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Que lire dans l'univers légendes ?

Dans l'univers Star Wars Légendes, tous les romans ne sont pas de la même qualité, du même intérêt.  Je conseillerais donc de lire : le ...

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mardi 15 septembre 2026

Maître du mal : Vador est un monstre

L’Empire vient d’être proclamé et a pris la place de la République. Palpatine n’est plus un Chancelier mais un Empereur. Pour affirmer son autorité, son pouvoir, il est accompagné d’un nouvel acteur inconnu qui fascine et inquiète : Dark Vador. Goth, un combattant expérimenté, a participé à la Guerre des clones, à la purge des Jedi. Il a donc vu son lot d’horreurs. Il reste pourtant traumatisé en voyant Vador. Il voit qu’il est une « présence menaçante au côté de l’Empereur, un cauchemar en noir ». Ce n’est pas seulement l’apparence qui intrigue mais aussi son rôle. On ne sait pas trop qui il est, la façon dont il influence Palpatine (« son rang, sa position, sa fonction, jusqu’à son identité, tout cela restait inconnu »).

Alors qu’il est envoyé en mission avec Vador, Goth doit enquêter sur lui pour le Bureau de la Sécurité Impériale. Il s’agit de savoir si Vador représente ou non une menace pour l’Empereur. De plus, Goth doit faire avec sa propre curiosité puisqu’il cherche à percer le mystère Vador. Quand il le voit en action, il se demande même si Vador a un lien avec les Jedi. Non seulement il semble être doué de la Force mais en plus il utilise un sabre laser.  Ayant fréquenté des Jedi, Goth est troublé par la couleur du sabre de Vador ; elle n’est ni verte ni bleue mais rouge. Cela suffit à faire peur au soldat (« son crépitement brulant parut d’une violence insensée au oreilles de Goth »).

Plus il observe Vador, plus Goth se rapproche de sa réelle identité. En réalité, Goth semble avoir percé que Vador est Anakin. Il dit clairement à son fidèle droïde que « je pense que c’est plus qu’un simple Jedi, 99. Je pense que c’est Anakin Skywalker ». S’il dit ça, c’est parce qu’il se rend compte que l’armure que porte Vador conditionne sa survie et qu’il sait qu’Anakin a été grièvement blessé à la fin de la guerre.


Goth a participé à la destruction des Jedi. Il fait partie de ceux qui ont été au Temple de Coruscant et ont participé à ce massacre. Alors qu’il repense à cet événement, il nous confirme que Dark Vador a bien massacré les enfants : (« il avançait dans la première salle et découvrit les petits corps qui gisaient par groupe sur le sol. Des novices. Des enfants. Fallait-il vraiment qu’ils périssent comme leurs maîtres ? ») ; Vador ne s’est donc pas seulement retourné contre ses anciens collègues mais il a aussi pris du plaisir à tuer des jeunes Jedi.

Lors de sa mission avec Vador, Goth se rend compte que Vador se construit son petit groupe privé, mené par le clone Appo. Goth retrouve là des soldats qui ont « participé aux combats les plus durs à la fin de la Guerre des Clones » dont l’attaque contre les Jedi. Vador s’est donc entouré de types qui ont commis les pires atrocités.


La quête de Vador est de retrouver un shaman qui intrigue Palpatine. Le shaman a une aura particulière dans la Force et on murmure qu’il est capable de faire revenir les morts. Cela suffit à intriguer les Sith. Mais, Vador fait face à un individu dont il ne mesure pas la puissance. Le shaman réveille en lui les pires souvenirs. Il poussa Vador dans ses retranchements en prenant l’apparence et la voix de Padmé. En voyant ça, Vador « poussa un véritable rugissement exprimant sa colère ». On comprend que Vador n’a toujours pas digéré le fait d’avoir perdu Padmé et que sa perte l’accompagnera toute sa vie. Ceci dit,  vu que c’est Vador qui a étouffé Padmé et entraîné sa mort, il ne peut s’en prendre qu’à lui-même.

Goth est saisi en assistant à la fureur de Vador tout comme il retient son souffle quand Vador réalise avec des prouesses avec la Force (« Vador avait pris le contrôle de la descente du vaisseau. Il retenait la masse et la vélocité de tout le transport du Techno-Syndicat et le suspendait en orbite d’Etti IV. Tout cela grâce au pouvoir de la Force. C’était incroyable »).


Vador montre aussi qu’il tient à ses hommes, à ceux qui lui sont fidèles. Appo est un bel exemple de cela. Blessé à la jambe lors de la mission, Appo est freiné. Il ne peut aider Vador comme il le désire. On pourrait penser que cette faiblesse dégoûterait Vador, ce n’est pas le cas. Il lui tend la main et lui offre son soutien. D’abord avec des propos réconfortants (« votre bravoure vous fait honneur, dit Vador. Ainsi que la bravoure de vos hommes au Temple Jedi ») puis avec des gestes (« il se mit alors au travail sur la prothèse avec un grande dextérité malgré ses gants épais »).


Goth a bien observé Vador. Il a vu son aspect implacable, sa violence, sa détermination et sa cruauté. Il lui faut beaucoup de courage pour dire à Vador que « vous êtes la haine et vous êtes la peur, la personnification (…) du pire de ce qu’il y a en nous ». Il poursuit en disant que Vador est là pour « apporter la terreur à la galaxie ».


