Article épinglé

Que lire dans l'univers légendes ?

Dans l'univers Star Wars Légendes, tous les romans ne sont pas de la même qualité, du même intérêt.  Je conseillerais donc de lire : le ...

jeudi 15 octobre 2026

Au revoir Marchion Ro

Marchion Ro est défait sur la planète des Sans-noms. Ce n’est pas un endroit anodin car ces créatures ont fait tant de mal aux Jedi et ont participé bien involontairement à la spirale destructrice de Marchion Ro en alimentant le Fléau, ce mal inconnu qui se répand et menace les planètes.


Au terme d’un combat épique, le leader des Nihil est battu. C’est la fin de son emprise sur la galaxie, c’est la fin de son arrogance menaçante. Car Marchion Ro se pensait meilleur que les autres, plus brillant, plus fort, plus impitoyable. Jamais il n’avait envisagé être battu et encore moins par un Jedi. C’est pourtant Bell Zettifar qui lui assène le coup fatal (« bien des os de l’Evereni s’étaient sans doute rompus, sans parler des diverses blessures qu’il avaient subies et du choc émotionnel que représentait le fait d’avoir perdu »). Dès qu’il est battu, Marchion Ro n’est plus une menace ; il perd toute sa splendeur, tout son charisme. Les Jedi le considèrent comme une chose négligeable, un poids mort. On en a un exemple avec l’iconique Burryaga qui le « souleva sans difficulté » et « le jeta en travers de son épaule sans trop de douceur ». Marchion Ro n’est plus rien. Il n’est même plus le chef des Nihil à qui, d’ailleurs, il n’a jamais réellement cherché à donner une voie à suivre.

Malgré tout, les Jedi mesurent la prouesse réalisée. Ils ont tant souffert durant des années, ils ont vu la galaxie et des milliards d’habitants subir des épreuves affreuses. Ils sont à la fois contents et satisfaits, soulagés (« l’idée que l’Oeil des Nihil se soit enfin fait capturer lui semblait simplement (…) Reath n’osait pas y croire »).


Capturé, Marchion Ro se rend compte que les Jedi et la République ont défait tout ce qu’il a accompli.Les territoires occupés par les Nihil sont repris et le Fléau est contenu. Les Jedi ne lui disent même pas comment ils ont pu y arriver, ils le gardent volontairement dans le flou. Elzar Mann insiste : « il vous faudra vous contenter de savoir que nous l’avons fait et que tout continuera sans vous. Au bout du compte, vous aurez été insignifiant ». L’accent est largement mis sur l’aspect non durable de ce qu’a pu réaliser Marchion Ro. Ses conquêtes, ses crimes, ses peurs créées, si on écoute les Jedi ou la République, cela n’aura aucun impact à long terme.


Marchion Ro n’est pas condamné sans jugement. On lui offre la possibilité de se défendre. Pourtant, il est plongé dans le silence (« l’Evereni n’avait pas prononcé un mot depuis sa capture par les Jedi ») : il est possiblement choqué par sa défaite, il peut également bouder ou mal prendre son échec final. Lors de son procès, Marchion Ro prend la parole. S’il agit ainsi, c’est qu’une tribune lui est offerte et que cela ne peut que satisfaire son immense égo. L’homme aime briller, il aime être admiré. Quand il parle, ce n’est pas pour reconnaître sa défaite ou présenter des excuses, loin de là. Il est hargneux, hautain, méprisant (« votre République représente la puissance combinée d’un incalculable nombre d’êtres. Vous pourriez réussir n’importe quoi. Et vous ne faites rien »). Il s’attaque une nouvelle fois à la République, il sous-entend aussi que lui pourrait faire mieux, que lui seul a de grands projets, de grandes idées.


Marchion est condamné à un isolement total. Il ne pourra plus jamais croiser quelqu’un, plus jamais parler à quiconque. Il ne pourra jamais avoir des nouvelles de la galaxie, des mondes. Pour ajouter à sa punition, même ses ancêtres ne lui parlent plus. Lui qui avait été embêté par les voix et les fantômes de sa famille se retrouve seul. Il le regrette clairement (« l’absence de visite de ses ancêtres l’étonna. Marda Ro aurait tout de même pu se manifester de temps à autre pour le tenter ou le railler ! ») ; sa solitude est donc absolue. La vieillesse la gagne plus physiquement qu’intellectuellement. Il se voit donc faiblir sans aucune façon d’y remédier. Le suicide ne le tentant pas, il se contente de subir les affres du temps : « la douleur et la fragilité affectèrent peu à peu chaque partie de son corps, à l’exception de son esprit, ce qui représentait une autre souffrance en soi ». On comprend donc qu’il garde toute sa colère, tous ses grands plans ambitieux fantasmés. Jusqu’au bout, il rêve de ce qu’il aurait pu accomplir.


