (…) ? ». Bane envisage donc de choisir Githany pour mettre en place sa règle des deux : un maître Sith pour enseigner et un apprenti qui doit chercher à le dépasser.


Bane survit et retourne sur Ruusan. Sa présence effraie Kaan alors que Githany lui prête allégeance. La femme a un fort désir de vivre, une fureur de rester en vie. Elle est prête à tout, même à trahir les Sith de la Confrérie. Elle prête ainsi allégeance à Bane en affirmant que « tu es le vrai chef des Sith, Bane. Je te suis maintenant fidèle. Ainsi que le reste de Confrérie une fois que nous aurons eu recours à ton rituel pour défendre les Jedi ». Bane devient donc le leader non officiel des Sith. Il les pousse à employer une technique Sith, tout en gardant en tête que cela tuera tous les Sith présents. Bane veut faire table rase pour construire son nouvel ordre. Personne ne peut survive, pas même Githany. Elle a trop été marquée par la Confrérie pour devenir une apprentie, elle n’a pas saisi l’essence de ce que veut faire Bane. Bane le regrette : « Elle lui avait promis de le suivre, mais elle ne parvenait pas à voir au-delà de la Confrérie et de ses limites. Elle était corrompue… et indigne de devenir son apprentie. Elle devait mourir comme les autres. Il ressentit un léger regret en prenant cette décision, mais ce sentiment était creux, il s’agissait plutôt de la vague résonance d’un rejet ». Bane ne regrette donc pas Githany mais plus quelques bons moments qu’ils ont pu avoir.


Githany connait le même sort que les autres Sith. Elle est tuée, exécutée par l’onde psychique même si elle a tenté de prendre la fuite, ayant pris peur et connaissant bien trop Bane pour être bercé par ses paroles. Githany disparait littéralement, réduite à rien du tout : « l’onde d’énergie du côté obscur la balaya un instant plus tard (…) Ses chairs se flétrirent et rétrécirent puis ses traits splendides se momifièrent avant même qu’elle puisse émettre le moindre cri (…) son corps sans vie demeura immobile avant de tomber au sol et de se transformer en poussière ».


lundi 30 décembre 2024

La relation entre Eleena et Malgus

Star Wars est rempli de personnages qui pensaient qu’ils devaient faire du mal à leurs femmes ou leurs proches féminins pour accéder au pouvoir : Anakin a tué sa femme Padmé alors que Jacen Solo a kidnappé sa fille Allana. Bien des années plus tôt, un autre Sith a ouvert la voie : Malgus.


Eleena est une Twi’lek et dans la société Sith, cela la condamne à être une esclave. Son amour avec Malgus est donc nécessairement interdit, tabou. Ils ne peuvent pas s’aimer. Pourtant, les deux ont créé dans des circonstances bien particulières un lien fort.

Eleena aime sincèrement Malgus et il le sait. C’est sans doute pour ça qu’il accepte certaines choses d’elle qu’il n’accepterait de personne. Ainsi, il lui permet d’utiliser son vrai prénom : Veradun. Eleena a bien conscience de la chose : « elle seule l’appelait par son prénom, et uniquement quand ils étaient tous les deux, sans personne d’autre pour l’entendre. Il appréciait la façon douce dont les syllabes roulaient de sa langue sur ses lèvres, mais c’était une chose qu’il ne tolérait de nulle qu’autre qu’elle ».

Malgus a forcément des sentiments plus ambivalents. Il est assez clair qu’il aime Eleena mais il ne peut le montrer publiquement car cela serait vu comme de la faiblesse. On sent bien qu’il est partagé quand il pense que « d’un côté elle n’était qu’une servante, une femme qui lui procurait la compagnie qu’il désirait quand il la désirait », tout en se disant qu’ « elle était Eleena. Son Eleena ».


Leur amour doit rester secret. Tous les deux savent que si il venait à être découvert, ce serait la fin des ambitions de Malgus. Ses ennemis Sith n’hésiteraient pas à s’en servir pour le rabaisser et le freiner. Ils doivent donc tout le temps faire attention. On en a un exemple alors que Malgus et Eleena viennent de prendre part à l’attaque Sith contre Coruscant et le Temple Jedi. Eleena, blessée, cherche du réconfort auprès de Malgus et prononce son réel pronom. Immédiatement, cela dérange Malgus : « l’entendre prononcer son nom en présence d’autres Sith le prit au dépourvu (…) Elle ne devait jamais - jamais - se comporter de façon familière avec lui quand d’autres Sith se trouvaient à proximité ». Le problème est qu’Eleena désire autre chose, elle veut pouvoir vivre plus librement ses sentiments, pouvoir les montrer. On en a la preuve quand elle discute, rapidement, de cela avec la Jedi Aryn (qui pourchasse Malgus car il a tué son Maître Ven Zallow). Elle confesse qu’ « il fait mal même aux gens que lui-même aime ». Elle a un ton « aussi doux que le murmure d’une pluie paisible » en regrettant « les hommes et leurs guerres… ». Elle sait qu’ « il me tuerait à l’instant s’il savait que je venais de te le révéler ».