Cependant, aussi fort soit Vador, il reste un homme qui le domine : l’Empereur Palpatine, le Sith Sidious. Ce dernier semble être dans une totale autre dimension de puissance. Il fait de Vador sa chose en lui envoyant des éclairs de Force, censés lui rappeler qui est le Maître et qui est l’apprenti (« le pouvoir se déversait toujours à travers les mains tendues de l’Empereur, et le visage de celui-ci était un masque grimaçant de haine pure »). Sidious rappelle à Vador qu’ « il n’y a pas de pouvoir dans la Force qui ne soit pas mien, car je suis le côté obscur ». Vador a beau être un monstre, il a son maître. 

mercredi 15 avril 2026

Sidious, au-dessus des autres ?

Palpatine n’est pas uniquement un Empereur, un leader politique. Il est aussi et surtout un Sith connu sous le nom de Dark Sidious. Il est celui qui a détruit l’imposant Ordre Jedi, il est celui qui a réussi à pervertir le prétendu Elu. Tout cela laisse à penser que Sidious est extrêmement puissant dans la Force.


Iskat Akaris est une Jedi animée par le désir de tuer. Elle fait partie des quelques Jedi qui ont survécu à l’Ordre 66 en rejoignant le rang des inquisiteurs, ces individus sensibles à la Force utilisés par Vador et Sidious pour traquer d’éventuels survivants Jedi. Quand elle rencontre Sidious pour la première fois, elle est estomaquée par ce qui se dégage de lui. Elle est sans voix, sans réaction. C’est bien normal car « une énergie sombre émanait de lui comme des volutes du fumée et, bien qu’il semblât ratatiner et faible, elle sut qu’à ses côtés se trouvait un être au pouvoir immense ». Cette description est intéressante car elle montre qu’il faut voir au-delà des simples apparences. Les gens qui ne le considèrent que comme un vieillard font fausse route.


Quand Sidious lui parle, il la remet en place. Il veut lui faire comprendre qu’elle ne doit pas réfléchir comme une Jedi, qu’elle doit se débarrasser de leurs enseignements et de leurs dogmes. En tant qu’Inquisitrice, Iskat doit devenir plus forte si elle ne veut pas se faire écraser (« L’égalité, grogna-t-il avec dégoût. L’égalité n’existe pas, il n’y a que la domination ou l’échec »).

Sidious lit facilement en Iskat Akaris. Il a vite saisi ce qui la motive. Mieux, il sait trouver les bons mots pour exalter sa colère et sa fureur. Devenir Inquisitrice est un cadeau qu’il lui fait, une opportunité qu’elle doit saisir. Il lui offre « la chance de devenir ce que tu étais destinée à devenir… et de devenir ceux qui t’auraient détruite parce que tu es différente ». Autrement dit, il arrive à modeler les inquisiteurs, ces anciens Jedi. Il parvient à effacer tout ce en quoi ils ont cru pendant des années. Il trouve pour chacun d’entre eux les bons mots. Il sait que le désir réel d’Iskat a toujours été effacé par les Jedi ; il lui permet d’enfin le vivre : « la chance de lutter pour affirmer ta propre suprématie. La chance de faire ce que tu fais le mieux. Tuer ».

Iskat est tétanisée au contact de Sidious. Quand le Sith laisse échapper qui il est réellement, il parvient à la figer sur place (« elle sentit ses narines frémir et tout son corps la supplier de fuir, aussi vite et loin que possible pour ne jamais, jamais revenir »).


Dans le roman Les seigneurs des Sith, Sidious et Vador sont pourchassés par des rebelles sur la planète Ryloth. Si leur navette s’écrase en territoire hostile et reculé, s’ils sont traqués, si Vador est inquiet et si les gardes impériaux meurent un par un, on comprend que Sidious n’a jamais craint pour sa propre survie. C’est comme s’il savait ce qui allait se passer. Il sait aussi que ses gardes ne vont pas hésiter à se sacrifier pour lui et que Vador va tout faire pour le protéger. Et si nécessaire, Sidious peut toujours intervenir et se battre. Quand il le fait, c’est une réelle démonstration de maîtrise et d’efficacité (« il paraissait minuscule devant les monstres géants, mais se déplaçait avec une célérité surnaturelle, frappant sans discontinuer, tranchant des têtes et des membres. Il riait »). Sidious semble prendre du plaisir à répandre la mort.

Sidious juge aussi Vador. Il veut mesurer l’ambition de son apprenti, savoir le degré de menace. Vador, lui, a bien conscience qu’il est loin du niveau de son maître même si l’idée de le détrôner trotte parfois dans son esprit. Vador n’est pas stupide et se rend bien compte que Sidious l’évalue à sa façon (« il sentit les yeux de l’Empereur poser sur lui, l’intensité de son regard, le poids de ses attentes (…) il s’agissait aussi, comme il le subodorait, de le mettre à l’épreuve »).


samedi 15 novembre 2025

Xizor n'aime pas Vador

Le chef de l’organisation criminelle Soleil Noir a une bien haute estime de lui-même. Il se prend presque pour l’égal de Vador et de l’Empereur Palpatine, il est convaincu qu’il joue dans la même cour qu’eux. Car, bien que dépourvu de la Force, l’individu est riche, puissant et influent. En très bonne forme physique, il est également intelligent et commande de nombreux hommes et femmes. Bref, tout le laisse croire qu’il est l’égal des deux têtes de l’Empire.


