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Que lire dans l'univers légendes ?

Dans l'univers Star Wars Légendes, tous les romans ne sont pas de la même qualité, du même intérêt.  Je conseillerais donc de lire : le ...

samedi 7 février 2026

Qui est Naga Sadow ?

L’histoire galactique regorge de Sith qui ont voulu conquérir la galaxie et imposer leurs volontés. Certains ont oeuvré patiemment, d’autres ont pris d’énormes risques, quelques uns n’ont laissé aucune trace dans l’histoire alors que d’autres sont encore évoqués des milliers d’années après. Naga Sadow, lui, semble avoir marqué son époque et plus globalement l’histoire en bien et en mal.


Grâce à la trilogie Dark Bane, on apprend que Naga Sadow ne se contentait pas d’être puissant dans la Force, d’être un bon duelliste et un leader ; il avait d’autres centres d’intérêt (« la veille, il avait enfin achevé un traité, plutôt long et détaillé, sur l’utilisation de l’alchimie et des poisons d’un ancien Seigneur Sith nommé Naga Sadow »). En fouillant dans le passé des anciens Sith, Bane fournit des indications sur la vie de Naga Sadow. Grâce à lui, on sait qui a été son apprenti et qu’il a vécu longtemps : « Freedon Nadd était un Jedi qui s’était tourné vers le Côté Obscur et était devenu le disciple de Naga Sadow, le premier dirigeant de l’ancien Empire Sith. Le pouvoir de Sadow avait été si grand qu’il lui avait permis de vivre pendant six cent ans ». Autrement dit, il est possible de considérer Naga Sadow comme un Empereur. 

Naga Sadow n’a pas gagné le pouvoir pacifiquement. Il lui a fallu s’imposer, d’autant plus qu’en ces temps-là nombreux étaient les Sith puissants. Dans le roman Revan, on se rend compte que le terrifiant Tenebrae a décidé de ne pas prendre part à l’affrontement (« lorsque Naga Sadow et Ludo Kressh se sont affrontés pour s’approprier la gouvernance des Sith, il n’a pris le parti d’aucun des deux »). Naga Sadow a donc dû mériter sa place et imposé ses idées.

Mais, comme tant d’autres Sith, Naga Sadow a été trahi par une personne proche de lui, son apprenti : « Nadd avait recueilli tout son savoir et ses enseignements, qu’il avait transféré dans l’holocron, avant d’assassiner Sadow et de prendre sa place ».


Naga Sadow voulait conquérir la galaxie. Il désirait agrandir les territoires contrôlés par les Sith. Il avait une politique d’expansion que certains ne cautionnaient pas. Venant juste de découvrir que d’autres puissances existaient, notamment la République, Naga Sadow voulut les défier, les affronter. Ce fut une décision regrettable et une magistrale erreur : « la Grande Guerre de l’Hyperespace avait été une des périodes les plus sombres dans l’histoire des Sith. Sous le leadership de Naga Sadow, ils avaient envahi la République, nouvellement découverte (…) les Sith n’avaient pas tardé à perdre du terrain. La République ne s’était pas contentée de vaincre six flottes, elles les avait anéanties ». Ce qui aurait pu être une magnifique conquête s’est vite transformée en raclée : les Jedi ont failli réduire les Sith à rien du tout, ont failli les anéantir totalement. Naga Sadow reste dans l’histoire comme celui qui a failli détruire les Sith.

On peut se demander ce qui a conduit Naga Sadow à prendre une telle décision. Il voulait sans doute venger les anciens Sith (Jedi noirs), exilés par les Jedi, et a profité de Gav et Jori Daragon pour récolter des informations. Scourge, lui, a une autre opinion : il pense que « Naga Sadow a eu des visions des Sith écrasant la République ». 


