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Que lire dans l'univers légendes ?

Dans l'univers Star Wars Légendes, tous les romans ne sont pas de la même qualité, du même intérêt.  Je conseillerais donc de lire : le ...

lundi 15 juin 2026

La chute de l'Etoile : le cas Nan

Nan a quitté les Nihil pour rejoindre Chancey Yarrow, même si elle reste fidèle à Marchion Ro, leur charismatique chef. Mais, les deux femmes, Chancey et Nan se font avoir par des Jedi et sont emmenées sur le Flambeau Stellaire, où elles seront interrogées. Nan est alors aux premières loges pour assister à une des plus grandes réussites de la République et des Jedi.


Nan a une réputation auprès des Jedi. Elle est reconnue comme étant une jeune femme de valeur, capable et intelligente. Dans un rapport, Reath Silas dit d’elle qu’il ne faut pas se limiter à son apparence assez enfantine car elle « est aussi capable que n’importe quel Padawan et certainement davantage que moi vu qu’elle m’a bien berné ». Et il conseille aux autres Jedi de faire attention à elle (« ne la sous-estimez pas »).


Ce qu’ils ne savent pas est que Nan a temporairement quitté les Nihil. La rupture n’est ni franche ni définitive. Elle ne peut pas l’être car, comme tant d’autres, elle est fascinée par Marchion Ro. Quand elle se plonge dans ses pensées, elle se rend compte qu’elle veut agir pour le contenter (« mais même quand elle fabulait complètement, elle avait toujours envisagé de retourner un jour auprès des Nihil… plus utile à l’Oeil que jamais, avec un peu de chance »). Chancey Yarrow, avec qui elle est retenue prisonnière, s’est forgée son avis. Elle pense que Nan a « toujours une envie farouche de croire en Marchion Ro »


Malheureusement pour Nan, elle est retenue prisonnière sur le Flambeau Stellaire. Et Marchion Ro a décidé de détruire la Station de façon spectaculaire. Tous ceux qui sont à bord doivent mourir. Même les Nihil qui ont placé les explosifs ou détruit bon nombre de réseaux. Nan comprend qu « il s’agissait bien d’une mission suicide. La station allait disparaitre, et Nan avec elle… comme tous ceux qui se trouvaient à bord du Flambeau Stellaire ».


La destruction future du Flambeau place Nan dans une situation inconfortable. Elle est f!re de la prouesse et du projet de Marchion Ro : en faisant ça, il envoie un message clair sur sa détermination et sa force. Il montre aussi à la République qu’elle ne peut même pas assurer la sécurité de ses réalisations (on l’avait déjà vu avec la Foire de la République sur Valo). Mais, Nan est à bord du Flambeau et elle ne veut pas mourir, elle ne veut pas se sacrifier, elle veut vivre. Ainsi, elle s’interroge : « il s’agissait d’un grand triomphe pour les Nihil, le plus grand peut-être, et de la preuve incontestable du génie et du pouvoir de Marchion Ro. Pourtant, la philosophie des Nihil, encourageait à poursuivre ses objectifs sans pitié, et quel objectif pouvait être plus essentiel que de survivre ? »

Elle assiste alors aux tentatives de sauvetages du vaisseau de la part des Jedi. Là encore, elle a des sentiments ambivalents puisqu’elle méprise les Jedi et ne voudrait pas leur devoir de vivre. Mais, son potentiel sort l’inquiète (« puis la réalité la frappa : l’idée de mourir brûlée, la douleur atroce… »). Ces deux exemples montrent bien que Nan veut rester en vie plus que tout, quitte à trahir les Nihil. Même si on peut penser qu’elle respecte leur philosophie d’un certain point de vue…


Dès lors, Nan se lance dans une longue fuite. Elle fait tout pour s’en sortir ; et quand elle y parvient, elle n’a qu’un objectif en tête : retrouver Marchion Ro (« Nan redressa en direction de l’espace, de la liberté et des Nihil »).

jeudi 21 mai 2026

La fin de la guerre contre les Nihil de Marchion Ro

La République et les Jedi face aux Nihil de Marchion Ro ! Dans ce dernier roman de l’excellente saga de la Haute République, le moment est venu de régler les comptes. L’action se déroule sur Coruscant, sur Eriadu, sur la Planète X… C’est une lutte pour la vie, pour la survie. Et même si Marchion Ro semble se désintéresser du sort des Nihil, cela ne veut pas dire que la tâche est plus aisée pour les Jedi et leurs alliés : après tout, il faut affronter les redoutables Sans-noms et le Fléau.