L’attitude de Malgus envers Eleena lors de l’attaque sur Coruscant ne passe pas inaperçue.

Quand elle est blessée, même les guérisseurs remettent en cause son choix de la soigner (« une non-humaine, mon Seigneur ? (…) Comme vous le savez, j’en suis sûr, les services médicaux de l’Empire sur le champ de bataille sont réservés aux… »). Qu’un guérisseur remette en cause la décision de Malgus montre bien le rang très inférieur d’Eleena.

Malheureusement pour Malgus, cela est aussi par son rival, Dark Adraas. Les deux sont en rivalité pour grimper dans la hiérarchie et Adraas n’hésite pas à se servir du lien de Malgus pour Eleena pour le dévaloriser auprès des supérieurs. Quand une importante décision est prise en l’absence de Malgus, Adraas dégouline de condescendance : « nous avons pensé que vous vous préoccupiez du bien-être de votre compagne ». Bien conscient d’avoir un ascendant sur Malgus, Adraas va même jusqu’à insulter Eleena devant lui (« c’est votre esclave, donc ? Une catin hybride qui vous satisfait parce qu’elle le doit ? »). Il réduit Eleena à un simple objet sexuel.

En regardant un enregistrement de l’attaque du Temple Jedi, Aryn et Zeerid se rendent compte que l’attitude de Malgus envers Eleena est étrange  : « j’ignorais que les Sith se souciaient d’autrui ». Aryn en a d’ailleurs la confirmation quand elle affronte Malgus. Elle devine « la puissance des sentiments qu’il avait pour la Twi’lek » lorsque Malgus la croit morte.


Tout cela mène Malgus à reconsidérer sa relation avec Eleena. Il finit par admettre que rester avec elle est dangereux pour la progression de sa carrière. Il l’aime certes, mais il semble aimer plus sa destinée de Sith : « et en la contemplant ainsi, il s’avoua qu’il tenait à elle. Beaucoup. C’était là sa faiblesse, il en avait conscience ».

Malgus ne veut que la guerre. Il méprise tous ceux qui veulent la paix. C’est pour cela qu’il hait tant les Jedi, et Eleena d’une certaine façon. Il dresse même un parallèle entre les deux : « il avait conscience de la menace que les Jedi faisaient peser. Il ne pouvait leur permettre de continuer à exister. Ils étaient aux Sith ce qu’Eleena tait pour lui - un exemple de paix, de réconfort, et donc une incitation à verser dans la faiblesse ».

Malgus ne voit donc pas d’autre choix que tuer la femme qu’il aimée : « il fit appel à toute sa volonté, re releva, activa son sabre laser et en plongea la lame dans le cou de la Twi’lek ».


dimanche 30 juin 2024

L'obscurité est toujours là

Comme son titre l’indique, le roman L’ombre des Sith nous parle des Sith et de l’obscurité. Si Vador et Sidious sont évidemment mentionnés, d’autres Sith sont évoqués. Cela illustre bien l’idée que la règle des deux est une doctrine obscure parmi tant d’autres. Elle a certes permis à Sidious d’accéder au pouvoir mais elle n’est pas non plus la panacée.


Dans ce roman, on a la première démonstration que Sidious a vaincu la mort puisqu’il parle fréquemment à Ochi. Luke a bien détruit son enveloppe physique avec l’aide de Dark Vador, toutefois Sidious a su anticiper et prendre des dispositions pour avoir une certaine forme de survie.

Alors qu’il est pris par un rêve ou une vision, Luke rencontre son père, le traître Anakin Skywalker sous forme de figure fantomatique. Ce dernier lui donne un avertissement qui sonne comme une annonce du retour possible de Sidious. Il lui dit que « la Force est une rivière, mon fils. Elle s’écoule à travers la galaxie tel un torrent puissant. Mais certaines choses peuvent dévier son cours et certaines personnes cherchent à le modifier ». Or, la capacité de Sidious à sentir les perturbations dans la Force l’a souvent mené à tenter de la plier à sa volonté.