Dans la saga de l’Héritage de la Force, le souvenir de Naga Sadow est encore présent. C’est bien la preuve qu’il a traversé les époques. Mais, si Dark Caedus le mentionne, c’est comme un exemple à ne pas suivre : « c’était ce qui causait toujours la chute des Sith. Il avait étudié les vies des anciens - des géants comme Naga Sadow, Freedon Nadd, Exar Kun - et il savait qu’ils faisaient toujours la même erreur, que tôt ou tard ils oubliaient qu’ils existaient pour servir la galaxie et en arrivaient à croire que la galaxie existait pour les servir eux ».

Les démons de Marchion Ro

Marchion Ro a réussi à mettre la République et les Jedi à genoux. L’Oeil (chef) des Nihil est triomphant. En détruisant le Flambeau Stellaire, il est sorti définitivement de l’ombre et il a réussi à séparer une partie de la galaxie du reste. Les Nihil contrôlent un bon nombre de planètes et leurs habitants sont livrés à des actes gratuits, violents et méchants. Marchion Ro aurait donc tout pour être content ; ce n’est pas le cas.


Car, il est hanté, dérangé par des fantômes du passé, des gens de sa propre famille. Starros, une Sénatrice Républicaine travaillant pour les Nihil, se rend compte que Marchion Ro est troublé (« maintenant plus que jamais, elle était persuadée que quelque chose perturbait profondément l’Oeil des Nihil »). Mais, elle ne peut rien lui dire tant elle craint l’Oeil. Il faut dire que l’homme est fort, puissant et charismatique, sans oublier le mythe qui se rattache à son espèce. On dit en effet que les Evereni sont particulièrement violents.


Une des personnes qui hante Marchion est son père, l’ancien Oeil. Si Marchion est devenu le leader, ce n’est pas par héritage mais par le sang et la violence. Il a achevé son père sans grand regret (même si Lourna Dee a fait une grande partie du travail). Il est troublé : « la voix était bien réelle. Il l’avant entendue (…) L’esprit agité qui refusait de le laisser en paix. Le père qu’il avait assassiné pour s’emparer des Nihil ». Marchion Ro est donc bien le seul à entendre des voix. Quand il trône, la plupart des gens autour de lui ne se rendent pas compte de ce qui se passe. Dans tous les cas, ils n’entendent pas la voix.


Mais, la principale personne qui hante Marchion est la légendaire Marda Ro. Elle est en réalité son arrière-arrière-grand-mère. Elle est celle qui a impulsé le mouvement des Nihil et celle qui a compris qu’on pouvait vaincre les Jedi par la peur et la douleur. Marda ne se contente pas de murmurer aux oreilles de Marchion puisque son « aïeule avait commencé à apparaitre ». Cette présence dérange Marchion qui « ne parlait pas aux défunts quand il pouvait s’en abstenir ». Car, Marda commente beaucoup, elle donne son avis quand il n’est pas sollicité. Marda aurait pu être une bonne conseillère si elle ne tapait pas sur les nerfs de Marchion Ro. Ce dernier n’a jamais réellement montré qu’il prenait en compte les considérations de ses proches, et quand il le fait, c’est pour les mettre dans des positions périlleuses. Pire, Marda lui fait la leçon : « elle se répandait en élucubrations à propos de notions comme la liberté ou le foyer, à propos de ses recherches sur leur peuple et de son glissement progressif vers la violence ». Tout cela, Marchion s’en moque.


Pour autant, Marchion ne serait pas arrivé où il est en faisant abstraction de tout. Il dirige les Nihil, une organisation où tout le monde veut prendre la place de tout le monde. Marchion n’a aucune envie de céder sa place ou le pouvoir. Et, il dresse là un parallèle avec Marda (« la tendance à se croire au centre de tout était un trait de caractère qu’il partageait avec elle. Il savait que c’était un problème d’égo »).