C’est sans doute pour cela qu’il se sent prêt à se venger de Vador. Xizor déteste Vador. Il déteste le bras droit de l’Empereur depuis qu’une expérimentation biologique a mal tourné et a conduit l’Empire à bombarder une ville. Or, l’assaut mené par Vador a touché des proches de Xizor : « parmi les victimes se trouvaient la mère, le père, le frère, les deux soeurs et les trois oncles de Xizor. Ce dernier était absent à l’époque du drame ». Cet événement a considérablement marqué Xizor. Il est hanté par cela et il n’a pas réussi à se débarrasser de sa peine. Bien entendu, il pense qu’il pourrait tuer Vador. Il sent qu’il en est capable mais ce ne serait pas suffisant. Il veut que Vador soit tourmenté, lentement brisé ou détruit. Sa réflexion est que « le déshonneur, la disgrâce étaient des choses bien plus douloureuses quand on était à ce stade de la hiérarchie ». Autrement dit, il veut voir Vador tomber de haut et sombrer dans l’échelle impériale. Il sait aussi que Vador ne craint personne, ne respecte personne à part l’Empereur. Xizor veut donc briser cette relation ; il veut priver Vador de la seule chose qui semble importante (« il briserait Vador, il ferait en sorte qu’il soit jeté aux ordures par son maître bien-aimé »).


Mais, la réalité rattrape Xizor. Si il est convaincu de faire partie des individus les plus puissants de la galaxie, il sait aussi que son entreprise est hasardeuse. Penser battre Vador dans un combat physique est une utopie. Car, Xizor a vu ce dont Vador était capable avec un sabre laser ou la Force ; le défier en duel serait stupide (« Vador était quelqu’un de bien trop puissant. On ne pouvait pas l’attaquer de front »).

Il se sait aussi relativement épargné. Xizor a conscience que Vador l’aime peu. Il se doute que Vador aimerait le détruire mais il a l’idée que Vador a bien peu de chances de l’attaquer car il « bénéficiait des faveurs de l’Empereur ». Par conséquent, Xizor se dit que « tant que ce serait le cas, Vador n’oserait pas lui faire du mal ».


Vador, lui, ne cache donc pas son dédain ou son mépris. Il affirme à son Empereur que « c’est un homme dangereux » et qu’on « ne peut pas lui faire confiance ».

Pendant longtemps, Vador pensait simplement que Xizor voulait prendre sa place, que c’était une lutte pour s’approprier les bonnes grâces de l’Empereur et avoir plus de pouvoir. C’est un jeu que Vador pratique avec peu d’entrain. Les luttes de pouvoir, les intrigues semblent peu l’intéresser : « des hommes comme Xizor et l’Empereur éprouvaient un certain plaisir à manipuler les gens mais Vador avait toujours trouvé avilissant de devoir patauger dans ces histoires de double jeu et de triple trahison ».

Mais, il finit par comprendre que c’est extrêmement privé, que Xizor veut sa carcasse pour des raisons intimes (« ce n’était pas seulement que Xizor considérait Vador comme un adversaire pour s’approprier les bonnes grâces de l’Empereur (…) Non. C’était personnel ! ») 

dimanche 30 juin 2024

L'obscurité est toujours là

Comme son titre l’indique, le roman L’ombre des Sith nous parle des Sith et de l’obscurité. Si Vador et Sidious sont évidemment mentionnés, d’autres Sith sont évoqués. Cela illustre bien l’idée que la règle des deux est une doctrine obscure parmi tant d’autres. Elle a certes permis à Sidious d’accéder au pouvoir mais elle n’est pas non plus la panacée.


Dans ce roman, on a la première démonstration que Sidious a vaincu la mort puisqu’il parle fréquemment à Ochi. Luke a bien détruit son enveloppe physique avec l’aide de Dark Vador, toutefois Sidious a su anticiper et prendre des dispositions pour avoir une certaine forme de survie.

Alors qu’il est pris par un rêve ou une vision, Luke rencontre son père, le traître Anakin Skywalker sous forme de figure fantomatique. Ce dernier lui donne un avertissement qui sonne comme une annonce du retour possible de Sidious. Il lui dit que « la Force est une rivière, mon fils. Elle s’écoule à travers la galaxie tel un torrent puissant. Mais certaines choses peuvent dévier son cours et certaines personnes cherchent à le modifier ». Or, la capacité de Sidious à sentir les perturbations dans la Force l’a souvent mené à tenter de la plier à sa volonté.


