Rey, Caedus, Tahiri Veila, Abeloth, Tsavong Lah, Sidious, Marchion Ro, Luke Skywalker, Saba Sebatyne et les autres.
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Que lire dans l'univers légendes ?
Dans l'univers Star Wars Légendes, tous les romans ne sont pas de la même qualité, du même intérêt. Je conseillerais donc de lire : le ...
dimanche 14 décembre 2025
samedi 15 février 2025
Ahsoka et ses sabres laser
Peut-on être un Jedi sans sabre laser ? Il semble bien que non tant ces armes, défensives selon les Jedi, occupent une place importante pour les défendeurs de la paix. Ahsoka, ancienne Jedi, rejetée par son Ordre, les a en mains quand elle participe à la bataille de Mandalore, à la fin de la guerre des Clones.
Malgré la défaite de Maul et la conquête de Mandalore, l’Empire a quand même émergé des cendres de la République. Menés par des Sith et avec les Jedi ayant disparus, cela a un fort impact sur Ahsoka qui n’a pas d’autre choix que la disparition. Elle ne peut plus être Ahsoka, l’ancienne Jedi. Pour cela, elle doit se débarrasser de ses sabres laser : « Ahsoka leva ses sabres laser, derniers témoins de son lien avec les Jedi et la Guerre des Clones. C’était si difficile de les abandonner, même si elle savait bien qu’elle le devait. C’était le seul moyen de rendre crédible cette mise en scène ». Garder ses armes aurait été trop dangereux pour reconnaître ; en effet, les possesseurs de sabre sont immédiatement reconnus, dénoncés et traqués.
Pour Ahsoka, c’est la fin définitive d’une époque, d’une longue partie de sa vie. Enterrer ses sabres revient à tuer la personne qu’elle était. C’est en tout cas ce que suppose sa réflexion (« elle les alluma et se dit que c’était leur lumière bleue incandescente dans la nuit sombre qui créait des larmes dans ses yeux. Combien de Jedi étaient enterrés avec leur sabre laser désormais ? »).
Les événements rattrapent Ahsoka. Elle ne peut pas se contenter de mener une petite vie sur une planète ou une lune. L’Empire s’étend et resserre son emprise : des populations sont exploitées, des terres sont réquisitionnées. Et quand des vies sont mises en danger, Ahsoka ne peut pas rester à ne rien faire car sa formation de Jedi l’a conditionnée à intervenir. Elle agit donc comme une Jedi et est malheureusement repérée par un Inquisiteur. Ahsoka doit donc alors se fabriquer un sabre laser.
Tout cela rappelle à Ahsoka ses années Jedi et illustre aussi sa solitude. Elle ne peut plus compter sur ses pairs ou de l’aide. Si elle se rappelle que « la fabrication d’un sabre laser constituait une épreuve ultime de l’art Jedi », elle réalise qu’elle « ne l’avait jamais fait sans supervision » et que « l’heure était venue d’avancer seule ».
Ahsoka construit donc l’ossature de son sabre tout en sachant qu’elle ne respecte pas la façon classique de faire (« elle pouvait presque entendre Huyang râler au-dessus de son épaule, mais elle était tout de même contente d’elle-même »). Toutefois, une chose manque à son sabre, l’élément le plus important : le cristal. Elle se rend sur Ilum, où, là encore, des souvenirs de Jedi remontent en elle (« ce monde avait été un lieu sacré pour les Jedi. Ahsoka s’y était rendue trois fois : à deux reprises pour trouver ses propres cristaux, et une autre fois avec un groupe de novices »).
Malheureusement, les forces impériales sont déjà là. La puissance impériale est plus qu’intéressée par les cristaux afin de répondre aux ordres de Palpatine. Quand Ahsoka se rend compte de ce qui se passe, du saccage d’Ilum, elle est choquée et dégoûtée : « ils avaient osé envahir Ilum, détruire un si bel endroit (…) l’Empire n’avait aucun sens de la mesure ni aucun respect pour le règne de la vie à travers la galaxie ».
La mission sur Ilum est échec pour Ahsoka. Ce n’est pas tant à cause de la présence que l’Empire que de ses sensations. Elle a le sentiment qu’aucun cristal qu’elle pourra trouver ne lui conviendra. Elle regrette qu’ « aucun ne lui était destiné ».