A la recherche d’artefacts et de renseignements liés aux Jedi, aux Sith ou à la Force, Luke va de découverte en découverte. Il apprend, par exemple, qu’il existe un « monde caché des Sith, un lieu de pouvoir et, selon Kli l’Ancien, un scribe antique, de vie éternelle » et que cet endroit s’appelle « Ixigul - ou Exegol » ; on ne peut s’y rendre qu’avec un orienteur car la navigation est très compliquée. Pour Luke, c’est la confirmation que les Sith cachent bien des secrets. D’une certaine façon, cela est presque effrayant tant son expérience avec des Sith sur l’Etoile de la Mort l’a marqué. Ce qu’il a ressenti à ce moment-là a été un vrai bouleversement, des sensations totalement inédites pour lui : « Vador avait été un feu, un dragon solaire blotti dans le coeur d’une étoile sur le point de se transformer en nova. L’Empereur, Palpatine, avait été tout le contraire : il était la glace, le froid terrifiant des profondeurs insondables de l’océan ».


Le roman aborde également d’autres Sith, via l’angle des artefacts (sabres laser, masques).

Ainsi, on en apprend plus sur des Sith qui ont vécu avant l’ère de Sidious. 


Il existe peu d’informations sur la Sith Dark Noctyss. On sait que sa légende a traversé les âges, comme certains de ses accomplissements. Elle est surtout connue pour son sabre laser particulier (« Luke reconnut son arme. Elle sortait tout droit d’un mythe, et Luke n’avait jamais été certain que cette relique existait (…) Le sabre laser de Dark Noctyss »). Il faut dire que ce sabre laser est courbé, il n’a donc rien à voir avec ceux qu’on connait.


Les masques sont mis en avant dans ce roman. 

Lando évoque la légende de Momin: « il y avait ce casque supposé avoir appartenu à un Seigneur Sith, Momin. Quiconque le mettait était possédé par lui, comme si Momin était de retour ». On peut noter que, d’une certaine façon, Momin a réussi à vivre après sa mort.

Enfin, on découvre le groupe appelé les acolytes de l’Au-delà dont Kiza fait partie. Les membres sont des admirateurs des Sith qui cherchent des objets liés. Kiza porte ainsi un masque particulier qui était « une relique des plus puissantes » et qui avait appartenu au Sith Exim Panshard, son Maître mort bien longtemps avant mais vivant dans le masque. Luke met fin à la vie de Kiza et du masque.


lundi 24 juillet 2023

L'Empereur Sith dans le roman Revan

Le roman Revan ne permet pas de suivre uniquement celui qui a trahi les Jedi, est devenu Sith, puis est redevenu Jedi. Il permet également de suivre des Sith, en particulier Dark Scourge. Celui-ci est au service d’un Empereur (aussi appelé Tenebrae ou Vitiate). Le roman nous apprend un certain nombre de choses sur l’Empereur Sith, sans savoir si cela est réellement vrai. Ce sont des rumeurs, des faits supposés qui, dans tous les cas, montrent la puissance et la cruauté du Sith. On apprend que « le nom de l’Empereur était Tenebrae ». Sa jeunesse a été particulière puisque il a tué son père et sa mère, ayant appris que sa mère avait trompé son époux avec un autre homme. Si Tenebrae est sensible à la Force, c’est parce que son père est un Sith. Dark Nyriss raconte son histoire : « le père de Tenebrae était le Seigneur Dramath (…) A dix ans seulement, il a privé son père de ses pouvoirs et de son esprit. Dramath a passé ses derniers instants à sangloter de terreur en plongeant son regard dans les ténèbres de celui de son fils ». Tout jeune, Tenebrae était donc un individu particulièrement terrifiant et cruel.


Tuer ou détruire ses parents est loin d’être la chose la plus affreuse faite par celui qui deviendra l’Empereur. Nathema, une planète relativement prospère, a été décimée quand Tenebrae y a pratiqué un rituel après la Grande Guerre de l’Hyperespace. Le rituel devait permettre aux Sith de retrouver de la grandeur et se venger des Jedi ; en réalité, il servit à Tenebrae pour augmenter son pouvoir. C’était une pratique tellement puissante qu’elle détruisit la planète (« l’Empereur a effacé Nathema des livres d’histoire et des cartes astronomiques pour dissimuler toutes les preuves de ses crimes »). Quand il se rendra sur Nathema, Scourge se rend compte que Tenebrae n’a pas fait qu’exterminer toute la vie ; il a aussi modifié la Force : « la texture même de la Force avait été réduite en lambeaux. Quiconque était capable de faire une d’une planète entière une telle abomination ne pouvait qu’être complètement fou ». Le but de tout cela était simple : permettre à Tenebrae de vaincre la mort. Quand tout a disparu, quand tout a été effacé sur Nathema, Tenebrae est devenu l’Empereur : il « avait sacrifié des milliards de vies pour voler leur force vitale et se rendre ainsi immortel (…) Ce jour funeste a vu la véritable naissance de l’Empereur ».

