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Que lire dans l'univers légendes ?

Dans l'univers Star Wars Légendes, tous les romans ne sont pas de la même qualité, du même intérêt.  Je conseillerais donc de lire : le ...

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dimanche 30 juin 2024

L'obscurité est toujours là

Comme son titre l’indique, le roman L’ombre des Sith nous parle des Sith et de l’obscurité. Si Vador et Sidious sont évidemment mentionnés, d’autres Sith sont évoqués. Cela illustre bien l’idée que la règle des deux est une doctrine obscure parmi tant d’autres. Elle a certes permis à Sidious d’accéder au pouvoir mais elle n’est pas non plus la panacée.


Dans ce roman, on a la première démonstration que Sidious a vaincu la mort puisqu’il parle fréquemment à Ochi. Luke a bien détruit son enveloppe physique avec l’aide de Dark Vador, toutefois Sidious a su anticiper et prendre des dispositions pour avoir une certaine forme de survie.

Alors qu’il est pris par un rêve ou une vision, Luke rencontre son père, le traître Anakin Skywalker sous forme de figure fantomatique. Ce dernier lui donne un avertissement qui sonne comme une annonce du retour possible de Sidious. Il lui dit que « la Force est une rivière, mon fils. Elle s’écoule à travers la galaxie tel un torrent puissant. Mais certaines choses peuvent dévier son cours et certaines personnes cherchent à le modifier ». Or, la capacité de Sidious à sentir les perturbations dans la Force l’a souvent mené à tenter de la plier à sa volonté.


A la recherche d’artefacts et de renseignements liés aux Jedi, aux Sith ou à la Force, Luke va de découverte en découverte. Il apprend, par exemple, qu’il existe un « monde caché des Sith, un lieu de pouvoir et, selon Kli l’Ancien, un scribe antique, de vie éternelle » et que cet endroit s’appelle « Ixigul - ou Exegol » ; on ne peut s’y rendre qu’avec un orienteur car la navigation est très compliquée. Pour Luke, c’est la confirmation que les Sith cachent bien des secrets. D’une certaine façon, cela est presque effrayant tant son expérience avec des Sith sur l’Etoile de la Mort l’a marqué. Ce qu’il a ressenti à ce moment-là a été un vrai bouleversement, des sensations totalement inédites pour lui : « Vador avait été un feu, un dragon solaire blotti dans le coeur d’une étoile sur le point de se transformer en nova. L’Empereur, Palpatine, avait été tout le contraire : il était la glace, le froid terrifiant des profondeurs insondables de l’océan ».


Le roman aborde également d’autres Sith, via l’angle des artefacts (sabres laser, masques).

Ainsi, on en apprend plus sur des Sith qui ont vécu avant l’ère de Sidious. 


Il existe peu d’informations sur la Sith Dark Noctyss. On sait que sa légende a traversé les âges, comme certains de ses accomplissements. Elle est surtout connue pour son sabre laser particulier (« Luke reconnut son arme. Elle sortait tout droit d’un mythe, et Luke n’avait jamais été certain que cette relique existait (…) Le sabre laser de Dark Noctyss »). Il faut dire que ce sabre laser est courbé, il n’a donc rien à voir avec ceux qu’on connait.


Les masques sont mis en avant dans ce roman. 

Lando évoque la légende de Momin: « il y avait ce casque supposé avoir appartenu à un Seigneur Sith, Momin. Quiconque le mettait était possédé par lui, comme si Momin était de retour ». On peut noter que, d’une certaine façon, Momin a réussi à vivre après sa mort.

Enfin, on découvre le groupe appelé les acolytes de l’Au-delà dont Kiza fait partie. Les membres sont des admirateurs des Sith qui cherchent des objets liés. Kiza porte ainsi un masque particulier qui était « une relique des plus puissantes » et qui avait appartenu au Sith Exim Panshard, son Maître mort bien longtemps avant mais vivant dans le masque. Luke met fin à la vie de Kiza et du masque.


mardi 30 avril 2024

Lando Calrissian, à la recherche de sa fille

Le roman L’ombre des Sith nous parle de familles. Dathan tente de protéger Miramir et Rey de Palpatine alors que Lando Calrissian est à la recherche de sa fille disparue, Kadara. 


Lando n’a pas pu profiter longtemps de sa fille. Elle a été enlevée. Depuis, il la recherche partout, avec tous les moyens à sa disposition. Sa perte a causé un grand choc, une immense peine qui ne le quitte pas. D’ailleurs, Lando veut vivre cette peine (« il ne voulait pas que sa douleur s’estompe (…) Il voulait revivre cette expérience, ressentir son chagrin et sa souffrance avec une telle force qu’il se sente prêt à remuer l’univers entier juste pour retrouver son enfant, Kadara Calrissian »). C’est comme si c’était pour lui le moyen de ne pas l’oublier et de conserver l’énergie de la recherche.

Des années durant, Lando a recherché sa fille. Le résultat ? Un échec : « il avait cherché et il avait échoué. Cette quête l’avait mené d’un bout à l’autre de la galaxie, l’avait vu solliciter tous ses contacts, visiter toutes les lunes, toutes les stations et toutes les bases imaginables, mais il n’avait rien trouvé. ».