Ahsoka doit donc trouver une nouvelle source pour ses cristaux. La réponse lui viendra d’un Inquisiteur. Ce groupe composé d’anciens Jedi, est chargé de traquer, entre autres, des rescapés de l’Ordre 66 ou tous ceux qui montrent une sensibilité à la Force. Quand elle défait l’Inquisiteur, Ahsoka sent une connexion spéciale, elle ressent une émotion particulière : « les cristaux qui en avaient fourni la puissance n’étaient plus prisonnier du métal, mais leur musique n’avait en rien diminué ». Ayant enfin trouvé les cristaux, Ahsoka peut terminer ses nouveaux sabres. Se met alors en place une procédure qui nécessite la Force et assez dure. Ahsoka doit se plonger en transe afin de trouver le bon assemble de ses éléments. Le résultat est satisfaisant car « ils demandaient à encore un peu élaborés mais ils étaient les siens » et « quand elle les mit en marche, ils s’illuminèrent du blanc le plus éclatant ».
Le blanc est une couleur inattendue pour un sabre laser, bien peu commune. Ahsoka explique que c’est dû au caractère particulier des cristaux : ils étaient rouges. Elle a dû les travailler : « je les ai libérés. Les cristaux rouges ont corrompus par le côté obscur quand ceux qui les utilisent les ont pliés à leur volonté. Ils appellent cela faire saigner le cristal. C’est pour cela que la lame est rouge ».
Si on peut être étonné de voir Ahsoka avec un sabre laser blanc, ce n’est pas le cas de tous. Kaeden, une jeune femme qui a noué une amitié avec Ahsoka, remarque que « même si c’était la première fois qu’elle les voyait, Kaeden n’aurait pas pu imaginer Ahsoka sans eux dans les mains ». Ahsoka est aussi convaincue par ses nouveaux sabres. Elle les aime et a une sensation jamais eue en les tenant : « elle ne lasserait jamais de la façon dont ils étincelaient (…) ces sabres étaient parfaits ».
lundi 30 septembre 2024
Ce qu'Ahsoka Tano pense des Jedi
Ahsoka Tano a quitté les Jedi. Alors que l’Ordre était sous tension, suite à un attentat et de nombreuses morts, les Maîtres Jedi l’ont sacrifiée et l’ont livrée en pâture à la justice républicaine. Ils l’ont privée de son statut. Même Anakin Skywalker n’a pas pu la retenir.
Il est clair qu’Ahsoka est toujours marquée par son départ contraint. Les circonstances l’ont forcée à devoir trouver une nouvelle voie. Mais, dans une galaxie en guerre, une ancienne Jedi est inévitablement rattrapée par ce qu’elle sait faire : se battre. C’est ainsi qu’elle se retrouve sur Mandalore à affronter l’ancien Sith, Maul. En bon Sith, Maul tente de la déstabiliser émotionnellement. Il pointe du doigt le fait que les Jedi lui ont tourné le dos. La réponse d’Ahsoka est assez explicite et montre qu’elle n’a pas encore réussi à tourner la page : « je suis partie de ma propre initiative. Sur le moment, les mots sonnèrent comme la vérité, malgré la douleur qui sourdait derrière ». Car, Ahsoka n’a pas seulement quitté l’Ordre Jedi, elle a d’une certaine façon perdu foi en eux.