Les Jedi ont fait une découverte sur la planète Kashyyyk. Il semblerait que les Sans-noms puissent les aider à lutter contre le Fléau, à le repousser. Le Fléau est sans aucun doute le pire ennemi qu’ils aient affronté jusqu’à maintenant tant cette infection ronge les planètes et semble impossible à canaliser. Or, en ramenant les Sans-noms sur leur planète d’origine, la planète X, il semblerait que cela permettrait de trouver des réponses. Le Jedi Torban Buck résume clairement la chose en disant que « les Sans-noms incarnent notre pire cauchemar. Ils nous ont tout pris… Et voilà que nous risquons nos vie pour sauver les leurs ! » Il s’avère que tuer un Sans-nom participe à l’extension du Fléau. Les Jedi doivent donc tout faire pour les sauver alors qu’ils ont vu ces créatures tuer bon nombre d’entre eux, les réduire à un fort état d’incapacité. Un groupe de neuf personnes (7 Jedi, un Jedi ayant basculé vers le côté obscur et une ancienne Jedi reconvertie en chasseuse de primes) est constitué pour transporter les Sans-noms. L’ex Jedi et critique de l’Ordre, Ty Yorrick, explique que « le briefing de mission que les Neuf avaient reçu juste avant de partir de Coruscant avaient fait toute la lumière sur les conséquences terribles qu’entraînerait la mort d’autres Sans-Noms ».


Arrivés sur X, le groupe des Neuf arrive sur une planète où la vie est particulièrement forte et exaltée. Leur vaisseau hors service, ils n’ont pas d’autre choix que d’avancer et ils tombent sur Marchion Ro qui les attend ! Le leader des Nihil n’est pas seul, il est accompagné de Sans-noms. Dès lors, Marchion Ro ne se contente pas de contrôler les Sans-noms qu’il maîtrise. Grâce à son sceptre, il envoie à une lutte à la mort bon nombre de Sans-noms indigènes à X. Les Jedi ont beau tenté de les protéger et des empêcher de s’entre-tuer, c’est en vain. Les conséquences sont terribles dans toute la galaxie : « et désormais, étant donné que Marchion Ro avait provoqué la mort d’une quantité de Sans-noms sur leur monde d’origine, un nexus de la Force (…) le Fléau gagnait en Force ».


Si le Fléau est une horreur, les Jedi et leurs alliés ont toujours pensé la même chose des Sans-noms. Or, sur X, Avar Kriss et Elzar Mann font une découverte qui change tout. Les Sans-noms sont intelligents. Ce sont des êtres vivants indépendants qui sont capables de s’exprimer et vivent en société. Un Sans-nom communique même avec eux, cherchant à savoir quelles sont leurs intentions. Avar lui répond que « nous cherchons à porter la lumière dans la galaxie, et blesser ou tuer délibérément n’importe quel être doué de conscience nous parait abject ». On peut noter qu’Avar Kriss porte là le message majoritaire de l’Ordre Jedi, même s’il n’est pas le seul à exister ; tous les Jedi ne se sentent pas si liés à cette façon de penser ou voir les choses.