Puis, Tenebrae et quelques Sith errèrent jusqu’à trouver Dromund Kaas : « après une défaite cuisante lors de la Grande Guerre de l’Hyperespace, l’Empereur avait émergé des rangs clairsemés des Seigneurs Sith survivants pour mener ses partisans dans un exode désespéré aux limites de la galaxie ».


Une histoire de Tenebrae est aussi une histoire des Sith de son époque et de tous les grands noms de cette période. C’est aussi la preuve de l’intelligence de Tenebrae qui a su prendre du recul et ne pas s’impliquer dans des conflits internes ou externes (« impressionné par l’ambition et les pouvoirs du jeune garçon, Marka Ragnos lui a accordé le titre de Seigneur Vitiate (…) Lors de la chute de Marka Ragnos, le Seigneur Vitiate ne s’est pas joint au mouvement presque hystérique qui a voulu s’approprier son poste (…) Lorsque Naga Sadow et Ludo Kressh se sont affrontés pour s’approprier la gouvernance des Sith, il n’a pris le parti d’aucun des deux »).

Vitiate était donc un Sith puissant dans le côté obscur. Il pouvait manipuler et influencer. Mandalore a été une de ses victimes comme en témoigne Revan : « il lui a dit (…) qu’ils écraseraient leurs ennemis jusqu’à ce que la République s’effondre d’elle-même. Il a promis aux Mandaloriens une victoire éclatante, et Mandalore l’a cru ».


Empereur, Vitiate s’est constitué un Conseil Noir, une instance qui régit l’Empire Sith. Douze Sith étaient réunis, douze Sith puissants et redoutés, et qui pourtant craignent l’Empereur. Scourge, un Sith, précise que « la volonté de l’Empereur était incontournable, et une suggestion de sa part avait valeur d’ordre ». Respecté, Vitiate sait aussi faire preuve de finesse et de subtilité. Il n’oublie pas qu’il est à la tête d’un Empire Sith, des individus qui adorent les machinations et les trahisons. Il ne peut pas diriger que par la peur. Il utilise d’autres moyens : « pour Scourge, l’Empereur encourageait ces tensions car elles empêchaient les membres du Conseil d’unir leurs ressources pour se liguer contre lui ».

Vitiate semble avoir raison d’être sur ses gardes puisque certains doutent de lui. Dark Nyriss affirme que « l’Empereur est fou. Si on le laisse libre d’agir à sa guise, il entraînera notre perte à tous ». Il faut dire que l’Empereur a l’intention de lancer une attaque, à plus ou moins long terme, contre les Jedi et la République. Dès lors, une conspiration se met en place pour lutter contre lui (« dans le Conseil Noir, certains d’entre nous ont eu vent de ses projets. Afin de sauver l’Empire, et notre espèce toute entière, nous avons formé une alliance, et nous avons juré d’oeuvrer ensemble à la chute de l’Empereur »).

Scourge, lui, est plus sceptique et mesuré même si il est d’accord sur la finalité de renverser l’Empereur. Son analyse est que l’Empereur « s’était montré assez intelligent et rusé pour occuper le trône depuis plus de mille ans, ce qui représentait une durée de règne inégalée dans un univers politique Sith où la sournoiserie et la férocité étaient la règle ». Dès lors, il n’est pas étonnant de voir finalement Scourge trahir, rejoindre l’Empereur puis devenir sa Furie.


Privé de ses souvenirs par les Jedi, Revan a une étrange sensation. Il sent une menace au loin, il sent une force hostile sans pouvoir mettre de nom dessus. On peut raisonnablement penser qu’il s’agit de l’Empereur en lisant la description faite (« il représentait une menace bien plus grande que les Mandaloriens ou la Forge Stellaire. Et il avait la conviction que cette menace le guettait toujours, quelque part aux confins de l’espace).



lundi 13 mars 2023

Qui est Dark Bane ?

L'existence de Dark Bane n'est pas remise en cause. Sith ou Jedi, les deux camps reconnaissent son existence et son importance. Ils le situent à la même époque et lui attribuent les mêmes événements ou bouleversements. Dans la Menace fantôme, Sidious vante ses accomplissements. Il le remercie, à sa façon, d'avoir permis aux Sith de grandir dans l'ombre, loin du regard des Jedi et des forces républicaines (« le Sith à l'origine de la renaissance de l'ordre s'appelait Dark Bane. Un millier d'années s'étaient écoulées depuis qu'on croyait l'ordre Sith éteint »). Pour les Jedi, Dark Bane est également un point de référence mais ils n'ont qu'une vision incomplète des choses. Windu considère Bane comme la fin des Sith et l’avènement des Jedi : « depuis la chute de Dark Bane, il y a plus d'un millénaire, des centaines de milliers de Jedi ont vu le jour ». Toutefois, on ne peut pas entièrement lui donner tort puisque les Jedi ont dominé la galaxie et que les Sith ont, en apparence, disparu.