C’est en partie à cause de Barriss Offee, la réelle responsable de l’attaque du Temple. La jeune Jedi a tenté de montrer que la guerre avait changé les Jedi, les avait rendus extrêmes dans leur façon de voir le monde et qu’ils ne respectaient même plus leurs engagements, à savoir protéger la paix. Pire, elle est parvenue à montrer que l’Ordre était prêt à sacrifier l’une des leurs pour s’acheter une bonne conscience et une respectabilité. C’en était trop pour Ahsoka (« depuis que Barriss, avait fragilisé la confiance qu’elle avait vis-à-vis de la voie des Jedi, la Togruta avait ardemment lutté pour recouvrer le contrôle qu’elle avait autrefois possédé »). Maul défait, la guerre des Clones terminée, Ahsoka doit se redéfinir. Elle comprend que les Jedi n’ont pas l’apanage de la Force et que celle-ci touche tout le monde (« la Force serait toujours une partie d’elle-même, que sa formation soit terminée ou non, car elle unifierait toute la galaxie »). Elle ne peut d’ailleurs pas espérer se cacher ou renier réellement qui elle est alors que l’Empire étend son influence. Les Jedi, les sensibles à la Force sont traqués par des soldats ou par des Inquisiteurs. Pire, Ahsoka est témoin d’événements qui la révoltent et la poussent, parfois contre son gré, à s’impliquer. Elle finit par rencontrer Bail Organa qui lui propose de rejoindre un mouvement de contestation naissant. Son expérience et son passé seraient de grands atouts. Ahsoka accepte sauf qu’elle dit que « je ne veux plus mener de troupes. Je ne veux plus les mener à la mort. Je l’ai fait trop de fois ». L’impact de la guerre est encore présent ; Ahsoka est traumatisée par ce qu’elle a vécu, tous ces clones qu’elle commandait et qui sont morts. Ahsoka dit même à Organa que Barriss « avait raison sur la République et les Jedi. Quelque chose ne fonctionnait pas, et nous étions trop attachés à nos traditions pour le voir ».
Ahsoka a donc quitté l’Ordre mais elle garde de bons souvenirs de sa formation. Elle a estimé tant de Jedi. Surtout, elle a conscience d’être une rescapée, une chanceuse puisque beaucoup ont été tués lors de l’Ordre 66. Elle se demande d’ailleurs comment cela se fait : « pourquoi avait-elle survécu ? Elle n’était pas la plus puissante, elle n’était même pas un Chevalier Jedi, et pourtant, elle était là, vivante, quand tant d’autres avaient succombé (…) Elle avait survécu parce qu’elle avait fui. Parce qu’elle leur avait tourné le dos ». Deux choses sont à noter ici. Ahsoka se sent coupable et responsable de son départ de l’Ordre ; elle en presque à se demander si elle aurait pu en sauver certains. En outre, elle ressent toutes les pertes, tous ces Jedi morts dont certains étaient des amis. Toute une partie de sa vie a été effacée en quelques secondes. Pire, il y a la façon dont ça s’est passé ; les Jedi n’ont pas été tués par les Séparatistes ou d’autres ennemis mais par des clones, des gens à côté de qui ils ont combattu. Quand elle y pense, Ahsoka sent une boule envahir sa gorge (« ce même étranglement de tristesse qui la prenait à chaque fois qu’elle imaginait ce qui s’était passé quand les clones avaient retourné leur veste. Combien de se amis avaient été abattus par des compagnons d’armes de longue date ? »).
Les Jedi ont donc été abattus, que ce soit sur des champs de bataille ou à Coruscant. Ils ont été tués froidement, souvent sans possibilité de se défendre. Ahsoka se rend compte que la fin a été horrible. Les Jedi ont été traités comme des moins que rien : « combien n’avaient même pas eu droit à une sépulture, mais avaient tout simplement été abandonnés sur place comme des déchets, leurs armes volées en guise de trophées ? ».
lundi 19 février 2024
mardi 16 janvier 2024
Des préjugés
Le premier roman de la saga Clone Wars n’est pas uniquement des Jedi recherchant le fils de Jabba le Hutt. Ce n’est pas non plus uniquement une des nombreuses péripéties de la Guerre des Clones ou les manipulations de Palpatine (Dark Sidious). C’est aussi un roman qui met en avant des préjugés sur des espèces. Ce sont des idées préconçues qui peuvent révolter ou se confirmer.
Un des préjugés est celui qu’a Jabba sur les humains. Il leur accord bien peu de valeur, il en parle avec des mots durs. Il semble ne leur reconnaître qu’un mérite : leur capacité à pulluler. Et même si certains d’entre eux détiennent le pouvoir, il affirme qu’ils ne sont clairement pas à son niveau. C’est impossible puisque leur vie est éphémère alors que lui peut viser le millénaire. Clairement, Jabba ne se voir pas comme une immense limace rampante mais comme un cerveau au-dessus de la moyenne, bien au-dessus. C’est ce qu’il cherche à inculquer à son fils, lui expliquer qu’il ne peut s’en sortir que grâce à son intellect (« jusqu’à ce que Rotta soit assez grand pour comprendre que l’unique moyen de maintenir sa place dans une galaxie dominée par des bipèdes arrogants et arrivistes toujours en mouvement est de servir de ses méninges »).