Finalement, Marda parvient à faire frissonner Marchion. N’étant qu’une apparition, il est totalement impossible qu’elle interagisse avec le monde réel. Et pourtant, Marchion croit la voir toucher un Égaliseur. Cela le choque. Quand « il eut l’impression que la bête répondait à son contact en se rapprochant », Marchion Ro est comme saisi, choqué. 

vendredi 30 janvier 2026

Le Nouvel Ordre Jedi : quelques questions à la fin de la guerre

La République, les Vestiges de l’Empire, les Chiss, les Mandaloriens et tant d’autres ont plus ou moins fait équipe pour lutter contre les Yuuzhan Vong. Cette étrange coalition est passé proche de la défaite : il a fallu l’intervention d’une planète vivante (Zonama Sekot) pour leur permettre de gagner. La plupart des grands leaders des Yuuzhan Vong sont décédés : de Tsavong Lah à Shimmra en passant par Onimi. Les batailles ont été féroces, des planètes ont été détruites… il n’est donc pas étonnant d’avoir un nombre de morts astronomique : « le total des victimes tombées depuis le début de la guerre était incalculable, mais on avançait le nombre de trois cent soixante-cinq milliards ». C’est un décompte qui dépasse toute imagination.

Les Yuuzhan Vong sont aussi morts par millions. Certains sont morts au combat, d’autres ont subi  des crimes de guerre (Kyp Durron a par exemple bombardé un vaisseau de non-combattants). Ils ont également échappé à un génocide puisque le virus n’a pas été utilisée à son plein potentiel (« Omas avait assuré à Luke que toutes les souches de l’arme bactériologique avaient été détruites ainsi que la formule génétique elle-même. Car certains personne considéraient encore que l’Alliance s’était montrée trop clémente vis à vis de l’ennemi »). Autrement dit, la haine et la colère ont tant pris les combattants républicains qu’ils étaient prêts à commettre les pires atrocités afin de gagner la guerre. Peut-on leur en vouloir quand on voit les méfaits commis par les Yuuzhan Vong ?


Durant une bonne partie de la guerre, le pouvoir politique a été absent. Ayant d’abord refusé de croire à la réalité de l’invasion, ils ont ensuite refusé d’accorder les moyens nécessaires aux militaires et aux Jedi. Ce sont finalement ces deux groupes qui ont pris les choses en main. Il n’est donc pas étonnant de les voir à l’œuvre alors que s’ouvre une nouvelle phase : penser à reconstruire. L’Amiral Kre’fey mesure l’ampleur de ce qui l’attend sur la planète capitale Coruscant : « il fallait procéder à la défoliation intégrale de la planète. D’autres insistaient qu’il fallait conserver sa nouvelle apparence à Coruscant (…) souhaitaient que l’ancienne capitale galactique soit transformée en une sorte de mémorial ». Le sort de Coruscant divise donc les gens. La perte de la planète a été une immense tragédie. Y retourner et la voir à ce point changée en a traumatisé plus d’un. Kre’fey est donc vindicatif quand il demande au Maître de Guerre Nas Choka sa coopération (« nous exigeons que vos modeleurs nous assistent dans la reconstruction de Coruscant en persuadant le Cerveau-Monde de retourner la transformation qu’il y a opérée »). Un autre acteur va entrer en scène : Jacen Solo. Durant sa captivé, il a noué un lien étroit avec le Cerveau-Monde ; il peut donc aider (« grâce à l’intervention de Jacen, il avait fini par accepter que l’Alliance procède aux excavations de quartier sacré dans le but d’exhumer et de restaurer les structures républicains qui avaient survécu »). Jacen et le Cerveau-Monde s’entendent donc bien… Jacen s’en servira dans la saga de l’Héritage de la Force pour espionner ses opposants.