Dans le roman Le labyrinthe du mal, la galaxie est en pleine guerre. Un tas de conflits éclatent, certains pour des raisons légitimes, d'autres sans aucune raison valable. En réalité, c'est un Sith qui est à l’œuvre derrière tout, Dark Sidious. Il est un Sith de la lignée de Dark Bane, de la règle des deux, et il est le Sith qui pense qu'il est temps de sortir de l'ombre. Ses pensées sont claires et bien résumées : « la guerre en cours était le résultat d'un millénaire d'une planification minutieuse de la part des Sith – une succession de mentors léguant leur science du côté obscur à leurs disciples. Rarement plus de deux par génération depuis l'époque de Dark Bane. Maître et apprenti s'étaient employés à exploiter la puissance qui affluait du côté obscur ». On a là un bon aperçu de la doctrine de Bane : le côté obscur favorise les forts et les intelligents.

Pour autant, le roman Dark Plagueis nous montre que Bane est vénéré chez les Sith. Ses actes, réels ou non, ont marqué l'histoire et la connaissance Sith. Plagueis affirme qu' « au cours du millénaire qui s'était écoulé depuis sa mort, Bane avait été déifié. Les pouvoirs qui lui étaient attribués appartenaient désormais à la légende ». Car Bane est un Sith qui a su maîtriser la bombe psychique ou le transfert d'essence.

Mais, Plagueis sait se montrer critique envers Bane. Il n'oublie pas que « Bane avait été hanté par les esprits des Seigneurs Sith morts depuis des générations, dont il avait profané les tombeaux et les habitations au cours de ses recherches effrénées pour rassembler les holocrons ». Aussi puissant soit-il, Bane ne maîtrisait pas tous les aspects du côté obscur. Un bon nombre de pouvoir ou de pratique lui échappait comme la sorcellerie (« Dark Bane considérait la sorcellerie comme l'une des plus pures expressions de Côté Obscur de la Force. Il n'avait cependant pas été capable de maîtriser ces énergies avec le même talent que son apprentie, Zannah »).

Siècle après siècle, les enseignements de Bane se sont transmis. Sa doctrine doit permettre aux Sith de rester en vie, dans une galaxie où les Jedi attirent un bon nombre des gens sensibles à la Force. Les Sith ne doivent pas se perdre dans une vengeance aveugle qui les détournerait de leur réel but. Sidious reprend les paroles de Bane en disant que « notre mission n'est pas de causer la mort de tous ceux qui ne méritent pas de vivre. Tout ce que nous faisons doit servir notre véritable objectif : la préservation de notre ordre et la survie des Sith ».


lundi 23 janvier 2023

Les idées de Dark Sidious

Le Sith Dark Sidious a réussi à un exploit : il a réussi à prendre le contrôle de la République, l'a transformée en Empire tout en humiliant au passage les Jedi. Il les a humiliés en restant dans leur ombre, en les rendant incapable de les percevoir. Et encore mieux, il leur a pris celui qui devait être leur Élu : Anakin Skywalker. Il ne s'est pas contenté de le prendre, il a entraîné sa longue transition vers l'obscurité et l'a dépouillé de tout ce qu'il avait.

Sidious se rend compte que l'apprentissage de Vador va être compliqué. Vador a encore trop de réflexes en lui du temps où il était Jedi. Il est encore obsédé par les fantômes du passé. Sa défaite contre Kenobi le ronge et il rêve de se venger du Jedi. Il n'a pas non plus oublié Padmé : il oscille entre rancœur suite à sa prétendue trahison et amour déçu. Sidious tente de lui faire passer un message : l’attachement n'est pas une mauvaise chose sauf si il vous empêche de vous élever. Les pensées de Vador sont un frein à l'accomplissement de son destin de Sith. Seule l'obscurité doit l'accompagner (« marié à l'ordre Sith, vous n'avez pas besoin d'autre compagnon que le Côté obscur »). Ce que Vador ne parvient pas à comprendre est qu'un Sith doit être capable de tout sacrifier pour atteindre son objectif ; il ne doit pas être freiné par des attaches. La règle des deux en est un bon exemple : alors que la relation entre un Maître et son apprenti est harmonieuse chez les Jedi, elle est compétitive et mortelle chez les Sith. Sidious le lui explique clairement en lui disant que « le chemin vers le côté obscur n'est pas sans risques, mais il est le seul qui vaille d'être suivi. Peu importe notre apparence, et qui doit être sacrifié pour que nous atteignions notre but ».