L’enlèvement de Rotta perturbe grandement Jabba. Pour lui, c’est un bouleversement que personne ne peut comprendre. Les gens, les autres le pensent froid, machiavélique, incapable de ressentir la moindre émotion. Ils se trompent car Rotta est sa chair, car Rotta est lui-même. Rotta est l’aboutissement de Jabba : « Les humains pouvaient-ils comprendre ? Se rendent-ils compte que quand on vit mille ans, quand votre enfant est vous-même, le produit de vos seuls gênes (…) cet enfant incarne l’avenir tout entier ? Il en doutait. Les humains n’étaient que des choses éphémères. Ils ne comprenaient que le maintenant. ». On perçoit là une différence de conception du temps : Jabba réfléchit à long terme, contrairement aux humains. Il sera toujours là quand ceux qui tentent de le défier seront morts.
Les événements poussent Jabba à fréquenter des Jedi. Si ils ont des pouvoirs, Jabba ne les classe pas différemment des autres humains : ils sont avides, ils sont fragiles. Jabba pense que « Jedi ou non, ils pouvaient être tués. C’étaient des mortels, et à l’instar de tout être vivant, ils convoitaient quelque chose ».
Malheureusement, Jabba est pris au piège par les machinations de Sidious. Il n’est qu’un pion, certes important à ce moment-là, dans une guerre montée de toutes pièces par les Sith. Il en prend conscience d’ailleurs : « Dooku l’avait roulé dans la farine, mais les Jedi aussi. Ils étaient tous les mêmes, ces humains, ils n’en avaient qu’après ses bonnes grâces et ce qu’ils pouvaient en tirer dans leurs incessantes chamailleries ». Au final, on sent que Jabba méprise les humains.
Le roman Clone Wars marque l’apparition d’Ashoka Tano, une Togruta, apprentie Jedi et confiée à Anakin Skywalker. Ashoka débarque en pleine guerre, pressée de faire ses preuves. Elle doit faire avec un maître (Anakin) secoué par des doutes et des secrets, et des clones qu’elle juge mal. Dans un premier temps, elle pense que les clones sont tous les mêmes, qu’ils n’ont aucune différence, aucune particularité. Elle se trompe. Pour lui prouver de voir plus loin que ce qu’on apprend, Rex lui conseiller de voir la façon dont sont décrits les Togrutas dans les datablocs : « la plupart des Togrutas ne sont pas autonomes. Beaucoup d’espèces les considèrent comme venimeux ». Bien entendu, Ahsoka est choquée et révoltée par ce qu’elle lit. Rex, lui, est plus pragmatique. Il apprend à connaître Ahsoka et apprécier ses qualités et ses attributs d’espèce : « Rex vit ce qu’elle était réellement : encore et toujours un prédateur, un chasseur vif et précis (…) Dans une guerre comme celle-ci, un prédateur était un sacré atout ». Rex voit donc Ahsoka pour ce qu’elle est et ce que ses caractéristiques peuvent apporter : il voit plus loin que les simples descriptions réductrices.
Entre les deux, un lien se crée. On en a la preuve lorsque Rex peut taquiner Ahsoka (« pas question de boulotter les rongeurs du coin, petite ») et qu’Ahsoka réagit positivement à sa blague (« il était content qu’elle prenne bien la plaisanterie. C’était un gros plus »).
Anakin a une façon de voir les choses plus binaires. Il manque parfois de subtilité. Lui aussi juge Ahsoka en l’observant et son analyse est bien moins mesurée : « plus il regardait, plus il voyait, non pas la gamine étourdie si anxieuse d’être prise au sérieux, mais l’héritage d’une espèce qui pouvait s’il le fallait planter ses griffes dans sa proie et la déchiqueter sans une seconde hésitation. ».
