Marchion Ro semble être le leader des Nihil mais son autorité est remise en cause. Les Maîtres-Tempêtes acceptent son leadership parce qu’il leur transmet des Sentiers (des routes dans l’hyperespace). Sans cela, cela aurait fait longtemps qu’ils se seraient débarrassés de lui. Les Nihil cultivent l’indépendance, la liberté. Même au sein de leur groupe, se soumettre à un chef est une idée incongrue et désagréable. Dans le roman L’orage gronde, c’est Pan Eyta qui porte principalement ce point de vue et l’opposition à Marchion Ro. Sans trop se cacher, il affirme fièrement que « on fait ce qu’on veut, quand on veut, peu importe ce que disent les autres, Ro compris. Le cyclone qu’il chevauche, c’est nous qui l’avons créé ». Ro doit faire face à de la dissension. Lui voudrait faire profil bas après le Legacy Run, d’autres voudraient capitaliser et accumuler des richesses, attaquer des mondes. Pour ne pas perdre la face et conserver son influence, Marchion Ro doit montrer qu’il est un vrai chef. Se trouvant au pied du mur, il fixe aux Nihil un objectif : la foire de Valo. Ses propos ne laissent pas de place au doute (« ils n’ont pas invité les Nihil, mais par les étoiles, nous irons quand même ! Nous écraserons la véritable ennemi, le symbole de leur espoir et de leur ténacité ! Mort à la la Chancelière !) Il ne lui suffit pas d’attaquer cet événement qui ose se dérouler dans la Bordure Extérieure, il veut aussi tuer le pouvoir politique en place.
Les Nihil attaquent donc Valo et font face aux forces de sécurité et aux Jedi présents. Stellan Gios mesure à quel point les Nihil sont des adversaires particuliers : « le simple vrombissement de sa lame suffisait à faire bisser les armes aux ennemis potentiels, mais les Nihil étaient différents. Ils ne respectaient pas l’Ordre. Ils ne respectaient rien ». Sa réaction n’est pas anodine : elle sent la peur. Elle montre aussi à quel point les Nihil sont un adversaire à part et inédit. En réalité, Stellan Gios, comme d’autres, pensait que la menace Nihil était écartée. Il confesse avoir « cédé au même orgueil démesuré, et avait vraiment cru qu’aucune attaque n’aurait lieu ici ».
L’attaque sur Valo crée du dégât et nombre d’individus meurent. La République est durement frappée et son sentiment de sécurité vole en éclat. Pour la République et les Jedi, c’est la révélation car ils se rendent compte, comme le dit la Jedi Rosason, que « les Nihil nous ont dupés ». Rosason poursuit en affirmant que les Nihil « nous ont poussés à les prendre pour une simple petite bande de fauteurs de troubles ».
Lina Soh a également appris sa leçon. Gravement blessée, elle est marquée dans sa chair et dans son intelligence (« j’ai continué comme si rien ne pouvait nous atteindre. Combien sont morts à cause de mon arrogance, conseiller ? »). Toute à ses projets d’expansion vers la Bordure Extérieure, elle a refusé de voir les oppositions internes et externes. Quand des Sénateurs lui recommandaient d’accorder plus de moyens à la sécurité, elle refusait de les écouter.
Après l’assaut réussi contre Valo, Pan Eyta gagne en assurance. Il déborde d’ambition et de satisfaction. Il se voit presque détrôner Marchion Ro (« c’était lui qui avait dirigé la plus grande attaque de la longue et turbulente histoire des Nihil. Pan Eyta et pas Marchion Ro malgré tous ses discours enflammés »). Pan Eyta défie donc Marchion Ro. Pan se pense plus fort que le chef des Nihil, il se trompe. On lit que « Pan voulut reprendre son souffle lorsque la grêle de coups cessa mais il n’arrivait pas à respirer ». Marchion Ro le tabasse donc, puis il lui inculque discrètement un poison. Si Pan Eyta survit, c’est uniquement grâce à une autre Maître-Tempête, Lourna Dee. Cette dernière finira d’ailleurs par le tuer lorsqu'elle n’aura plus besoin de lui.






