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La cape de Jacen Solo

Jacen Solo ne se contente pas d’interner les opposants politiques ou de dévoyer les enseignements Jedi. Il ne lui suffit pas de nouer une al...

lundi 21 novembre 2022

La chute de Tsavong Lah

Les Yuuzhan Vong semblent inarrêtables. Ils prennent planète après planète dans la galaxie. Leurs forces finissent par prendre Coruscant : les forces militaires et les Jedi sont obligés de reculer. Les Yuuzhan Vong sont menés par Tsavong Lah, un Maître de Guerre particulièrement charismatique et obsédé par les Jedi. Il faut dire que c'est un Jedi qui lui a tranché une jambe. Il a même demandé à ses modeleurs de créer une arme anti-Jedi, les voxyns. Mais, après le temps de la conquête vient le temps de l'administration et de rendre des comptes au seigneur Suprême, Shimrra. Et là, les choses ne se passent pas très bien. Shimrra pointe du doigt les limites de la conquête audacieuse de Tsavong Lah qui a occasionné la mort de beaucoup de soldats. Les effectifs sont alors dans une situation tendue et la situation se complique. Shimrra lui demande de rendre compte : « Ne me prends pas pour un imbécile ! aboya Shimrra en tendant un doigt vers Tsavong Lah. Tu as remporté ces victoires en envoyant tes troupes escalader un rempart constitué de nos propres morts : Comment espères-tu remplacer tous ces disparus ? » Tsavong Lah n'a pas d'autre choix que baisser la tête et justifier comme il peut tant Shimrra l'écrase. Ce paradoxe de progression des Vong à grands coûts est également perçu par les responsables de la Nouvelle République. Ceux qui sont en train de perdre la guerre remarquent que « les pertes Yuuzhan Vong lors des assauts de Fondor et de Coruscant ont été très lourds. Même si, dans ces deux cas, il s'agit d'une victoire pour nos adversaires ».

La situation de Tsavong Lah est d'autant plus compliquée qu'il se fait humilier publiquement. Quand Shimrra demande des comptes, un bon nombre de grands responsables Vong sont présents. Le bouffon de Shimrra, Onimi, est également là et il profite de sa position pour se moquer verbalement du Maître de Guerre. Il se rit de lui en disant qu' « il a besoin d'une nouvelle paire d'oreilles, à moins qu'il ne faille remplacer l'organe qu'il a entre les oreilles ». La blague est brutale, il ne peut même pas répliquer. Plus tard, Tsavong Lah espère inverser le cours des choses en faisant un sacrifice aux dieux. Il leur offre des victimes mais les choses se passent mal : « de grandes formations de Yuuzhan Vong, en tenue de cérémonie, s'y étaient assembles pour assister à la mise à mort, lente et douloureuse d'une centaine de prisonniers (…) c'est alors qu'une odeur pestilentielle s'était abattue ». Le présage n'est pas bon.

Tsavong Lah devient paranoïaque. Il n'est plus seulement obsédé par les Jedi, il est aussi convaincu que des gens de son propre camp veulent le voir échouer. Sa cible principale est Nom Anor. Il n'a pas tort mais il en vient à douter de tous les actes de l'Exécuteur. Il est persuadé que si Nom Anor montre de la bonne volonté, c'est pour mieux le trahir ensuite (« des soupçons se mirent alors à poindre dans son esprit. Nom Anor ne pouvait pas être d'accord avec lui, comme ça, par pure sympathie envers son inconfortable situation. Il devait y avoir autre chose, un plan, un programme diabolique concocté par l'Exécuteur pour le discréditer aux yeux de leur maître »). Nom Anor est particulièrement brillant et observateur. Il sait que la position de Tsavong Lah est inconfortable et il sait que Tsavong Lah a une étrange attraction pour les Jedi (« il sentit que Tsavong Lah s'était raidi à l'évocation des jumeaux Solo »). En effet, Tsavong Lah est avide de revanche, il a hâte de pouvoir affronter les Jedi et les tuer (« les hurlements des voxyns s'élevèrent tout autour de Tsavong Lah. Il sentit le triomphe monter en lui, pareil à un vent glorieux. Il leva les mes bras et les mains griffues vers le plafond comme pour déchirer le ciel. Les Jeedai , les Jeedai étaient bien là ! »)

La lune où va se sceller le destin de Tsavong Lah est Ebaq 9. La Nouvelle République a laissé fuiter des indications sur lesquelles se sont jetés les espions de Nom Anor. Ce dernier les a rapportés à Tsavong Lah qui a alors dressé un plan. Mais, quand la bataille commence à mal se passer, Tsavong Lah s'interroge : « ce manipulateur de Nom Anor n'aurait-il pas, à son tour, été manipulé ? » Pour ne rien arranger, Vergere contacte Tsavong Lah et l'embrouille un peu plus. Elle lui dit sa vérité, elle s'est jouée de lui (« j'ai vécu à vos côtés pendant cinquante ans sans être détectée. Et puis je vois ai trahis. Je suis surprise que le Seigneur Suprême vous ait laissé la vie sauve dans la mesure où je vous ai tant ridiculisé »). Il n'est donc étonnant de voir Tsavong Lah perdre en lucidité. Rien ne s'arrange quand il apprend que Jacen Solo est là car il a des comptes à régler avec lui (« à la pensée du jeune homme, le pied de vua'sa du Maître de Guerre se serra et ses griffes labourèrent le sol. Jacen avait contrecarré ses plans à chacun de leurs rencontres »). Tsavong Lah se jette alors personnellement dans la bataille. L'odeur du sang et de la mort des jumeaux Solo trouble ses pensées et ses idées ; « il avait jadis planifié de sacrifier aux dieux les jumeaux Solo, une ambition contrecarrée par la trahison de Jacen et de Vergere (…) une fois que ces deux-là seraient morts, Tsavong Lah pourrait enfin rejoindre le territoire de chasse des dieux le sourire aux lèvres ». C'est Jaina qui tuera Tsavong Lah : « elle souleva par la pensée son sabre laser et ficha la lame violette dans la gorge de Tsavong Lah. Le Maître de Guerre s'effondra . Jaina ne lui accorda pas le moindre regard ». Sa fin est presque pathétique. Il meurt seul. Lui qui a fait trembler la galaxie tombe dans l'anonymat.

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