Une autre question importante est celle des Yuuzhan Vong encore en vie. Il est hors de question de tous les tuer, il est hors de question de leur permettre de vivre sur une planète : aucun peuple ne voudrait d’eux comme voisins. La question hante Kre’fey (« que faire des hérétiques et des Humiliés ? Des civils et des enfants ? Du Cerveau-Monde ? Des bêtes de sommes et autres créatures ? ») C’est Zonama Sekot qui propose une solution que Luke relaie à Nas Choka : « Zonama Sekot veut retourner dans les Régions Inconnues. Elle y connait un système stellaire qui, avec le temps, pourrait être colonisé par les Yuuzhan Vong. A condition que les Yuuzhan Vong et Zonama Sekot apprennent à vivre ensemble ». La chose est loin d’être évidente car Zonama Sekot est un fragment de la planète d’origine des Yuuzhan Vong, Yuuzhan’tar, que les Yuuzhan Vong ont détruit lors d’une immense guerre civile…


Enfin, la guerre a aussi changé les Jedi, notamment les enfants Solo encore en vie. Anakin Solo est mort, se sacrifiant pour permettre aux Jedi de mener à bien une mission. Cela, avec d’autres événements, a laissé un immense vide en Jaina et Jacen : « Jacen lui semblait plus… vieux. Le matin même, Luke avait entendu des conversations à voix basse à propos de la gravité soudaine et si peu habituelle de Jaina ». 

Et si plus tard Jacen se tournera vers les Sith et leurs enseignements, Jaina, elle, restera dans la lumière. Jaina est ambitieuse et veut faire carrière dans l’Ordre Jedi. Elle dit à son amoureux Jag qui désire l’épouser que ce n’est pas le bon moment. Elle argumente en disant que « j’aimerais bien siéger au Haut Conseil avec Luke, Kyp, Clighal et les autres. Peut-être qu’alors nous pourrons évoquer une relation plus durable »… Cela n’arrivera pas avant le Destin des Jedi…

jeudi 15 janvier 2026

Dark Plagueis contre la Force

Qu’ils l’admettent ou non, les Jedi détiennent et exercent le pouvoir. Ils ont l’oreille des différents Chanceliers et c’est vers eux qu’on se tourne pour résoudre les crises. Mieux, ils offrent aux différentes populations un réconfort moral. Mais, les Jedi font preuve d’hypocrisie en refusant d’assumer ouvertement leur position. C’est une différence majeure avec les Sith qui, eux, expriment leur but sans aucune gêne. 

Quand il parle au jeune Palpatine, pas encore formé aux arts Sith, il s’interroge : « qui façonne le plus l’histoire de la galaxie : les bons qui adhèrent à ce qui a été testé et approuvé ou ceux qui cherchent à sortir les êtres de leur stupeur et à les mener vers la gloire ? » La quête du pouvoir, de la récompense pour les plus forts semble un aspect important de la philosophie Sith.


Choisir l’obscurité n’est pas la facilité. C’est oser prendre son destin en main, c’est oser ne pas se tourner vers les Jedi qui forment le groupe dominant de la Force à cette époque. Surtout, le côté obscur vous pousse à changer. Il est le début d’une nouvelle voie comme le dit Plagueis quand il finit par convaincre Palpatine de devenir son apprenti (« vous pensez : je vais mourir. Le Côté Obscur va me tuer. C’est vrai : vous mourrez. Mais seulement pour renaître »). En quelque sorte, se tourner vers l’obscurité ou les Sith est un acte de rébellion contre le bon ordre des choses. Plagueis résume la chose en affirmant que « les actions d’un Sith naissent de son moi intérieur et déferlent vers l’extérieur. Nous traquons la Force comme des chasseurs, nous ne soumettons pas comme des proies à ses caprices énigmatiques ». On note aussi qu’il y a un aspect de domination. Plagueis ne veut pas se laisser imposer des choses, que ce soit par la Force ou les Jedi ; il est là pour écrire le destin, l’histoire.