A la recherche d’artefacts et de renseignements liés aux Jedi, aux Sith ou à la Force, Luke va de découverte en découverte. Il apprend, par exemple, qu’il existe un « monde caché des Sith, un lieu de pouvoir et, selon Kli l’Ancien, un scribe antique, de vie éternelle » et que cet endroit s’appelle « Ixigul - ou Exegol » ; on ne peut s’y rendre qu’avec un orienteur car la navigation est très compliquée. Pour Luke, c’est la confirmation que les Sith cachent bien des secrets. D’une certaine façon, cela est presque effrayant tant son expérience avec des Sith sur l’Etoile de la Mort l’a marqué. Ce qu’il a ressenti à ce moment-là a été un vrai bouleversement, des sensations totalement inédites pour lui : « Vador avait été un feu, un dragon solaire blotti dans le coeur d’une étoile sur le point de se transformer en nova. L’Empereur, Palpatine, avait été tout le contraire : il était la glace, le froid terrifiant des profondeurs insondables de l’océan ».


Le roman aborde également d’autres Sith, via l’angle des artefacts (sabres laser, masques).

Ainsi, on en apprend plus sur des Sith qui ont vécu avant l’ère de Sidious. 


Il existe peu d’informations sur la Sith Dark Noctyss. On sait que sa légende a traversé les âges, comme certains de ses accomplissements. Elle est surtout connue pour son sabre laser particulier (« Luke reconnut son arme. Elle sortait tout droit d’un mythe, et Luke n’avait jamais été certain que cette relique existait (…) Le sabre laser de Dark Noctyss »). Il faut dire que ce sabre laser est courbé, il n’a donc rien à voir avec ceux qu’on connait.


Les masques sont mis en avant dans ce roman. 

Lando évoque la légende de Momin: « il y avait ce casque supposé avoir appartenu à un Seigneur Sith, Momin. Quiconque le mettait était possédé par lui, comme si Momin était de retour ». On peut noter que, d’une certaine façon, Momin a réussi à vivre après sa mort.

Enfin, on découvre le groupe appelé les acolytes de l’Au-delà dont Kiza fait partie. Les membres sont des admirateurs des Sith qui cherchent des objets liés. Kiza porte ainsi un masque particulier qui était « une relique des plus puissantes » et qui avait appartenu au Sith Exim Panshard, son Maître mort bien longtemps avant mais vivant dans le masque. Luke met fin à la vie de Kiza et du masque.


jeudi 30 mai 2024

La cape de Jacen Solo

Jacen Solo ne se contente pas d’interner les opposants politiques ou de dévoyer les enseignements Jedi. Il ne lui suffit pas de nouer une alliance avec l’infâme Lumiya ; il met également en scène son changement. Son apparence vestimentaire change et il se met à porter une longue cape noire qui évoque forcément une autre personne, assez malfaisante : Dark Vador. D’ailleurs, dans le roman Descendances, un capitaine anticipe déjà ce changement. Il interroge ses camarades : « quand est-ce qu’il va opter pour une cape noire et un casque assorti ? Et plein de soldats en armure blanche ? ». Le lien avec Vador est clair, tout le monde a encore en tête l’apparence du bras droit de Palpatine. 

Mara, si prompte à trouver des excuses à Jacen, ne peut pas là feindre l’aveuglement en voyant le nouveau look de Jacen (« sait-il seulement à qui il ressemble ? »).


Dès lors, Jacen ne quitte plus sa cape. Elle est celle qui permet de se démarquer, elle est celle qui permet à ses détracteurs de le reconnaître. Jacen se démarque des autres et attire immédiatement l’attention. On en a un exemple lors des funérailles de Mara Jade : « une silhouette vêtue de noir s’avançait d’un pas vif au milieu de l’allée centrale. L’homme arborait des bottes hautes et une longue cape de soie scintillante ceignait ses larges épaules ».


Quand Jacen apparait habillée ainsi, le lien avec Vador est quasi systématique.

En s’entraînant, Jaina et Zekk font face à Jag Fel. Pour les perturber, le Chiss s’habille comme Jacen. Le déguisement trouble les deux Jedi et les fait plonger dans un passé qu’ils n’ont pas connu. Voir Jag habiller ainsi ne fait pas que les perturber, cela les effraie également (« Zekk sentit un frisson d’effroi quasi surnaturel. Dans ses plus beaux atours, Solo ressemblait tant à Dark Vador que n’importe quel allié des Jedi, ayant vécu ou étudié l’époque de la Purge Jedi, aurait ressenti la même chose »). Ainsi, on en a un autre exemple avec Leia Organa. La mère de Jacen a connu Vador, elle l’a fréquenté de près et a souffert à cause de lui. Leia est donc une bonne référence pour comparer Vador et Jacen. Elle aussi est choquée par ce qu’elle a sous les yeux, d’autant plus qu’elle se rend compte que son fils et son père semblent être les deux faces d’une même pièce. Leia pense que « l’image qu’il renvoyait, celle d’un grand et dangereux utilisateur de la Force vêtu d’un costume et d’une cape noire, lui rappelait une fois plus son père plus que son fils ».


La cape fait donc partie du personnage que se construit Jacen. Elle est un atout pour imposer sa volonté et répandre la peur. Mais, elle est aussi quelque chose qui l’a presque mené à sa perte.