Marchion Ro finit par mourir. C’est la fin d’un des plus grands antagonistes de la galaxie. 

mercredi 30 septembre 2026

Le roman Sanctuaire

Le roman Sanctuaire nous plonge dans une aventure comme la Clone Force 99 en a connu tant d’autres. Comme elle s’inscrit dans l’arc Pabu, il est su d’avance qu’elle n’aura pas de conséquences sur la survie des clones ou sur la composition du groupe. Toutefois, le livre offre une intrigue intéressante qui implique un ancien clone combattant de l’Armée de la République, le Bureau de la Sécurité Impériale (BSI) ou encore une ambitieuse femme voulant devenir gouverneure impériale. 

Hunter est le personnage principal du livre. S’il peut être vu comme le leader de la Clone Force 99, il est bien mentionné à de nombreuses reprises qu’ils sont tous des frères, tous sur un même pied d’égalité. S’ils suivent les décisions d’Hunter, c’est parce qu’ils sont d’accord avec lui. Hunter voit son leadership être remis en cause quand il materne, bien involontairement, Wrecker, Omega ou Tech. Son comportement peut s’expliquer par la peur de perdre un autre membre de la Bad Batch (« la Clone Force 99 était-elle toujours une unité même en étant incomplète ? Crosshair était pratiquement devenu leur ennemi juré. Echo, un frère d’armes de confiance, était parti suivre son cœur et écumer la galaxie avec le capitaine Rex »). En plus, Hunter se questionne sur ce qu’il est maintenant, sur ce que la Clone Force est. Ils ne sont plus des soldats, ils sont devenus des fugitifs. D’une certaine façon, il pense presque qu’ils sont une pâle copie de ce qu’ils ont été du temps de la République. Il semble regretter de « passer de planète en planète », « de multiplier les petits boulots », « de jouer au soldat alors qu’on en est peut-être plus ». Il demande à ses frères s’ils sont prêts à rester pour de bon sur Pabu.  Wrecker lui apporte une réponse claire : peu importe où ils seront, « on sera toujours des soldats ». 

Pour ne rien arranger aux doutes d’Hunter, il rencontre des individus qui ne peuvent que les confirmer. L’agent du BSI Crane lui rappelle qu’il est devenu un vulgaire criminel qui ne mérite aucun respect : « à en juger par l’état de votre amure, vous avez volé des biens impériaux ou vous êtes un déserteur de longue date qui peut encore être traduit en justice ». Ce sont des mots durs car ils rappellent à Hunter qu’il ne fait plus partie de l’armée, de cette organisation qui est la raison de sa création, lui le clone.

Quand il rencontre un autre clone déserteur (Ponder), il rencontre aussi sa femme, Sohi. Hunter a très rapidement des questions à lui poser, il ne croit en rien l’histoire racontée (Sohi et Ponder sont des simples voleurs traqués par le BSI). La vérité est bien horrible : Sohi était une ancienne espionne Séparatiste, infiltrée auprès d’un Sénateur. Cela lui a permis de fournir du renseignement à son camp. Hunter en déduit alors l’horreur : « vous n’avez pas aidé à combattre les clones, affirma-t-il glacial, en se levant. Vous avez contribué à nous tuer ». Ponder le clone s’est donc mis en couple avec une femme qui a participé, involontairement ou non, au meurtre de ses frères. Hunter est dégoûté !

Et, la situation physique de Ponder rappelle à Hunter et aux autres que le statut de clone combattant tient à bien peu de choses. Ponder n’a pas seulement perdu une jambe sur le champ de bataille, il est aussi le seul survivant de son groupe de combat. Or, comme le dit Tech, « quand on est l’unique survivant d’une équipe, les autres ne sont pas aussi accueillants. Ils pensent qu’on porte malheur ». Les clones ont beau s’appeler frères entre eux, ils ont malgré tout des pratiques excluantes. 