Plus loin, Plagueis confirme son hypothèse de se dresser face à la Force. Il faut se détacher d’un embrigadement idéologique, d’un lavage de cerveau. Les Sith doivent surtout se libérer de la « théorie du Potentium » qui dit que « le Côté Lumineux et le Côté Obscur dépendent de l’intention de l’utilisateur ». Pour Plagueis, elle ne peut être que fausse, elle est un moyen de garder les aspirants à l’obscurité sous le contrôle (« c’est une perversion de la vérité, causée par ceux qui voudraient nous maintenir enchainés à la Force »). Autrement dit, la pensée dominante a créé une théorie pour piéger les Sith.


Plagueis ne veut donc pas être mené par la Force ou, pire, pris par la main par les Jedi. Il a conscience d’être un être exceptionnel, au-delà de la norme et il a envie d’être un leader, d’être celui qui guide. Ses motivations sont franchement expliquées quand il professe que « la plupart des vies sont sans conséquences. Les Jedi ne l’ont pas compris. Ils sont tellement occupés à sauver des vies et à préserver l’équilibre des pouvoirs au sein de la Force qu’ils ont perdu de vue le fait que la vie intelligente doit évoluer ». La dernière partie de l’affirmation est intéressante : elle montre un aspect important de Plagueis : la recherche et la science, le progrès.


Plagueis a un objectif clair : défier la mort. Il veut vivre éternellement, régner sur la galaxie pour toujours. Il repousse les limites de l’étude des corps. D’une certaine façon, sa passion est venue ou a été revigorée quand il a assisté à la mort de son maître, Dark Tenebrous. Depuis, il n’a cessé de mener des expérimentations qui l’ont conforté dans sa quête : « grâce à la manipulation des midi-chloriens (…) l’écart entre la vie biologique et la Force pouvait être comblé et que la mort pouvait être effacée du continuum ».

Plagueis n’est pas naïf. Il sait qu’il n’atteindra pas facilement son objectif. Il sait aussi que la Force a sa volonté propre et qu’elle entravera ses efforts (« quand nous essayons d’arracher les pouvoirs de la vie et de la mort à la Force, quand nous essayons de faire pencher la balance, la Force résiste à nos efforts »).

Il pense qu’il faut tromper la Force. Il faut la cajoler, dissiper ses craintes. Ses propos ne laissent pas de place au doute puisqu’il dit à Sidious que « la Force doit être conquise, surtout pour un travail qui implique le Côté Obscur. Elle doit être rassurée, elle veut savoir qu’un Sith est capable d’accepter l’autorité ». L’idée de dissimuler les intentions est donc présente.


Et Plagueis parvient à ses fins. Il vainc la mort : « le même jour, ils avaient laissé Venamis mourir (…) Plagueis l’avait ressuscité ». Cette prouesse ravit Plagueis et choque ses collègues : « l’énormité de cet événement avait plongé Sidious dans un silence hébété et avait fait surchauffer les processeurs de 1-1-4D ».

Plagueis ne se contente pas de ça, il désire créer la vie à partir de rien (« le pouvoir de dominer la mort était un pas dans la bonne direction mais ce n’était pas la création pure »). Toutefois, la Force ne se laisse pas faire et lui envoie un avertissement (« la Force se tut, comme si elle le fuyait, et bon nombre des animaux de son laboratoire succombèrent à d’atroces maladies »). Orgueilleux et ambitieux, Plagueis n’écoute pas les avertissements. Il est persuadé d’être sur le bon chemin, de détenir la vérité. Il est tellement obnubilé qu’il ne comprend pas ce qui se passe quand la Force lui montre sa future mort (« tandis que la vie quittait le corps de Veruna, le chemin que Plagueis et lui suivaient s’enfonça plus profondément dans l’obscurité et le vide. Puis Plagueis s’arrêté, soudain gagné par l’impression d’avoir déjà vu et emprunté ce passage »). Plagueis ne voit pas là sa future agonie : ses défenses seront embrumées par l’alcool et les bonnes paroles de Dark Sidious qui en profitera pour le terrasser.