Quand Anakin et Ahsoka doivent prendre soin de Rotta et le ramener à Jabba, ils ont entre les mains un jeune Hutt malade. Il faut s’en occuper, le faire boire. Ahsoka montre plus de patience et de prévenance. Anakin supporte difficilement le contact avec le Hutt. Il a une bonne excuse puisque une Hutt l’a condamné à l’esclavage. Mais comment expliquer que ses cruelles pensées touchent aussi Ahsoka ? On peut lire que « Anakin eut un léger haut-le-coeur. Peut-être que quand on se délecte de rongeur, la bave de Hutt ne semble pas aussi répugnante ».
mardi 2 janvier 2024
Satine Kryze
La galaxie est ravagée par la Guerre des Clones. Les Jedi et les Séparatistes ne jurent que par la guerre, des planètes sont ravagées, des vies balayées en quelques secondes. Les deux camps sont tellement pris par leur fureur de combat qu’ils ne se rendent pas compte qu’ils sont manipulés par le Sith Sidious, aussi connu sous l’identité du Chancelier Palpatine. Dans cette cacophonie de guerre, une voix détonne, celle de Satine Kryze, la dirigeante de Mandalore.
Le roman Comme des frères, en nous offrant le point de vue de Kenobi, nous permet d’en savoir plus sur Satine Kryze. On se rend compte que c’est une femme courageuse qui a osé ouvrir une nouvelle voie à la galaxie et à son peuple. C’est d’autant plus ambitieux qu’elle a osé défier la tradition de son peuple, un peuple tourné vers la bataille et les combats. Pour certains, c’est un choix incompréhensible. Kenobi, lui, comprend les motivations de Satine (« la Duchesse Satine de Mandalore resterait neutre dans la Guerre des Clones afin de s’assurer que son peuple ne retombe pas dans ses belliqueux travers d’autrefois »).
D’autres questionnent son choix. Ils ne comprennent pas que les Mandaloriens ne prennent pas parti, qu’ils restent dans leur coin. Pour les médias de la République, l’action de Satine est douteuse et est remise en question. Rester neutre, c’est être de côté des Séparatistes. C’est en tout cas ce que supposent les interrogations d’un journaliste : « la déclaration de neutralité de Mandalore représente-t-elle réellement un compromis politique ? Ou le discours de Satine Kryze fait-il partie d’une entente secrète pour soutenir le mouvement séparatiste ? ». Cette supposition suffit à semer le doute sur les Mandaloriens.
On sent chez Kenobi une admiration pour les choix de Satine et pour sa personne. Kenobi est admiratif de la duchesse. Il ne l’a pas oubliée, il ne peut pas l’oublier. Elle est une des rares personnes qui parvient à troubler ses émotions et sa résolution de Jedi : « il voyait rarement le visage de Satine, et cette occasion déclencha une vague d’émotions qu’il reconnaissait bien, le besoin de rêver d’une vie différente, d’une galaxie différente ». Il faut dire que Satine était parvenue à transmettre ses rêves et ses désirs pour Mandalore à Kenobi. Elle avait réussi à passer outre la carapace du Jedi (« même pendant le peu de temps qu’ils avaient passé ensemble, lorsque l’idéalisme de Satine avait contaminé l’enthousiasme juvénile d’Obi-Wan, la duchesse évoquait une Mandalore pacifique. Ce concept semblait aussi invraisemblable qu’une querelle contre la gravité elle-même ». Cette dernière phrase illustre bien l’exploit réussi par Satine de déclarer la neutralité de Mandalore.
Dès lors, Satine exprime publiquement et à travers la galaxie sa vision des choses. Elle dit qu’il n’existe « qu’une solution pour nous, dans tous les camps : désamorcer le conflit. Et il n’existe qu’une voie menant vers ce désamorçage : refuser de contribuer à cette guerre ». Elle met alors cela en application en participant et en étant une protagoniste principale du Conseil des Systèmes Neutres.
Malheureusement, la guerre rattrape Mandalore et Satine. Des Mandaloriens rebellent la renversent, bien aidés par le Sith Maul. La relative paix du temps de Satine Kryze s’envole. Dans le roman Ahsoka, on lit que « Mandalore avait brûlé » et que Ahsoka « se trouvait sur Mandalore, presque seule, entourée de clones, dans la confusion et sous les tirs de blaster ».
lundi 29 mai 2023
Qui est Barriss Offee ?