Sur Eriadu, le peuple vivant sous l’occupation des Nihil se soulève. La bataille a lieu sur terre, dans le ciel et dans l’espace. C’est un combat à la vie, à la mort. Une leader d’Eriadu, Tarkin, est claire : « nous sommes en guerre. Les Nihil fauchent les innocents comme autant de brins d’herbe. Ils ont ainsi renoncé à la considération qu’on pouvait leur porter. Nous sommes tous la République. Et les Nihil ont prouvé qu’ils n’en faisaient pas partie ». Ce discours n’est pas censé uniquement galvanisé ses troupes, il sert aussi de signal de rappel aux Jedi : il faut tuer si on veut gagner, et pas chercher une éventuelle rédemption ou bonté chez les ennemis (« faites bien savoir aux Jedi que le temps n’est plus à la prudence (…) aux tentatives visant à réhabiliter l’ennemi »).


Ce que Tarkin ne sait pas et ce qu’elle ne peut pas savoir est qu’un Jedi légendaire est présent sur Eriadu : Porter Engle. Il faudrait plutôt dire qu’il est un ancien Jedi car il n’est animé que par une seule chose : la vengeance. Porter Engle veut tuer Abediah Viess, la Générale des Nihil qui a tué sa soeur (Barash Silvain).

Porter Engle est particulièrement charismatique. Son nom est connu de tous les Jedi comme con histoire. Le Jedi Emerick Caphtor, aussi présent sur Eriadu  assiste à l’arrivée de Porter Engle. Il témoigne : Porter Engle « s’était retiré de l’Ordre, mais a repris du service au début du conflit contre les Nihil (…) Il s’est concentré sur le maniement du sabre laser tout au long de sa carrière. Il réalise des prouesses que nous autres saisissons à peine ». Les événements lui donnent raison. Porter Engle joue avec la plus haute gradée Nihil présente lors de la bataille d’Eriadu. Porter Engle cherche un adversaire à sa hauteur et il semble déçu de ne pas le trouver (« la joie du sabre laser résidant dans la possibilité que votre partenaire de danse vous surprenne, ou bien vous batte »). Cette attitude ne semble pas être compatible avec les préceptes des Jedi. Porter Engle l’est encore bien moins quand il achève froidement Viess (« l’interrupteur de son sabre laser s’activa un très bref instant. Un trait d’énergie bleu vif en jaillit et transperça la tête de la Générale Abediah Viess »). Les Nihil sont vaincus et c’est la continuité de la fin pour eux. 

Car, en effet, quelques temps avant, l’égoïste et narcissique Marchion Ro avait mis fin, sans prévenir personne, au Rempart d’Orage. La zone créée et contrôlée par les Nihil n’existait plus.


Pour Ghirra Starros, c’est un réel traumatisme. Elle qui se sentait en position de force (« j’ai créé une société fonctionnelle à partir d’un groupe de fous furieux, qui avaient autant de chances de s’entretuer que d’éliminer leurs ennemis. Les Nihil paient des impôts à présent ») a tout perdu. La principale ambassadrice et politicienne des Nihil, l’amante de Marchion propose alors à la République la reddition des Nihil.


X apporte un bon nombre de réponses aux Jedi. Ils comprennent que les Sans-noms ne peuvent vivre que sur cette planète et les éloigner créer en eux une forte détresse et peur. Elzar Mann dit que « quand Marchion Ro les a arrachés à ce lieu, ils ont perdu la raison et développé des tendances monstrueuses. Affamés et réduits en esclavage, l’esprit rongé par la faim ». Autrement dit, on comprend que les Sans-noms n’avaient rien de particulier contre les Jedi mais que toute leur cruauté a été impulsée par les circonstances et Marchion Ro. 

X a besoin dans Sans-noms et les Sans-noms ont besoin de X. Elzar Mann explique que « ce monde est un nexus de la Force, un lieu qu’investissent en grande quantité la côté lumineux et le côté obscur. Les Sans-noms canalisent ces énergies et les maintiennent en équilibre ». 

Mais, les efforts de Marchion Ro ont perturbé l’ordre des choses. Dès lors, Avar Kriss et Elzar Mann doivent rester sur la planète le temps que les Sans-noms soient assez nombreux (le temps de contenir le Fléau), ce qui peut prendre des dizaines d’années… Les deux Jedi effectuent donc un immense sacrifice. Ils restent sur la planète alors que les autres Jedi rentrent sur Coruscant avec un Marchion Ro vaincu.