Luke et les autres Maîtres Jedi dressent un plan audacieux pour espionner Jacen Solo. En apparence, c’est une attaque désespérée contre le leader de l’Alliance Galactique. En réalité, ce n’est qu’une diversion : il s’agit de poser une sorte de mouchard sur lui. C’est une Seha Dorvald terrifiée qui s’en charge : «  des larmes troublèrent la vue de Seha. Elle les essuya et donna, à distance, une chiquenaude au chiffon. Lorsque le colonel Solo tourna, sa cape se gonfla et le morceau de tissu alla s’accrocher à son ourlet. ».

Jacen ne se rend pas compte qu’il a été trompé. Il faut l’intervention d’une lieutenant, Tebut, pour qu’il le remarque. C’est une intervention courageuse de la part de cette gradée car bien trop de soldats craignent la réaction de Jacen (il a notamment étranglé devant des soldats un gradé ayant fait une erreur). Elle demande à Jacen « pourquoi portez-vous une cape rapiécée ? ». Jacen admet devant elle et à lui-même qu’il a pêché par suffisance, que la cape qui devait servir à imposer son autorité l’a déçu (« nous faisons tous des erreurs, lieutenant et visiblement j’en ai fait une en laissant quelqu’un me coller un mouchard »). 

Par la suite, déçu, Jacen abandonne sa cape quelques temps. Le Sith s’est senti trompé et prend une mesure radicale en s’en débarrassant (« Caedus arriva sur le pont. Sa cape aurait dû voleter autour de lui, mais ce n’était pas le cas. Pourquoi ? Oh, oui. Il l’avait donnée. Elle l’avait trahi »). D’une certaine façon, Jacen semble accorder à la cape une volonté. Est-ce une façon de se dédouaner de son erreur ?


vendredi 29 mars 2024

Qui est Grievous ?

Il existe des personnes qui marquent par leur apparence. Il n’est pas besoin d’avoir la Force ou de pouvoir faire voler des objets ou lancer des éclairs pour être charismatique ou imposant. Grievous en est un bel exemple même si il faut admettre que son apparence suffit à le différencier de ceux qui l’entourent. Dans le roman Sombre apprenti, on trouve une description qui lui rend parfaitement justice et illustre ce qu’il est : « avec ses quatre bras, son masque semblable à un crâne et ses pieds griffés, c’était une créature qu’on aurait pu croire issue des cauchemars qu’induisait les épices, et non un être réel. C’était plus une machine qu’un organisme vivant, mais on lisait dans ses yeux fendus une malveillance terrible ». Grievous est une chose impitoyable, un formidable outil de combat qui obéit aux ordres de Dooku. C’est un homme connu dans une bonne partie de la galaxie, craint par un grand nombre. Ses exploits parlent pour lui. Comme le mentionne Asajj Ventress, il a répandu la mort et la destruction sur Dathomir (« à l’époque, elle était dévastée par le massacre de son clan que Grievous avait perpétrée »). On peut même penser que Grievous prend un malin plaisir à traquer des utilisateurs de la Force puisque les Jedi semblent être des proies qu’il apprécie. Ainsi, Dooku dit que « lorsque Grievous ou Ventress abattaient un Jedi, ils me rapportaient ces petites souvenirs du combat » ; Grievous aimait collectionner les sabres laser.


Grievous est sans conteste devenu un individu qui a marqué l’histoire de la galaxie, et en particulier de la Guerre des Clones. Dans le roman Collectionneur qui se déroule des années après la fin de la Guerre des Clones et de la Chute de l’Empire, Karr nous en donne la preuve en se rendant sur Utapau : « c’est sur cette planète que le Général Grievous avait été tué, ce qui avait mis fin à la guerre. Il avait appris ça à l’école ».


Grievous a considérablement marqué la mémoire collective. Dès que Vador est apparu, il a sans cesse été comparé à lui. Il faut dire que Vador, pour beaucoup, n’est qu’une machine avec des bouts d’homme. Dans le roman Tarkin, Tarkin fait état de rumeurs affirmant que « certains disaient qu’il était une contrepartie au Général Grievous de la Confédération que l’Empereur aurait gardée en réserve ».


Mais, c’est surtout dans l’univers légendes que la comparaison entre Grievous et Vador est développée.


L’apparition de Vador a suscité des questions. Personne ne savait qui il était, d’où il venait et encore moins quel était son rang. Les gens se posaient des questions.

Dans le roman l’Etoile Noire, Tarkin s’interroge : « Vador. On disait que sous son armure, il ressemblait davantage à une machine qu’à un homme. Tarkin savait que le droïde Général Grievous avait été capable de manier quatre sabre lasers en même temps ». Ainsi, en plus de leur apparence, de leur aspect machine, c’est leur capacité à manier correctement les sabres laser qui les rassemble. 

Shryne, un Jedi du temps de la Guerre des Clones, a combattu Vador en duel. Lui note un autre point en commun entre les deux : Vador protège sa plaque centrale comme Grievous protégeait ce qui lui restait de coeur. Shryne remarque que « c’était pour cela que Vador avait adopté ce style archaïque - il protégeait son centre, comme Grievous avait été forcé de le faire ».