Mais, la plus grande réponse de la Force est de l’avoir empêché de rencontrer le jeune Anakin Skywalker. Quand il apprend qu’Anakin est né sans père, qu’il a un fort niveau de midi-chloriens, Plagueis est tout retourné. Il veut à tout prix rencontrer le jeune garçon, il échoue à chaque fois. Pour la première fois, on perçoit de la peur. Plagueis est sous le choc. Ses questions laissent peu de place au doute : « sommes nous vaincus ? se demanda-t-il. Nous avez-vous vaincus » Plagueis est gagné par le doute.

mardi 30 décembre 2025

Quelques pensées d'Hera Syndulla sur l'Empire

Palpatine a détruit les Jedi. Il a également sapé les bases de la République et a permis l’émergence d’un Empire. Il est celui qui dirige cet Empire d’une poigne de fer. Mais aussi puissant soit-il il ne peut pas le faire tout seul. Il a besoin pour cela du soutien de l’armée, des forces de sécurité et tout un tas de gens qui assurent leur travail. L’Empire contrôle et surveille ses habitants, pas uniquement les plus vindicatifs ou les planètes les plus importantes. L’ombre de l’Empire s’étend sur une bonne part de la galaxie, des mondes du Noyau aux planètes plus éloignées. Hera Syndulla s’en rend compte alors qu’elle est sur Gorse. A ce moment-là, elle ne cherche pas activement à provoquer une rébellion, elle se contente de prendre le pouls des choses et rencontrer des gens potentiellement intéressants. Toutefois, elle analyse que « si le niveau de sécurité de Coruscant s’était propagé aux planètes de la Bordure, cela compliquait toute action musclée contre l’Empire ».


Ce qui choque le plus Hera est l’apathie qui semble toucher tout le monde. Les gens laissent faire convaincus qu’ils ne font pas le poids, que cela ne sert à rien de s’opposer. Pire, ceux chargés d’assurer la sécurité sont complices des agressions, de meurtres et d’actes déshonorants (« elle avait assisté à l’attaque du pauvre chef de guilde et à la façon dont son escorte avait réagi : comme si le meurtre d’un cadre était la chose la plus normale de la galaxie »). Mais, Hera a vu ailleurs, sur d’autres planètes que le sentiment d’impunité peut faire basculer les choses. Les habitants n’ont plus rien à perdre. Se soumettre et baisser la tête ne vous garantit même pas de rester en vie : « c’est une raison pour laquelle les gens remettent l’Empire en cause. Il n’est pas là pour nous servir. Il n’existe que pour se servir ».


Hera pense donc qu’il faut agir même si elle ne pense pas qu’il soit venu le temps d’une confrontation déclarée. C’est pour cela qu’elle cherche des gens avec certaines aptitudes. C’est ainsi qu’elle repère Kanan Jarrus, un ancien Jedi en vadrouille, qui vogue de planète en planète sans se créer d’attaches. Si Hera ne se rend pas tout de suite compte qu’il est un Jedi, elle voit qu’il est là à aider certaines personnes. Elle a bien perçu son côté faussement désintéressé et la blessure en lui ; n’importe quel Jedi survivant est forcément traumatisé par l’Ordre 66. Ainsi, on peut comprendre quand elle dit que « ce qui est en train d’arriver à la galaxie est grave et je veux agir. Si tu veux juste te mêler de tes propres affaires, alors je te souhaite bonne chance dans tes voyages ». 

D’ailleurs, un peu plus tard, sa réaction ne change pas tant que ça quand elle apprend le passé de Kanan. Elle pense que « l’Empire avait privé de leurs droits des individus de toutes origines, partout dans la galaxie. Un jeune homme qui se cachait d’être presque Jedi n’était qu’une des innombrables victimes ».


Si elle ne croit pas en un soulèvement à grande échelle, elle pense qu’une petite équipe peut faire du bien (« sans coopération stratégique, leur nombre peut même être une faiblesse. C’est facile de les diviser pour mieux régner. Et le pire, c’est que jamais un esprit commun ne peut se développer »).