Cellia Moten est ambitieuse et particulièrement dangereuse. La femme se vante de connaître Mas Amedda et l’Empereur Palpatine. Elle est riche et influente, et n’hésite pas à tuer bon nombre de personnes comme le constate l’agent du BSI Crane. Cellia Moten veut avoir du poids politique, devenir gouverneure. Cette ambition ne dérangeait pas plus que ça l’Empire. Mais, Cellia Moten a visé trop haut. Elle comprend que Palpatine « construit quelque chose de grand ». C’est bien entendu de l’Etoile de la Mort dont il s’agit mais c’est un projet grandement confidentiel.

Crane, lui, n’a aucune idée de ce dont Cellia Moten parle. Quand il pose des questions à son supérieur hiérarchique, il a la surprise de faire face au colonel Yularen, un haut gradé du BSI. Crane constate donc que Cellia Moten aborde un sujet bien délicat (« que Crane soit en communication avec un officier de haut rang tel que Yularen prouvait que Cellia Moten avait vu juste avec ses soupçons »).

Cellia Moten ne se doute pas qu’elle a creusé sa propre tombe. Evoquer l’Etoile de la Mort est un aller simple pour la mort. La femme qui se pensait au-dessus de tout réalise qu’elle est comme tant d’autres aux yeux de Palpatine : une chose dispensable, assez facile à éliminer si besoin. Et pour ce faire, l’Empereur lui envoie sa meilleure arme : Dark Vador (« un tressaillement à peine visible, une arme dans une main, le chuintement suivi du bourdonnement de l’activation d’une terreur vermillon. Un sabre laser ». Dark Vador est clair : « Votre ingérence a généré un fort désagrément. L’Empereur doit en déterminer la portée. Qui d’autre est au courant ». Puis, elle meurt. 

Du côté d’Omega, elle est mise en avant pour ses compétences médicales. Sohi est en effet enceinte et sa grossesse est compliquée par le stress lié à la fuite et à la traque par le BSI. Le médecin est vite dépassé car il ne connait en rien la biologie des clones et des effets que cela peut avoir sur un bébé. C’est Omega qui prend le relais.

Un peu plus tôt dans l’intrigue, elle n’avait pas eu peur quand elle avait face à une créature bien dangereuse. Après tout, « quand elle vivait sur Kamino, où les expérimentations biologiques extrêmes ne manquaient pas, elle avait été témoin d’essais à petite échelle cherchant à produire des versions miniaturisées des plus féroces créatures de la galaxie ».

 


mardi 15 septembre 2026

Maître du mal : Vador est un monstre

L’Empire vient d’être proclamé et a pris la place de la République. Palpatine n’est plus un Chancelier mais un Empereur. Pour affirmer son autorité, son pouvoir, il est accompagné d’un nouvel acteur inconnu qui fascine et inquiète : Dark Vador. Goth, un combattant expérimenté, a participé à la Guerre des clones, à la purge des Jedi. Il a donc vu son lot d’horreurs. Il reste pourtant traumatisé en voyant Vador. Il voit qu’il est une « présence menaçante au côté de l’Empereur, un cauchemar en noir ». Ce n’est pas seulement l’apparence qui intrigue mais aussi son rôle. On ne sait pas trop qui il est, la façon dont il influence Palpatine (« son rang, sa position, sa fonction, jusqu’à son identité, tout cela restait inconnu »).

Alors qu’il est envoyé en mission avec Vador, Goth doit enquêter sur lui pour le Bureau de la Sécurité Impériale. Il s’agit de savoir si Vador représente ou non une menace pour l’Empereur. De plus, Goth doit faire avec sa propre curiosité puisqu’il cherche à percer le mystère Vador. Quand il le voit en action, il se demande même si Vador a un lien avec les Jedi. Non seulement il semble être doué de la Force mais en plus il utilise un sabre laser.  Ayant fréquenté des Jedi, Goth est troublé par la couleur du sabre de Vador ; elle n’est ni verte ni bleue mais rouge. Cela suffit à faire peur au soldat (« son crépitement brulant parut d’une violence insensée au oreilles de Goth »).