Vador est un Grievous amélioré. Si on met de côté ce qui est lié à la Force, il est une machine avec des morceaux d’homme. Sa fabrication a été permise par Grievous : en effet, « la plupart des systèmes étaient d’ailleurs assez anciens. Les médecins s’étaient contentés de les modifier en urgence. Certains dérivaient des systèmes appliquées au droïde Général Grievous ». La ressemblance est flagrante : les deux détonnent dans leur environnement, ils ont une respiration particulière. Dans le roman, l’Ascension de Dark Vador, le Jedi Shryne souligne que « avec sa longue cape et son large casque noirs, Vador avait l’air d’un produit emprunté aux Séparatistes - un mélange grotesque d’humanoïde et de machine à la Grievous ». 

Vador fait une première apparition remarquée et remarquable sur Kashyyyk ; il est filmé, entre autres, en train d’exterminer des Jedi. Le moment est marquant et un journaliste résume l’opinion populaire. « est-il humain ? Est-ce un clone ? Ou bien est-il une version du Général Grievous au service de l’Empereur ? »

samedi 7 octobre 2023

Vador est-il encore présent dans la postlogie ?

Anakin Skywalker n’a pas que tué sa femme ou essayé de tuer son mentor, Obi-Wan Kenobi. Il a basculé vers l’obscurité et à participé à répandre la mort et la terreur sur la galaxie. Avec son nouveau maître Dark Sidious, il a étendu l’oppression impériale. En passant, il a torturé sa fille Leia et encouragé la destruction de sa planète adoptive. Tout concourt donc à dresser de Vador (ou Anakin) un portrait sombre. Mais, pour quelques uns en perte de repère, il est un modèle.


Kylo Ren est le fils de Leia Organa et de Han Solo. Sensible à la Force, l’homme est particulièrement instable. Lui aussi se tourne vers le côté sombre de la Force. Kylo Ren voue presque un culte à Vador, son grand-père. Apprendre qu’il a un lien familial avec lui a quasiment changé sa vie. Il a acquis le casque de Vador qu’il traite comme une relique. A ses yeux, le casque est un objet sacré (« un masque déformé qui avait appartenu à quelqu’un d’autre. A un personnage qui suscitait les rumeurs, les légendes et la peur. Le masque de Dark Vador avait beau être déformé et endommagé, quiconque posait les yeux dessus ne l’oubliait jamais »).

Kylo Ren se rêve en héritier de Dark Vador. Ce n’est pas un hasard si il a récupéré son casque ou si il en porte un.

Certains ont légitimé son envie, son aspiration. Dans le roman l’Ascension de Skywalker, deux semblent aller dans ce sens. 

Quand il ravage des troupe sur Mustafar, il s’inscrit dans les pas de Dark Vador. L’oeil du marais de Webbish le lui dit clairement : « conformément aux souhaits du Seigneur Vador, tu as vaincu mes protections et tu as mérité une récompense. Son orienteur. » Là encore, Kylo Ren acquiert un objet ayant appartenu à Vador.

Sidious, sans doute manipulateur, encourage Kylo Ren à revendiquer son héritage. Il veut que Kylo Ren se défasse pour de bon des traits de lumière qui restent en lui, il le pousse à dépasser Vador : « termines-en avec les Jedi et deviens ce que ton grand-père n’a pas pu être. Tu règneras sur toute la galaxie en nouvel Empereur ».


Alors, Kylo Ren est-il l’égal d’un Vador ? Snoke, lui, n’est pas de cet avis. Il sent que Kylo Ren, comme Vador, a encore de la lumière. Mais, Vador était capable de déchaîner une certaine sauvagerie, il avait un charisme indéniable. Pour Snoke, ce n’est pas le cas de Kylo Ren. Il ne serait qu’une version allégée de Vador. Les mots qu’il emploie sont durs et presque insultants (« hélas, tu n’es pas Vador. Tu n’es qu’un enfant avec un masque »).


En tout cas, il est clair que Vador a inspiré Kylo Ren. Ceux qui l’ont connu intimement sont de cet avis. Han se montre désolé en parlant de son fils. C’est presque comme si il n’aurait rien pu faire pour échapper à son destin : « il a toujours été attiré par le côté obscur. On a fait tout ce qu’on pouvait. Il a trop de Vador en lui. »

Rey, elle, a partagé des pensées et des moments assez forts avec Kylo Ren. Elle se rend compte que Kylo Ren n’est pas seulement attiré, c’est plus une obsession.  On peut lire qu’ « elle avait aussi perçu sa peine et sa solitude. Et sa peur de ne jamais être aussi fort que Dark Vador, le fantôme qui hantait ses rêves ».


Le souvenir de Dark Vador est toujours présent tant l’homme a marqué l’histoire de la galaxie.

Le Nouvel Ordre, l’héritage de l’Empire, dirigé par Snoke en a bien conscience. Ils savent que Vador a été important pour l’Empire, mais surtout qu’il a trahi. Snoke regrette presque : « si le Seigneur Vador n’avait pas succombé à ses émotions au moment crucial - si le père avait tué le fils-, l’Empire aurait triomphé. ».

Dans le dernier tome de la postlogie, Rey se rend sur l’épave de la seconde Etoile de la Mort. Sensible à la Force, la jeune femme  perçoit des choses liées à Vador. Elle ressent des choses assez fortes qui montrent que Vador n’était pas qu’un monstre mais aussi un homme qui a fini par aimer ses enfants (« elle ferma les yeux et détecta de la terreur, de la douleur, des regrets et…une détermination à sauver un être très cher, profondément aimé ».