Une caractéristique forte de Sidious est son mépris envers les Jedi. En étant chancelier, il a vu à quel points ils n'avaient aucune vision, à quel point l'Ordre Jedi de Yoda avait failli.

Il utilise tous les moyens pour rabaisser la légendes des Jedi, même si ils ont disparu grâce à lui. Symboliquement, il permet à Vador d'utiliser son sabre laser même si il ne devrait pas (« les Sith n'ont plus besoin de sabres laser. Mais nous continuons à en utiliser, ne serait-ce que pour humilier les Jedi »).

Alors que Vador veut traquer les derniers Jedi encore en vie, Sidious est plus enclin à les laisser sombrer, à les laisser patauger dans leur défaite ; il veut qu'ils vivent leurs dernières années en sachant qu'ils ont été vaincus et que ce sont les Sith qui règnent : « en se mettant la tête dans le sable ou la neige de monde reculés, les Jedi survivants s'humilient devant les Sith. Laissons-les faire. Laissons les payer pour un millier d'années d'arrogance et d'égoïsme ». On note au passage que Sidious a bien conscience de porter l'héritage et la revanche de tous les Sith du passé. Bien entendu, il pèche par arrogance et plante là les graines de sa future défaite.

Sidious encourage Vador à se déchaîner. Il veut exalter ses passions, ses émotions. Un Vador fort, mais sous contrôle, rend Sidious encore plus craint (« si quelqu'un d'aussi puissant que Vador lui obéissait, cela signifiait que lui-même l'était encore plus »). Dès lors, les choses sont claires et le règne de Sidious sera un règne de peur. Il n'a de comptes à rendre personne et ceux qui se mettent en travers de son chemin seront châtiés : « la galaxie pouvait bien penser ce qu'elle voulait de son protégé : Jedi déchu, Sith faisant surface, défenseur des lois impériales... Cela n'avait pas d'importance, puisque, en fin de compte la terreur serait leur allié ».

Sidious a eu le temps de réfléchir. Il a fini par comprendre que la façon dont les Jedi se servent de la Force les freinent. Il a pu voir à quel point derrière leur image d'hommes et femmes vertueux les Jedi étaient des hypocrites. D'après lui, les Jedi empêchent les enfants de se grandir et de se confronter à la réalité. Vador n'échappe pas à ça. Malgré son côté rebelle et le fait qu'il ait commencé sa formation tardivement, il est quand même grandement marqué. Sidious s'aperçoit qu'il a du travail pour le corriger (« et de lui faire comprendre que leurs pouvoirs venaient de l'envie, de la rivalité et de la méchanceté plutôt que de la compréhension. Toutes ces qualités que les Jedi considéraient comme vils et corrompus. Pour empêcher leurs jeunes disciples, ces enfants qu'ils arrachaient à leurs familles, d'explorer les côtés profonds de leur nature. Et les brider afin qu'ils ne découvrent pas pour eux-même le vrai pouvoir de la Force »). Les Sith doivent être capables de s'emparer de leurs émotions, ils doivent s'en servir pour devenir plus forts : « jalousie, haine, trahison... telles étaient les trois choses essentielles pour maîtriser le côté obscur, mais uniquement en tant que moyen de prendre ses distances avec toute notion de moralité, dans le but d'atteindre un objectif plus élevé ».

lundi 2 janvier 2023

Anakin Skywalker dans le roman Dark Plagueis

Le roman Dark Plagueis nous permet de suivre les machinations des Sith. Tenebrous, Plagueis ou Sidious poursuivent ce que Dark Bane a commencé des siècles plus tôt : œuvrer dans l'ombre afin de prendre le contrôle de la galaxie. Plagueis et Sidious expérimentent, ils tentent de repousser les limites de la vie ou de la mort. Ils développent leur pouvoir et leur influence dans les domaines de l'économie et de la politique. Autrement dit, ils essaient de maîtriser les choses autant qu'ils le peuvent. Mais, certains phénomènes leur échappent, et Anakin Skywalker est un d'entre eux.