Dans un premier temps, Lando a pu compter sur ses amis, tous les liens créés dans ses activités d’homme d’affaires ou du temps de la Rébellion. Ses proches l’ont volontiers aidé. Mais, avec le temps, Lando a cessé de leur demander de l’aide, conscient qu’ils devaient mener leurs vies (« Luke devait se concentrer sur son temple, Han et Leia avaient leur propre vie. Lando ne leur en voulait pas. Au bout du compte, c’était à lui de supporter le problème -la douleur. Alors, Lando avait poursuivi ses recherches. Seul. »). C’est pour cela qu’on le retrouve dans un bar bien louche au début du roman. Ses oreilles traînent, il est toujours en quête du moindre indice. Il est forcément intéressé quand il entend les termes Sith et enlèvement dans la même phrase. Mais, il ne sait pas qu’il fait fausse route : ce ne sont pas des Sith qui ont enlevé sa fille mais le Premier Ordre, le fils bâtard de l’Empire qui n’a pas accepté sa défaite et veut se venger de ses principaux antagonistes.


Son périple le mène à croiser une famille en détresse : Dathan, Miramir et Rey. Il ne sait pas qui ils sont mais la situation le touche. Il trouve en eux un écho de sa propre existence (« il avait peut-être vieilli, avait peut-être perdu certaines de ses anciennes habitudes, mais il était toujours Lando Calrissian. Un héros de guerre décoré. Un général. Un père. »). Le souvenir de Kadara hante Lando, il ne veut pas que d’autres connaissent le même sort que lui. 

Luke, lui, est présent à ce moment de la vie de Lando. Ce dernier l’a prévenu qu’il a entendu parler des Sith. Il sait que c’est un sujet qui intéresse Luke. Le Jedi prend le temps d’observer son vieil ami. Il le sait plein de ressources, déterminé ; il le voit marqué. Il est clair que « Luke se faisait du souci pour lui. En dépit des apparences, de son charisme et de son assurance, Lando avait passé ces six dernières années dans un enfer intime. Son existence avait été bouleversée par l’enlèvement de sa fille. Et cela l’avait profondément changé »). Lando n’est donc plus le même. Il est toujours un joueur, un homme prêt à se lancer dans des opérations louches ou qui a des fréquentations qui sortent de l’ordinaire. Mais, il est en réalité un parent brisé.

jeudi 15 février 2024

L'ombre des Sith : le fils de Palpatine

L’ombre des Sith introduit le fils de Palpatine, Dathan, sa femme Miramir et sa fille Rey. Les trois sont en fuite, essayant d’échapper aux griffes des agents de Palpatine. Ils errent dans le fond de la galaxie, allant de planète en planète.

Palpatine a beau être vaincu, il garde malgré tout de l’influence et des fidèles. Des années ont passé et il est toujours capable de traquer qui il veut dans la galaxie. Ici, sa cible est Dathan, sa progéniture.


Dathan n’a pas eu une vie simple sur Exegol. Non doué de la Force, il ne présente aucun intérêt pour Palpatine. Il n’est pas né d’une union entre un homme et une femme, il n’est même pas un réel clone, il n’est qu’une expérience ratée. On peut lire quelques lignes qui résument parfaitement sa situation : « c’est un bon à rien, sans pouvoir, un strandcast génétique qui n’a rien hérité de son père. C’est une abomination (…) Parce que lui donner un nom, ce serait le reconnaître, lui accorder une vie et une existence au-delà de son propre échec ». Dathan ne présente donc aucun intérêt pour lui-même ; c’est seulement en apprenant qu’il a eu une fille que Palpatine commence à le traquer.


Star Wars regorge de personnages dont on ne connait pas l’identité exacte des parents ou qui ne sont pas nés de façon naturelle : Anakin n’a pas de père, les clones sont créées à partir de Jango Fett. Dathan ne rentre dans aucune de ces deux catégories mais il est quand même une création, sous une nouvelle forme. Alors qu’il trouve refuge sur une station et qu’il demande de l’aide à Anaximander, un homme d’affaires, celui-ci décide de scanner la famille. Il se rend compte que « le sujet trois ne présente pas les signatures génétiques d’une croissance accélérée ». Autrement dit, Dathan n’a pas subi le même sort que les clones. S’il a été créé, il a grandi normalement : « il a trente-trois années standard, mais l’analyse montre qu’il est un strandcast hybride (…) Le strandcast n’est pas une réplique clonée directement à partir d’un donneur, mais il est quand même issu d’un modèle d’ingénierie ». 

Dathan n’est donc même pas un prénom donné par son père, mais celui-que portait la seule personne lui offrant un minimum d’affection sur Exegol.


Tout laisse croire que Dathan a vécu une vie pathétique et misérable sur Exegol. Son père ne lui accordait aucune attention et il était méprise par les autres habitants de ce monde caché. Il a donc pris la fuite à bord d’un vaisseau et s’est retrouvé à errer. Et, même si il a rencontré une femme qui lui a donné de l’espoir et du courage, il reste durablement marqué par son enfance. Palpatine lui fait toujours peur : « dix-sept longues années depuis que le père de Dathan - encore aujourd’hui, il sentait de l’effroi, un vide, presque une forme de vertige à la pensée de Palpatine - avait été vaincu et que l’Empire qu’il dirigeait s’était effondré ».

Cela a durablement marqué Dathan. Il doute de ses qualités de père, il se sent responsable de ne pas pouvoir offrir un cadre sécurisé à Rey. Il a compris que ses jeunes années en sont la cause (« il redoutait d’être un mauvais père - de ne même pas savoir ce qu’impliquait être un bon parent. Sa propre éducation et sa jeunesse avaient été un cauchemar quotidien »).