L’amour a donc permis à Vador de revenir vers la lumière sur la fin de sa vie. Cela n’a pas effacé tous ses crimes et ses méfaits mais ça a suffi à Luke pour le pardonner. C’est aussi ce sentiment qui a condamné Anakin Skywalker des années avant. Leia en a bien conscience. Elle a fini par comprendre qu’Anakin était incapable de gérer ses émotions et ses sentiments, qu’il s’est laissé déborder par eux. Elle voit que « c’était en effet l’amour entaché de jalousie et de passivité qui avaient conduit leur père, Anakin Skywalker, vers l’obscurité et le désespoir ». Leia tient Anakin comme entièrement responsable de son sort ; Luke est plus mesuré. Luke accuse Sidious d’avoir joué avec Anakin, il l’a trompé (« il avait prétendu à Anakin d’avoir découvert le secret de la vie éternelle grâce à son propre maître (…) Luke supposait que c’était un mensonge, destiné à attirer Anakin vers le côté obscur »).

dimanche 3 septembre 2023

Tarkin : trop ambitieux ?

Le roman l’Etoile noire met en avant celui qui a permis sa construction : Tarkin. Tarkin est un homme ambitieux, certain de ses forces et convaincu que l’Etoile va changer les choses dans la galaxie et permettre à l’Empire d’assurer son emprise sur les planètes et les peuples.


Évoluant dans les très hautes sphères impériales, Tarkin doit nécessairement côtoyer les plus grands noms de l’époque : Palpatine et Dark Vador. En ce qui concerne ce dernier, il a des soupçons sur sa réelle identité. Mais, ce n’est pas tant qui il est qui l’intéresse mais ce que Vador peut lui apporter. Car, Vador inspire la peur et le respect. Tarkin analyse finement Vador : « son esprit rationnel lui disait que Vador était plus un déchet humain artificiellement maintenu en vie qu’autre chose, désormais… Un homme à prendre en pitié en quelque sorte. Mais Vador n’était pas du genre à inspirer la pitié. Vador avait du pouvoir. Et il savait s’en servir ».

Tarkin suit et observe attentivement à chaque fois que leurs chemins se croisent. Il assiste donc via une caméra au duel entre Vador et Kenobi. Ce qu’il voit le laisse sans voix et incrédule. Il ne peut pas comprendre ce qui se passe (« stupéfait, Tarkin contempla l’image sans savoir quoi penser. Impossible. C’était une illusion, il y avait un truc. Forcément. »).


En ce qui concerne l’Empereur, Tarkin est dans une position plus ambiguë. Il sait que l’homme est puissant, extrêmement prudent : il ne lui aurait pas confié le commandement de l’arme la plus puissante de la galaxie sans mettre en place des garde-fous. Tarkin a également conscience que l’Empereur peut le reléguer au fin fond de la galaxie si et quand il le souhaite : « Tarkin lui en était évidemment reconnaissant. Mais, il est toujours préférable de tenir la laisse que d’être au bout ». La magnifique lune armée rend presque Tarkin ambitieux. En étant le chef de cette station de guerre, il devient un des impériaux les plus puissants, les plus influents. Que doit-il faire de ce pouvoir ? Le livre le montre en pleine introspection : « en tant que responsable d’un pareil engin, il deviendrait de fait l’homme le plus puissant de la galaxie. A la réflexion, l’Empereur lui-même ne pourrait rien contre lui, s’il décidait un jour de changer les règles du jeu. Mais Tarkin connaissait bien l’Empereur. Ce dernier ne prendrait aucun risque. Jamais il ne laisserait quelqu’un s’opposer à lui ».


L’arme est l’occasion pour Tarkin d’assurer sa vision des choses. Tarkin veut inspirer la peur. Il veut voir l’effroi et la docilité des gens terrifiés. Tarkin est un être impitoyable qui n’hésite pas à accomplir des actes effroyables pour atteindre ses objectif. Par exemple, il n’hésite pas à bombarder une planète-prison afin de tester le canon (« les maintenir en vie coûtait une fortune à la collectivité. Quand aux soldats détachés là§bas pour les surveiller, on peut désormais les affecter ailleurs. Personne ne pleurera des psychopathes endurcis et le tas de boue sur lequel ils vivaient »). Cette détermination séduit quelques gradés comme Motti : « Motti sourit en se préparant à donner l’ordre d’ouvrir le feu. Tarkin avait raison. La peur. C’était la peur, la clé… ».


Si il est concentré sur son travail, Tarkin s’est également ménagé une vie personnelle et intime. Il a une relation avec l’amiral Daala, une brillante et intelligente militaire. Tarkin est impressionné par son caractère. Il est écrit que « Daala était une femme très excitante par bien des aspects, et sa beauté physique n’était qu’un atout parmi d’autres. Son côté impitoyable la rendait encore plus séduisante ». Mais, Daala est gravement blessée et perd une partie de ses souvenirs. Tarkin est soulagé que cela arrive car elle aurait pu être un obstacle à ses ambitions ; cela montre bien à quel point il est froid et calculateur. Tarkin est clair : « même un scan cérébral complet ne pourrait lui arracher la vérité si elle l’avait oubliée. Regrettable d’accord, mais il fallait tirer le meilleur parti des situations les plus délicates ».


