Envoyé sur Metagos suite à un message de Qui-Gon Jinn, Mace Windu rencontre un adversaire totalement inattendu. S’il est un méchant comme tant d’autres, voulant le pouvoir et affermir son autorité sur les autres, ce qui différencie Chulok des autres est son apparence physique. Il est en effet la fusion de deux êtres : un Furakai et un Rodien. S’il connaissait déjà le concept de fusion pour les Furakai, Windu est quand même étonné de voir une fusion entre deux espèces différentes. La chose le dérange (« devant les deux corps liés à l’épaule par une sorte de cache métallique doré qui laissait entrevoir le pont de chair en dessous, Mace ressentit un frisson de malaise »). Il serait réducteur de s’arrêter à l’aspect presque monstrueux de Chulok. Il est un leader impitoyable, puissant et craint. Son autorité semble naturelle mais aussi incontestée. Il faut dire que Chulok dégage « un charisme presque hypnotique ». Il possède « un grand pouvoir combiné à une grande cruauté » qui ne laisse qu’une conclusion possible : « pas besoin d’être très perspicace pour se rendre compte que vous étiez face à un conquérant ».
Étant Jedi, Mace a vu son lot de choses sortant de l’ordinaire. Pourtant, Chulok lui laisse un souvenir impérissable. En le voyant s’entraîner sérieusement, Mace assiste à un spectacle jamais vu (« Deux têtes, quatre bras, quatre jambes. Pleinement libérées, les combinaisons étaient pareilles à une tornade pleine de lames de rasoir »). C’est une réelle démonstration de puissance.
En réalité, c’est tout Chulok qui déstabilise Windu. Il est fort, il sait se battre, il commande des hommes. Même sa voix (ou ses voix) marquent. Ayant deux têtes, il a deux bouches qui, la plupart du temps, expriment la même chose. Windu constate que « la superposition des voix commença à lui rendra inaudible (…) leur similitude avait quelque chose de presque hypnotique qui le berçait dans un fort sentiment de décontraction ».
Chulok était avant Chu et Lok, deux personnes différentes. Eux voient leur rassemblement comme une bénédiction, une nécessité mais aussi comme l’ordre naturel des choses. C’est leur fusion qui les fait être pleinement en vie. Chulok témoigne qu’ « ils étaient plus que deux individualités néanmoins. Ils étaient une âme unique que l’univers indifférent avait séparée en deux à la naissance. Le destin les avait réunis de nouveaux ».
Sur Metagos, Chulok dirige un clan criminel qui cherche à asseoir son autorité sur toute la planète qui vit sous-terre (la surface est contaminée). Il ne veut pas que quiconque se dresse face à lui et tente de remettre en cause son rang. C’est pour ça qu’il a tenté de tuer Qui-Gon Jinn qui s’était rendu Metagos. Chulok est d’ailleurs convaincu que le Jedi est mort, même s’il regrette amèrement que ce ne soit pas de ses mains (« je jouais avec lui pour apprendre ses techniques de Jedi. Ce titre de Tueur de Jedi m’est prédestiné. C’était à moi de tuer ce maudit imbécile ! ») On voit que Chulok est obsédé par les Jedi.
Windu fera les frais de cette obsession. Découvert, il est capturé et torturé. Il prend plaisir à le malmener physiquement et psychologiquement. Lui qui a enfin la main sur un Jedi ne cache pas son bonheur. Il faut réaliser « une étude complète des réactions d’un Jedi face au stress, à la douleur et à la peur ». Ce qu’il promet à Windu est affreux ; Chulok « démembrerait Mace Windu lentement, jusqu’à ce qu’il supplie d’être gracié ». Chulok montre ensuite toute sa cruauté car il ne veut pas seulement que Windu souffre, il veut que tout le monde le sache, il transmettrait « les gémissements du Jedi dans toute la Bordure, avant de lui refuser - avec regret - toute clémence ».
Ce sont ses ennemis qui souffre de son côté impitoyable. Sa principale adversaire est Sybil, une insecte, la Reine des Vers qui a des centaines d’enfants. Elle les pond, les remplace au fur et à mesure qu’ils se font tuer et entretient leur rivalité. Mais, Sybil subit la méchanceté de Chulok qui met le feu à ses oeufs (« il faut avoir une éthique dans la vie, dit-il avant de montrer les oeufs à ses soldats. Brulez-les tous »). C’est la dernière chose que verra Sybil avant de mourir : ses enfants en train d’être tués. C’est une vraie déchirure pour cette mère.
Chulok ne traite pas mieux ses subordonnés. L’exemple de Nils Slithis en est un bel exemple. Alors qu’il est un de ses agents le plus précieux, il n’hésite pas à le faire exploser devant Windu. Windu ne comprend pas comment cela est possible jusqu’à ce qu’il découvre que Nils Slithis était un ancien esclave (comme Anakin Skywalker). Slithis avait en lui un traceur explosif qu’on pouvait déclencher à distance si on avait le code. C’est ce que Chulok a fait sans aucune hésitation. Chulok n’a donc jamais craint que Slithis lui cause du tort ou lui usurpe le pouvoir car il avait un moyen de pression. Windu comprend donc « pourquoi Chulok permettait à un officier aussi ambitieux et agressif d’avoir un tel pouvoir » puisqu’il savait « qu’à n’importe quel moment une simple pression sur un bouton tuerait un usurpateur potentiel ».