Dans l'Espoir de la Reine (Queen's Hope), le troisième tome de la très bonne trilogie sur Padmé, Barriss Offee et Padmé ont une conversation qui tourne autour du rôle des Jedi lors de la guerre en cours. Barriss Offee n'est qu'une padawan quand elle se trouve plongée dans cette guerre. Comme tant d'autres Jedi qui doivent changer de costume et prendre part à des actes militaires, la situation est compliquée pour elle. Elle l'est encore plus pour Barriss Offee qui ne veut pas prendre part à cette guerre même si elle n'a pas peur de se battre. Ce n'est pas de la lâcheté, c'est simplement la réalisation et la conclusion d'une réflexion qui a en plus été nourrie par ce qui s'est passé lors de la première bataille de Geonosis. Elle a été tellement marquée par ce qui s'est passé dans l'arène qu'elle a eu du mal à trouver le sommeil pendant de longs jours et qu'elle envisage dorénavant de soigner les gens. Surtout, elle a la crainte que les plus jeunes Jedi en formation n'aient qu'un seul horizon : celui de la guerre.
Mais, cette attitude est loin d'être partagée par les autres Jedi. Il faut dire que Barriss Offee a employé des moyens extrêmes, en faisant notamment sauter une bombe au sein du Temple Jedi. Ki-Adi-Mundi, un Maître, affirme lors d'un Conseil que « nous avons survécu difficilement à une tempête telle que celle-ci lors de la trahison de Barriss Offee. Aucun d'entre nous n'aurait pu imaginer qu'un padawan apparemment aussi dévoué pourrait se transformer en un terroriste séparatiste ». Les Jedi ont donc été incapables de voir les traumatismes causés par la guerre sur Barriss Offee.
Ahsoka, elle, est plus mesurée. Autant que cela est possible au sein des Jedi, elle considérait Barriss comme une amie. Avec le recul et les expériences vécues, elle a fini par comprendre ce que ressentait Barriss. Barriss pensait que les Jedi allaient s'auto-détruire en se plongeant dans la guerre. Quand elle finit par parler à Bail Organa alors que l'Empire étend ses tentacules sur la galaxie, Ahsoka dit que Barriss « avait raison sur la République et les Jedi. Quelque chose ne fonctionnait pas, et nous étions beaucoup trop attachés à nos traditions pour le voir ». Mais, rien ne peut pardonner ce qu'elle a fait. Ce n'était pas simplement une trahison, c 'était également un acte révoltant (« elle a laissé sa colère obscurcir son jugement et elle a essayé de justifier ses actions sans prendre en compte les effets globaux »). Il faut dire qu'Ahsoka en a fait une affaire personnelle et n'a jamais réellement pardonné à Barriss de l'avoir impliquée en la faisant accuser. Et, pour ne rien arranger, avant ce tragique événement, elle avait tenté de gagner son amitié (« Barriss s'était dressée contre l'Ordre Jedi et avait essayé de gagner la sympathie d'Ahsoka, voire même son soutien pur et simple mais elle s'y était prise de la manière la plus cruelle possible : en influençant les choix personnels d'Ahsoka »).
lundi 17 octobre 2022
Ordre 66
L'Ordre 66 et la fin de l'Ordre Jedi sont des événements marquants : ils symbolisent la fin de la guerre des Clones, la chute de la République et l'avènement d'un nouvel ordre. Ils ont considérablement marqué l'histoire galactique. Des années après, on en parle toujours et il est difficile pour beaucoup de savoir ce qui s'est réellement passé. Les Jedi ont-ils mérité ça ? Palpatine a-t-il abusé de son pouvoir ? On en a un bon exemple dans le roman le Collectionneur où l'histoire se situe quelques temps avant le Réveil de la Force et donc bien après l'Ordre 66. On peut y lire que « l'Ordre était démantelé, les Jedi étaient dispersés. Ils se sont dressés contre la République : le rapport de Palpatine expliquait tout ».