Marchion Ro a bel et bien été défait. Lui qui semblait imbattable a connu la peur et l’échec. Cela ne semblait pas évident tant il fanfaronnait quelques jours avant.


En effet, alors que le Fléau prospérait dans la galaxie et que la République était impuissante à stopper son évolution, il avait offert son aide. Il avait ajouté à cela une belle mise en scène lors de son apparition en holo à la chancelière Lina Soh (« un individu dépourvu de peur, d’armure, de protection contre le Fléau face auquel le reste de la galaxie se recroquevillait de terreur. Bref, il ressemblait… à un conquérant, pensa Lina »). Marchion Ro se voyait en sauveur, il pensait que la République allait se jeter à ses pieds et le remercier. On se rend compte que Marchion Ro est ambitieux : il veut être la personne la plus importante de la galaxie. Tuer des milliards de gens ne le suffit plus, il veut marquer l’histoire, devenir immortel via sa sauvagerie.

Lina Soh repousse son offre. Cela n’étonne pas plus que ça Ghirra Starros (« ils ne te font pas confiance, Marchion, ce que je peux comprendre. Ton offre a dû leur paraitre étrange. Quand ton ennemi souffre, tu ne lui tends pas la main pour l’aider »).


Marchion Ro veut être reconnu, admiré. Il ne cherche pas à partager le pouvoir ou l’influence, il veut être le seul qui compte. C’est un trait qui lui est apparu jeune (« il avait commencé par sa famille, même si la méthode paraissait drastique : il était devenu le plus important des Ro en étant tout simplement le dernier »). Son égo le pousse à ne pas prendre en compte ce qui lui disent ses proches. Ghirra Starros, Abediah Viess ou Nan peuvent dire ce qu’elles veulent, il s’en fiche. Il se moquait aussi totalement de ce que pouvait dire les Maîtres-Tempêtes. Plus les Nihil représentent une menace pour la République, plus Marchion Ro goûte au pouvoir et plus cela nourrit son estime de lui-même (« l’univers venait à sa rencontre et dans des sphères de plus en plus hautes, la volonté de Marchion Ro était devenue la seule qui importait »).


D’ailleurs, quand il fait face aux Jedi sur X, il leur dit exactement cela. Il se vante que « personne d’autre n’a d’importance (…) Excepté moi (….) Maintenant et à jamais ». Mais, Marchion Ro est vaincu par les Jedi. Pire, ils ne lui accordent pas une fin rapide en le tuant. Immobilité, il est transporté comme un vulgaire sac de patates par le Jedi Wookie Burryaga Agaburry. Là, il est ramené sur Coruscant où il est jugé et condamné à la prison à vie. Sa cellule n’est pas une prison où il pourrait recevoir des visites ou se tenir au courant de l’actualité ; on lui creuse un trou dans un astéroïde loin de tout, loin de toutes les routes spatiales et il est condamné à finir là, avec quelques droïdes et des réserves alimentaires. Marchion Ri finit donc seul mais sans aucune gloire, sans aucun impact sur la galaxie.

La mort finit par le prendre (« jusqu’au jour où il poussa le dernier soupir dans la douleur et la solitude, les poumons noyés de sang, le corps réduit à une coquille desséchée. Durant tout ce temps, personne ne visita jamais Marchion Ro. Pas même les sceptres »). Ainsi finit le leader des Nihil. Dans l’indifférence totale.


Yoda jette un regard triste sur ce conflit qui a vu mourir tant de Jedi, tant de citoyens innocents où des planètes ont connu le pire. Le vieux Jedi refuse de voir que les Jedi ont aussi leur part de responsabilité (« toute cette douleur avait émané des choix d’une seule personne égarée, d’un être rongé par l’avidité et la possessivité. Une femme du nom d’Elecia Zeveron qui s’était fait appeler Mère alors qu’elle n’avait engendré que tragédie »).. Après tout, elle a été séparée jeune de sa soeur, partie rejoindre les Jedi, et elle l’a très mal vécu.