Plus il observe Vador, plus Goth se rapproche de sa réelle identité. En réalité, Goth semble avoir percé que Vador est Anakin. Il dit clairement à son fidèle droïde que « je pense que c’est plus qu’un simple Jedi, 99. Je pense que c’est Anakin Skywalker ». S’il dit ça, c’est parce qu’il se rend compte que l’armure que porte Vador conditionne sa survie et qu’il sait qu’Anakin a été grièvement blessé à la fin de la guerre.


Goth a participé à la destruction des Jedi. Il fait partie de ceux qui ont été au Temple de Coruscant et ont participé à ce massacre. Alors qu’il repense à cet événement, il nous confirme que Dark Vador a bien massacré les enfants : (« il avançait dans la première salle et découvrit les petits corps qui gisaient par groupe sur le sol. Des novices. Des enfants. Fallait-il vraiment qu’ils périssent comme leurs maîtres ? ») ; Vador ne s’est donc pas seulement retourné contre ses anciens collègues mais il a aussi pris du plaisir à tuer des jeunes Jedi.

Lors de sa mission avec Vador, Goth se rend compte que Vador se construit son petit groupe privé, mené par le clone Appo. Goth retrouve là des soldats qui ont « participé aux combats les plus durs à la fin de la Guerre des Clones » dont l’attaque contre les Jedi. Vador s’est donc entouré de types qui ont commis les pires atrocités.


La quête de Vador est de retrouver un shaman qui intrigue Palpatine. Le shaman a une aura particulière dans la Force et on murmure qu’il est capable de faire revenir les morts. Cela suffit à intriguer les Sith. Mais, Vador fait face à un individu dont il ne mesure pas la puissance. Le shaman réveille en lui les pires souvenirs. Il poussa Vador dans ses retranchements en prenant l’apparence et la voix de Padmé. En voyant ça, Vador « poussa un véritable rugissement exprimant sa colère ». On comprend que Vador n’a toujours pas digéré le fait d’avoir perdu Padmé et que sa perte l’accompagnera toute sa vie. Ceci dit,  vu que c’est Vador qui a étouffé Padmé et entraîné sa mort, il ne peut s’en prendre qu’à lui-même.

Goth est saisi en assistant à la fureur de Vador tout comme il retient son souffle quand Vador réalise avec des prouesses avec la Force (« Vador avait pris le contrôle de la descente du vaisseau. Il retenait la masse et la vélocité de tout le transport du Techno-Syndicat et le suspendait en orbite d’Etti IV. Tout cela grâce au pouvoir de la Force. C’était incroyable »).


Vador montre aussi qu’il tient à ses hommes, à ceux qui lui sont fidèles. Appo est un bel exemple de cela. Blessé à la jambe lors de la mission, Appo est freiné. Il ne peut aider Vador comme il le désire. On pourrait penser que cette faiblesse dégoûterait Vador, ce n’est pas le cas. Il lui tend la main et lui offre son soutien. D’abord avec des propos réconfortants (« votre bravoure vous fait honneur, dit Vador. Ainsi que la bravoure de vos hommes au Temple Jedi ») puis avec des gestes (« il se mit alors au travail sur la prothèse avec un grande dextérité malgré ses gants épais »).


Goth a bien observé Vador. Il a vu son aspect implacable, sa violence, sa détermination et sa cruauté. Il lui faut beaucoup de courage pour dire à Vador que « vous êtes la haine et vous êtes la peur, la personnification (…) du pire de ce qu’il y a en nous ». Il poursuit en disant que Vador est là pour « apporter la terreur à la galaxie ».


Cependant, aussi fort soit Vador, il reste un homme qui le domine : l’Empereur Palpatine, le Sith Sidious. Ce dernier semble être dans une totale autre dimension de puissance. Il fait de Vador sa chose en lui envoyant des éclairs de Force, censés lui rappeler qui est le Maître et qui est l’apprenti (« le pouvoir se déversait toujours à travers les mains tendues de l’Empereur, et le visage de celui-ci était un masque grimaçant de haine pure »). Sidious rappelle à Vador qu’ « il n’y a pas de pouvoir dans la Force qui ne soit pas mien, car je suis le côté obscur ». Vador a beau être un monstre, il a son maître. 