Mais, Tarkin commet une erreur : il sur-estime l’Etoile. Il refuse de croire qu’elle est en danger, menacée par les rebelles. Il reste à son bord alors qu’on l’avertit qu’il y a une possibilité qu’elle soit détruite. Mal lui en prend : « il était calme.Tout irait bien. Cette station était invulnérable. Indestructible. La faire sauter ? Impensable. Impo… ».

lundi 14 août 2023

La vie de Boba Fett (novélisation)

Boba Fett est sans doute le mercenaire le plus connu de la galaxie. Son look et son histoire interpellent. Il est aussi un homme qui a traversé les époques : il a vécu le début de la Guerre des Clones, la chute de la République et l’avènement de l’Empire, puis l’époque trouble de la Rébellion. Il a vu ou rencontré quelques uns des plus grands noms tels Mace Windu, Obi-Wan Kenobi, Luke Skywalker ou encore Dark Vador. Tout cela est une prouesse énorme quand on sait il n’est qu’un clone parmi des millions d’autres…


Toutefois, Boba est différent. Il n’est pas seulement un clone, il est aussi un fils pour celui qui a servi de modèle au clone, Jango Fett. En effet, Jango Fett a demandé explicitement aux cloneurs de lui faire un clone spécial, un clone qu’il pourrait élever et éduquer. Dans la novélisation de l’Attaque des clones, on peut lire que « Jango posa à nouveau les yeux sur Boba, l’un de ses milliers d’enfants, mais le seul qui soit un clone parfait, une réplique exacte, n’ayant subi aucune manipulation génétique afin de le rendre plus obéissant. Et le seul qui soit exempté de la procédure de vieillissement accélérée ». Si il entraine durement Boba, Jango a aussi beaucoup d’affection pour lui. Cela crée un fort lien entre les deux, un lien réel entre un père et un fils. On en a la preuve quand Boba pense qu’il « aimait tellement son père qu’il ne prenait jamais ombrage de ses critiques ». Car, Jango est un instructeur exigent mais aussi un père qui sait encourager son fils (« Tu as été génial ! répondit Jango. Tu as tiré juste quand il le fallait. Et puis, tu t’es trouvé là, au bon moment pour m’aider »). 

Pour Jango, seul Boba compte : il « n’avait que faire de la politique, de la guerre ou de cette armée de clones. Si tous ces individus devaient se faire massacrer, soit. Il n’éprouvait de l’attachement pour aucun d’entre eux. Il tourna les yeux et réfléchit à cela. Pour aucun d’entre eux, à part Boba, bien sûr. »


Dès lors, la conclusion de l’Attaque des clones pour Jango ne peut être qu’une tragédie, une immense épreuve à traverser pour Boba. Le garçon voit son père être décapité par le Jedi Mace Windu. Alors qu’une terrible bataille a lieu autour de lui, Boba n’est qu’un gosse qui vient de perdre son père (« Papa… laissa échapper le jeune garçon sentant ses jambes se dérober sous lui »).


On retrouve Boba Fett dans l’Empire contre-attaque.  Il est un chasseur de primes embauché par Dark Vador pour traquer le Faucon Millenium et ses occupants. Il semble qu’il se soit bâti une très bonne réputation et qu’il soit un des meilleurs dans son domaine. L’impérial Piett remarque que Boba Fett est « universellement et tristement célèbre pour l’extrême sauvagerie de ses procédés ». Si Boba traque volontiers le Faucon Millenium, c’est que ça doit lui permettre de retrouver Han Solo, cet homme ayant une prime sur sa tête mise par Jabba le Hutt. Il fait preuve de malice pour suivre le Faucon Millenium et se lance à la poursuite : « à son bord, Boba Fett, le plus redouté des chasseurs de prime de la galaxie, fit pivoter Esclave Un, son petit appareil à tête d’éléphant, pour se lancer à la poursuite de sa proie ».

Boba se rend alors sur la Cité des Nuages, la station du légendaire Lando Calrissian. Vador et lui parviennent à capturer Han Solo et à attirer Luke Skywalker. Vador décide de tester une méthode de congélation sur Han Solo ; Fett décide d’y assister. Sa raison est simple : l’argent (« je tenais seulement à m’assurer qu’on n’abimait pas trop le capitaine Solo. Jabba le Hutt offre une prime double pour qui le lui ramène vivant »). Après une série d’événements chaotiques, Fett parvient à quitter la station avec Han Solo (« il est à vous, chasseur de primes, laissa tomber la voix sifflante de Dark Vador ») et le ramène à Jabba.


C’est auprès de Jabba que Boba Fett finit par être vaincu. Le Jedi Luke Skywalker vient libérer son ami Han Solo. Alors que Jabba espère les donner à manger au Sarlacc de Tatooine, c’est Boba qui connait ce triste sort. Dans un combat Asse pathétique qui le met bien peu en valeur, Boba est projeté dans la bouche du monstre : « Boba fut projeté comme un missile, droit sur l’escorteur. Sa cuirasse ricocha durement sur la coque et il plongea dans le trou. Lando le vit filer à toute vitesse devant lui et disparaître dans la gueule du monstre ».