La notion de contrôle est importante. Car si Anakin apparaît, c'est en conséquence d'action des Sith. En déclenchant un blocus autour de la planète Naboo, Sidious a forcé les Jedi à agir. Et cela a mené à la découverte du jeune Anakin. Très vite, Sidious (Palpatine) comprend que le garçon est différent. Il est suffisamment différent en tout cas pour retenir l'attention de Qui-Gon Jinn ou Dooku. Dans le livre, Dooku a amorcé son basculement ; s'il ne sait pas que Palpatine est un Sith, il confie à ce relatif inconnu un bon nombre de ses états d'âmes ou de ses impressions. C'est lui qui rapporte que « Qui-Gon est revenu de Tatooine avec un garçon, un ancien esclave. D'après sa mère, le garçon n'avait pas de père » et « il est né esclave il y a neuf ans et qu'il a été la propriété de Gardulla la Hutt puis d'un marchand de pièces détachées toydarien ». C'est encore Dooku qui dit au Sith qu'Anakin serait l’Élu selon Qui-Gon, et que le gamin a un nombre important de midichloriens. Tout cela force Palpatine à réfléchir et à repenser à des occasions manquées. L'homme doute, s'interroge. Il était là quand Padmé Amidala a été accueillie à Coruscant pour plaider la cause de Naboo et il n'a rien vu de spécial en Anakin (« cet Anakin, en habits sales, était bien là, aux côtés d'un Gungan et de deux Jedi. Anakin avait même passé la nuit dans une petite chambre de son appartement. Et je n'ai rien senti »). Le Sith est choqué.

Les Sith ont donc raté quelque chose, ils ont raté la découverte d'un garçon potentiellement fort dans la Force. Ils se demandent comment cela est possible. Plagueis, le Sith le plus porté sur les expériences, est interloqué : « il fallait qu'il sache si la Force avait à nouveau contre-attaqué, neuf ans plus tôt, en mettant au monde un être humain capable de rétablir l'équilibre dans la galaxie ». Si Plagueis pense ainsi, c'est à raison ; Sidious n'a pas senti Anakin et Plagueis a raté l'occasion de rencontrer Anakin. Un complot est-il en branle pour abattre les Sith ? Y-a-t-il des Forces qui poussent à leur échec ? Ce sont des questions que Plagueis se pose (« Plagueis se passa une main sur le front. Sommes-nous vaincus ? se demanda-t-il. Nous avez-vous vaincus ? »)

Quand il apprend que c'est le même humain qui a gagné la Boonta Eve, Plagueis est certain que le jeune homme marquera l'histoire : « les actes du garçon ont déjà des répercussions à travers les étoiles ». Il a même des visions en fixant Anakin. Sans qu'il ne le sache, il a un aperçu de ce que sera le futur d'Anakin Skywalker : « des batailles féroces dans les profondeurs de l'espace, des sabres laser qui s'entrechoquaient, des rais de lumière éclatante, un cyborg à casque noir qui se relevait d'une table ».

Après avoir tué Plagueis, Sidious est le seul Sith de la lignée de la règle des deux. Il décide de garder un œil sur Anakin. Il a senti et il sent en lui quelque chose de spécial, il sait qu'il ne pourra pas pleinement s'épanouir au sein de l'Ordre Jedi. Il y a en lui des colères, des émotions que les Jedi ne peuvent accepter ou voudront brider : « Obi-Wan ne semblait pas avoir remarqué la fureur qui frémissait à l'intérieur du garçon, mais, pendant un instant, Palpatine sentit un peu de lui plus jeune en Anakin. Le besoin de défier l'autorité et le don pour masquer ses émotions ». Dès lors, Palpatine décide de laisser grandir Anakin auprès des Jedi. Il lui suffira de le cueillir le moment voulu, le moment où il sera débordant de colère et de haine (« que Skywalker devienne de plus en plus amer au cours de la prochaine décennie, tandis que sa mère vieillissait dans l'esclavage, que la galaxie décrépissait autour de lui et que ses compagnons Jedi s’embourbaient dans des conflits inextricables »).


lundi 19 décembre 2022

Dark Plagueis

Les romans Tarkin, la Revanche des Sith et l'Ascension de Skywalker nous apprennent un certain nombre de choses sur le Sith Dark Plagueis. Il n'y a pas tant de Sith qui sont développés dans l'univers officiel : Maul, Tyranus, Vador et Sidious. Plagueis, lui, est plus dans l'ombre, il est presque une figure de légende. Ce qu'on sait de lui est fragmentaire, biaisé en grande partie par les propos de Sidious.

On sait que Plagueis est mort. Le Sith a longuement travaillé avec Sidious (Palpatine). Il a permis à Sidious de gagner en puissance, d'étendre son influence sur la galaxie. Plagueis a grandement participé à la réussite finale des Sith avant d'être éliminé. Palpatine affirme que « Dark Plagueis était mon maître. C'est lui qui m'a transmis la clé de son pouvoir. Avant que je le tue ». Sidious n'a pas uniquement tué Plagueis, il a pris tout ce qu'il lui appartenait. Il lui a pris ses recherches, son droïde : « propriété jadis de Dark Plagueis, le mentor de Sidious, le droïde appartenait à ce dernier depuis la mort de son maître ». En réalité, Sidious ne serait pas où il en est sans tout ce qu'a fait Plagueis et il le sait bien. En œuvrant en coulisses, en permettant aux Sith de grandir à l'abri du regard des Jedi et des forces républicaines, Plagueis a bâti les fondations nécessaires : « au cours des années qui s'étaient écoulées, Sidious en était venu à éprouver de la reconnaissance envers Plagueis, pour le planificateur et le prophète qu'il avait été ».