vendredi 11 septembre 2026

Les Chroniques Oubliées / Lumiya, nouvelle étoile de l'Empire

  • Lumiya a un fouet laser.
  • Lumiya est Shira Brie, une humaine modifiée, améliorée qui est plus résistance à la douleur que la moyenne.
  • Elle a espionné l’Alliance Rebelle au profit des forces impériales.
  • Alors qu’elle est gravement blessée lors d’une mission rebelle, elle est rapatriée sur Coruscant, où elle commence une formation au côté obscur de la Force.
  • C’est Vador qui a pris en main sa formation.
  • Lumiya a dirigé une armada de vaisseaux (des destroyers, des frégates, des corvettes).

jeudi 3 septembre 2026

L'orage gronde (2)

Marchion Ro semble être le leader des Nihil mais son autorité est remise en cause. Les Maîtres-Tempêtes acceptent son leadership parce qu’il leur transmet des Sentiers (des routes dans l’hyperespace). Sans cela, cela aurait fait longtemps qu’ils se seraient débarrassés de lui. Les Nihil cultivent l’indépendance, la liberté. Même au sein de leur groupe, se soumettre à un chef est une idée incongrue et désagréable. Dans le roman L’orage gronde, c’est Pan Eyta qui porte principalement ce point de vue et l’opposition à Marchion Ro. Sans trop se cacher, il affirme fièrement que « on fait ce qu’on veut, quand on veut, peu importe ce que disent les autres, Ro compris. Le cyclone qu’il chevauche, c’est nous qui l’avons créé ». Ro doit faire face à de la dissension. Lui voudrait faire profil bas après le Legacy Run, d’autres voudraient capitaliser et accumuler des richesses, attaquer des mondes. Pour ne pas perdre la face et conserver son influence, Marchion Ro doit montrer qu’il est un vrai chef. Se trouvant au pied du mur, il fixe aux Nihil un objectif : la foire de Valo. Ses propos ne laissent pas de place au doute (« ils n’ont pas invité les Nihil, mais par les étoiles, nous irons quand même ! Nous écraserons la véritable ennemi, le symbole de leur espoir et de leur ténacité ! Mort à la la Chancelière !) Il ne lui suffit pas d’attaquer cet événement qui ose se dérouler dans la Bordure Extérieure, il veut aussi tuer le pouvoir politique en place.


Les Nihil attaquent donc Valo et font face aux forces de sécurité et aux Jedi présents. Stellan Gios mesure à quel point les Nihil sont des adversaires particuliers : « le simple vrombissement de sa lame suffisait à faire bisser les armes aux ennemis potentiels, mais les Nihil étaient différents. Ils ne respectaient pas l’Ordre. Ils ne respectaient rien ». Sa réaction n’est pas anodine : elle sent la peur. Elle montre aussi à quel point les Nihil sont un adversaire à part et inédit. En réalité, Stellan Gios, comme d’autres, pensait que la menace Nihil était écartée. Il confesse avoir « cédé au même orgueil démesuré, et avait vraiment cru qu’aucune attaque n’aurait lieu ici ».


L’attaque sur Valo crée du dégât et nombre d’individus meurent. La République est durement frappée et son sentiment de sécurité vole en éclat. Pour la République et les Jedi, c’est la révélation car ils se rendent compte, comme le dit la Jedi Rosason, que « les Nihil nous ont dupés ». Rosason poursuit en affirmant que les Nihil « nous ont poussés à les prendre pour une simple petite bande de fauteurs de troubles ».

Lina Soh a également appris sa leçon. Gravement blessée, elle est marquée dans sa chair et dans son intelligence (« j’ai continué comme si rien ne pouvait nous atteindre. Combien sont morts à cause de mon arrogance, conseiller ? »). Toute à ses projets d’expansion vers la Bordure Extérieure, elle a refusé de voir les oppositions internes et externes. Quand des Sénateurs lui recommandaient d’accorder plus de moyens à la sécurité, elle refusait de les écouter.