En quoi a consisté l'élimination des Jedi ? Dark Vador y a joué un grand rôle. En endossant le costume Sith, Anakin Skywalker a trahi : il a trahi les Jedi, l'Ordre qui l'a tiré de sa condition d'esclave. Il s'est laissé séduire par les belles paroles de Dark Sidious. Elles ont suffi à le convaincre à commettre des actes monstrueux. Dans le roman les Seigneurs des Sith, on a accès aux pensées de Vador ; il revient sur ses actes et « son esprit vagabonda dans le passé, jusqu'à ce jour où il avait pénétré dans le Temple Jedi rempli d'enfants. Il les avait massacrés ». Pour Vador, c'est un acte fondateur, presque jouissif. Il n'éprouve aucun remords, il est convaincu qu'il a fait ce qu'il fallait faire (« l'assassinat des jeunes apprentis du Temple Jedi, et leurs yeux écarquillés de peur qui attisaient son juste courroux »). Vador a massacré des Jedi, souvent jeunes. D'autres ont été abattus par des clones. Et ceux qui ont survécu ont vécu dans la peur et dans une angoisse permanente puisque « les Inquisiteurs étaient les armes de l'Empereur, envoyés dans la galaxie après l'Ordre 66 pour traquer et éliminer les derniers Jedi ».
La question de l'attitude des clones est importante. Durant une bonne part de la guerre des Clones, Jedi et clones ont combattu côte à côté, ont créé des liens forts. Et pourtant, les clones se sont retournés contre les Jedi. C'est une question qui hante Ahsoka, l'ancienne Jedi qui a pu survivre à l'Ordre 66. Dans son roman éponyme, elle s'interroge : « combien de ses amis avaient été abattus par des compagnons d'armes de longue date ? (…) Et qu'avaient bien pu ressentir les clones une fois la besogne faite ? » Pour Bail Organa, la réponse semble claire : il en veut aux clones, à ce qu'ils ont faire. Il faut dire qu'il a été témoin d'une mise à mort d'un jeune Jedi et que cela le perturbe toujours (« il rêvait encore régulièrement de cette fameuse nuit, quand le Temple avait brûlé. Parfois, il parvenait à mettre le Padawan à l'abri dans son speeder. Parfois, les clones le tuaient, lui aussi, en même temps que le garçon »).
Ahsoka, elle, se sent seule. Elle n'a pas de nouvelles d'Anakin, elle sait ce qui est arrivé aux Jedi (« elle savait que le Temple avait brûlé : elle avait reçu l'avertissement de ne pas y retourner »). Ahsoka ressent presque une injustice, une injustice injustifiée d'ailleurs : elle, la non-Jedi a pu tenir tête à la mort alors que d'autres Jedi assumés sont morts. Elle remarque qu' « elle avait eu la chance de pouvoir échapper à l'Ordre 66 (…) Les autres Jedi, ceux qui étaient morts, n'avaient pas été capables de se sauver, les puissants comme les autres ». Ahsoka est donc marquée, traumatisée. L'Ordre 66 l'a plongée dans de grands doutes, dans un fort embarras. Elle n'a pas seulement perdu ceux qui ont été des collègues, des amis, sa famille pendant un long moment. L'Ordre 66 a remis en cause sa personnalité : « elle s'était posé cette question une centaine de fois depuis l'Ordre 66. Pourquoi avait-elle survécu ? Elle n'était pas la plus puissante, elle n'était même pas un Chevalier Jedi, et pourtant elle était là, vivante, quand tant d'autres avaient succombé ».
vendredi 1 janvier 2021
Dans le roman Ahsoka, quels sont les personnages des films et des séries évoqués ou présents ?
- Anakin Skywalker, avant qu’elle ne parte chasser Maul et dans différents souvenirs
- Maul sur Mandalore (le combat)
- est évoqué Palpatine et son Empire
- R2-D2
- Mace Windu et Rex servent de point de comparaison avec Kaden (teint de peau)
- Kenobi (souvenirs)
- Kenobi a également un flash-back quand il emmène Luke chez les Lars et rencontre Qui-Gon Jinn)
- Le Gouverneur Tarkin
- Barris Offee (souvenir de sa trahison et réflexion sur son comportement)
- Maître Plo
- Bail Organa (ce qu’il a vu au Temple, la Rébellion et rencontre Ahsoka)
- Le Sixième Frère (Inquisiteur) traque Ahsoka
- Jabba le Hutt
- le Soleil Noir
- Commandant Cody
- Sénatrice Amidala
- Maître Yoda (souvenirs quand Ahsoka cherchait un cristal pour son sabre)
- Leia, la fille de Bail Organa (canal audio, on n’entend que sa voix)
- Capitaine Wedge Antilles
- Le Grand Inquisiteur
- Seigneur Vador