Quand Sidious parle de Plagueis, c'est de façon assez élogieuse. On en a une belle preuve lorsqu'il en parle à Anakin Skywalker. Il vante les mérites du Sith, ses accomplissements, il dit qu'il a réalisé de réelles prouesses. Il en parle presque comme un récit merveilleux, quelque chose enclin à enflammer l'esprit fragile et déséquilibré d'Anakin Skywalker. Il précise donc que « c'est une légende Sith, la légende d'un Seigneur Noir qui avait tourné son regard si profondément à l'intérieur de lui qu'il était parvenu à comprendre, et à maîtriser la vie elle-même. Et – parce que les deux ne font qu'un, lorsqu'on est assez clairvoyant – la mort elle-même ». La mort, il y a donc de quoi intéresser des gens comme Anakin qui veut empêcher Padmé de mourir ou Sidious qui veut garder le pouvoir pour toujours. Dans l'Ascension de Skywalker, on comprend que Sidious n'a pas réussi à percer les expériences de Plagueis. Pire, il doute, il se demande même si Plagueis a réellement réussi : « peut-être que Plagueis s'était-il joué de lui au bout du compte. Peut-être que son secret demeurerait secret à tout jamais ». Pour autant, Sidious a retenu une chose : le combat contre la lumière est éternel. Les Sith ne peuvent se permettre de se reposer sur leurs lauriers. Si les Jedi peuvent être éliminés, on ne peut pas tordre la Force pour toujours dans la direction désirée. D'après Plagueis, la Force aurait presque une volonté propre : « une fois, Dark Plagueis avait constaté qu'il arrivait que la Force contre-attaque. La mort d'une étoile ne signifiait pas nécessairement la fin de son rayonnement ».

Plagueis sert de point de repère à Sidious. Sidious veut le dépasser, il en veut plus. Il ne veut pas simplement réaliser des expériences, repousser les limites des possibilités. Il cherche à « trouver le secret que nombre de Maîtres Sith avaient recherché avant lui, à savoir comment exploiter la puissance du Côté Obscur pour remodeler la réalité elle-même ; pour façonner un univers de ses propres mains. Pas la simple immortalité que Plagueis convoitant tant ». D'ailleurs, à sa façon, Sidious a vaincu la mort. Quand Vador l'a trahi et l'a jeté dans un puits, il a réussi à ne pas mourir. Dans l'Ascension de Skywalker, on comprend comment il y est parvenu : « l'Empereur mourant fit appel à toute la puissance obscure de la Force pour pousser sa conscience loin, très loin ». Sidious a donc séparé son esprit de son corps.

mercredi 5 octobre 2022

Quelques informations tirées du roman Shadow of the Sith

 
  • Ochi de Bestoon a déjà été sur Exegol avec Dark Vador

  • Ochi de Bestoon a entendu la voix de l'Empereur Palpatine qui lui a demandé de trouver Rey

  • La fille de Lando s'appelle Kadara

  • Ochi de Bestoon a chassé des Jedi durant la Guerre des Clones

  • A Exegol, des voix chantent la gloire de Sith : Plagueis, Revan, Noctyss, Sanguis, Kakon, Voord, Shaa

  • Les Sith font saigner les cristaux kyber qui deviennent rouges. Cela montre leur pouvoir et leur puissance

  • Ochi de Bestoon a chassé Depa Billaba mais a été stoppé par Mace Windu

  • Luke Skywalker a une vision d'Anakin Skywalker

  • Les parents de Rey s'appellent Dathan et Miramir

  • Pour Luke, dans la Force, Vador était le feu et Sidious la glace

  • Luke reconnaît le sabre laser d'un Sith dans les mains d'une Acolyte : Dark Noctyss

  • Luke recherche des artefacts, objets et autres choses Jedi ou Sith

  • Luke a identifié un groupe d'adorateur du Côté obscur ; les Acolytes, dont fait partie Kiza

  • Lando remarque le casque de Dark Momin, un casque qui prend le contrôle de celui qui le porte

  • Pryde est alcoolique

  • Dathan et Miramir ont confié Rey à Unkar Plutt sur Jakku pour la protéger d'Ochi de Bestoon

  • Il y a un masque ayant appartenu à un Sith appelé Exim Panshard

  • Ochi a rencontré et affronté Lando et Luke

  • Ochi a une dague, une relique Sith qui se nourrit du sang de ses victimes

  • Ochi a tué Dathan et Miramir

  • Un Temple Jedi est sur Tython