Après l’assaut réussi contre Valo, Pan Eyta gagne en assurance. Il déborde d’ambition et de satisfaction. Il se voit presque détrôner Marchion Ro (« c’était lui qui avait dirigé la plus grande attaque de la longue et turbulente histoire des Nihil. Pan Eyta et pas Marchion Ro malgré tous ses discours enflammés »). Pan Eyta défie donc Marchion Ro. Pan se pense plus fort que le chef des Nihil, il se trompe. On lit que « Pan voulut reprendre son souffle lorsque la grêle de coups cessa mais il n’arrivait pas à respirer ». Marchion Ro le tabasse donc, puis il lui inculque discrètement un poison. Si Pan Eyta survit, c’est uniquement grâce à une autre Maître-Tempête, Lourna Dee. Cette dernière finira d’ailleurs par le tuer lorsqu'elle n’aura plus besoin de lui.


mercredi 2 septembre 2026

L'orage gronde (1)

Dans Le roman L’orage gronde, une grande partie des événement se passe sur Valo alors que la République va organiser une grande Foire, censée montrer son implication aux planètes de la Bordure Extérieure. Elle va présenter la diversité des choses qu’on peut trouver dans cette partie de la galaxie. Pour montrer son importance, des Sénateurs, la Chancelière Soh ou encore des Jedi sont présents. Mais, cela attire aussi le courroux et la colère des Nihil qui, après avoir réalisé la catastrophe du Legacy Run, trouvent là une nouvelle cible.


Les Jedi sont des acteurs majeurs. De Coruscant aux mondes de la Bordure Extérieure, ils sont présents partout et tentent d’apporter la justice et des réponses adéquates aux situations auxquelles ils sont confrontés. Pour cela, ils se servent des ressources de l’Ordre et de tout ce qu’on leur a appris. Avec l’arrivée des Nihil, ils sont confrontés à de nouveaux défis, surtout dans le cas des padawans.

Bell Zettifar a perdu son Maître Jedi, Loden Greatstorm. Le prétendu décès le touche beaucoup. Il ressent une énorme perte, presque quelque chose d’insurmontable. Le jeune homme se demande si cela est normal et bon de ressentir de quelque chose d’aussi fort. La Jedi Indeera Stokes le rassure : « parce que les Jedi ont le droit d’aimer, Bell. Nous ne sommes pas des droïdes et nous ne devons jamais nous comporter ainsi (…) mais lors que nous éprouvons ces émotions, nous ne devons jamais les laisser nous dominer ». Cela ne serait qu’une question de contrôle. La réponse semble compréhensible car il serait impossible pour les Jedi de rencontrer tant de monde, de vivre tant de moments sans rien ressentir ou sans s’impliquer. Stellan Gios complète cet argumentaire et va même un peu plus loin. A un journaliste présent à la Foire, il affirme qu’ « il serait naïf de prétendre qu’un Jedi n’a ni désirs ni intérêts. En fait, je qualifierais même une telle attitude de dangereuse, et ne menant qu’à la suffisance ». Pour tout dire, des Jedi ont même des relations charnelles ou tentent de draguer. C’est par exemple le cas d’Elzar Mann (« il se rappela le moment où les lèvres de Samera avaient touché les siennes »). Cela ne les empêche pas d’accomplir leur devoir.


Ici, leur devoir est de montrer leur présence et d’assurer la sécurité de la Foire. Il faut dire que l’enjeu est important car il s’agit de montrer aux habitants de la Bordure Extérieure qu’ils comptent pour la République. Lina Soh, la Chancelière, en a fait un moment important de son mandat ; la Foire doit montrer que la République avance peu importe les menaces (« j’ai examiné les rapports des renseignements et le calcul des risques (…) quant aux Nihil, eh bien… nous avons déjà maintes fois croisé des gens comme eux, des pirates et des agitateurs »). L’assurance est louable mais on sent bien qu’elle sous-estime un peu les capacités des Nihil. 

Tous n’adhèrent pas à son optimisme. C’est le cas du Sénateur Toon qui pense que « toute la propagande de la galaxie ne saurait dissimuler la dangereuse extravagance de cette exposition que nous aurions dû annuler au moment même où le Legacy Run a été détruit ». Le Sénateur Toon pense que la République devrait mobiliser ses ressources pour se renforcer contre la menace Nihil et pas organiser des manifestations publiques. Toon pense également que la République devrait développer son armée et sa sécurité, et pas uniquement se reposer sur les Jedi. Si Toon n’est pas contre les Jedi, il se doute qu’ils peuvent être faillibles : « je pense que la République devait être à même de se défendre sans s’appuyer exclusivement sur les Jedi (…) s’il leur arrivait quoique que ce soit, qu’adviendrait-il de nous ? » Les doutes sont légitimes.